Campus Mag n°77 nov/déc 2011
Campus Mag n°77 nov/déc 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°77 de nov/déc 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : CampusMag

  • Format : (160 x 240) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 10,5 Mo

  • Dans ce numéro : la grande glisse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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28 Muse douch@campus.be Noël tombera bien le 25 décembre... A l’heure d’écrire ces lignes, il est difficile de savoir si Noël sera blanc ou pas, si le grand froid annoncé par certains prévisionnistes aura envahi nos contrées ou si nous profiterons encore de bienfaisants rayons de soleil comme l’automne qui s’achève nous en a fourni plus que de raison. Une seule chose est certaine : Noël tombera bien un 25 décembre et si vous voulez encore tenter de sauver l’industrie du disque, il sera opportun d’offrir quelques albums à vos proches. Refaisons ensemble le parcours de l’année 2011 pour effectuer un choix judicieux : au neveu fougueux et branché, tu offriras le premier album de « SBRKT », au grand frère rêveur, tu donneras le superbe « Codes and keys » de Death cab for cutie, au cousin hip hop, tu confieras le « Red album » de The Game. Papa recevra le coffret des rééditions de Pink Floyd ou, au minimum, celle de « Dark side of the moon ». Maman le « Build a rocket boy » d’Elbow. Ta soeurette peut quitter la dance floor de sa chambre pour que tu lui offres « Impermanence » d’Agoria et « 4x4=12 » de Deamau5. Enfin, Mamy se verra remettre le très bel album de Selah Sue. Et toute la famille te remerciera pour tant de bonnes idées. Let it snow, let it snow, let it snow ! Geike For the beauty of confusion Au moment où ses ex-collègues de Hooverphonic s’épuisent sérieusement, Geike, la voix originale du groupe qui avait pris sa liberté il y a quelques années, sort son premier album solo. Très bien entourée (notamment par son compagnon, Sam Touzani à l’écriture), elle réussit un bel exercice electro, rendant autant hommage à son ancien employeur qu’à des groupes mythiques du genre Depeche Mode. Conservant évidemment ce grain de voix très particulier qui lui donne un charme fou, Geike réussit un premier essai, pas toujours très aventureux mais follement encourageant. Bertus Daniel Darc La taille de mon âme « Personne ne sortira d’ici vivant » dit Daniel Darc sur le morceau « C’était mieux avant ». Pour ce qui est de la lucidité, on peut faire confiance à l’ex-leader de « Taxi girl » pour nous ramener à la dure réalité de la vie … et (surtout) de la mort. Mais dans sa plume et sa bouche, nos supplices quotidiens tels la déchirure, la vieillesse, la solitude, la déchéance prennent une tournure poétique unique. Et comme son univers mélodique se rapproche de plus en plus de celui de notre maître à tous -le grand Serge dont Darc s’inspire jusque dans le phrasé (Seul sous la lune)-, on craque littéralement pour ce superbe album habité. Comme on peut contempler des heures durant une toile ou une sculpture, l’œuvre de Darc, malgré (ou grâce à) ses imperfections, nous touche au plus profond de notre… âme. Sony BMG Radio Radio Belmundo Regal Les Québecquois qui se mettent au rap, c’est Radio Radio et ça donne des paroles telles que « Cargué dans ma chaise/Le guy est à l’aise/Le feu qui brasse/Pis y check out la braise », le tout récité avec ce délicieux accent local qu’on croyait jusqu’ici exclusivement réservé aux brailleuses comme Céline Dion. Mais non, il y a aussi du hip hop « made in La belle province ». Au-delà du côté décalé et rigolard, la bonne surprise vient du soin accordé à l’accompagnement musical. Reconnaissons cependant qu’une fois passée la surprise, on finit par se lasser, gavé par un solide sentiment de trop plein. Trop de fougue. Trop de textes. Trop de clichés. Trop d’effets. Besoin d’un break ! News n o 77 NOV-DEC 2011 12 ème année
Muse douch@campus.be Bjork Biophilia Respect total à Bjork : son œuvre, sa carrière, son flair, son talent, sa vision, ses idées avant-gardistes. La belle a toujours su se distinguer. Et à toutes les Lady Gaga ou Rihanna, je préférerai toujours l’Islandaise parce qu’elle a réellement révolutionné la pop des années’90. Hélas, depuis cette période bénie, ses dernières créations ne m’ont plus vraiment enthousiasmé. C’est à nouveau le cas avec « Biophilia », collection de chansons aériennes qui s’écoutent religieusement mais ne provoquent aucune sensation. Entres les orgues, les harpes et autres instruments beaucoup plus improbables, un certain sentiment de vide ! Bjork est devenue un concept, une marque à part entière : prétentieuse, hermétique, fatigante. Elle a perdu le contact avec la base et je me dis que finalement je me passerais bien le dernier Rihanna à la place ! Universal Lou Reed & Metallica Lulu J’ai pas lu les magazines spécialisés pour savoir comment et pourquoi Lou Reed et Metallica ont décidé de collaborer pour adapter la tragédie du dramaturge Frank Wedekind qui raconte l’horrible destin de Lulu, violée par son père, sauvée par un riche pédophile et finalement exécutée par Jack l’Eventreur. Par contre, j’étais très curieux d’entendre le résultat de cette improbable collaboration. Improbable ? Peutêtre pas tant que ça si on analyse les pédigrees des protagonistes : un vieux punk rocker revenu de tout qui s’entoure de quatre gros bras du hard. Et voilà que débarque « Lulu », double album de dix titres longs et maousse costauds. Le décalage entre le spoken word inégal et noir de Reed et l’accompagnement surchargé des quatre autres est parfois indigeste et déroutant mais les amateurs sauront faire le tri pour découvrir quelques pépites dont le final grandiose de 20 minutes sur « Junior dad », morceau de bravoure qui justifie à lui seul l’achat du disque. Universal James Blake James Blake James Blake est un génie. Son premier album, paru au printemps dernier, présentait 11 chansons renversantes, témoins de l’avenir de la pop où s’entrechoquent dubstep, trip hop, electronica, folk et…silences. De nombreux silences. Après un passage bluffant à Rock Werchter, Blake propose aux retardataires une session de rattrapage puisque son premier disque ressort en version double : « Tep and the logic » et « Your know your youth » complètent la galette originale tandis que six inédits forment la seconde. A découvrir d’urgence. Universal U2 Achtung Baby Je me suis déjà fait la remarque dans une précédente édition de Campus : avec les pluies de récéntes éditions « 20ème anniversaire », on prend tous un sacré coup de vieux ! Le « Nevermind » de Nirvana, le « Ten » de PearlJam, le » Screamadelica » de Primal Scream et tous les autres, l’année a été riche en anniversaire. Elle s’achève avec « Achtung baby 20th anniversary edition » de U2. Proposé en différentes version – du Cd original simplement remasterisé au coffret 6 CD et 4 DVD -, cet album peut être considéré comme un sommet dans la carrière du quatuor, à tout le moins un tournant puisqu’après sa conquête américaine, U2 tente une approche plus electro et moderne qui débouche sur 12 classiques parmi lesquels « One », » Mysterious ways », « Until the end of the world », « Even better than the real thing ». On aurait tendance à dire qu’ » Achtung baby » est l’album favori de ceux qui ne sont pas les fans de base du groupe et ont du coup apprécié ce côté plus aventureux. Nous vous recommandons la version double CD : le premier reprend évidemment les originaux qui n’ont pas pris une ride tandis que le second propose des faces B, des remixes, des extraits de concerts. De quoi gaver les amateurs qui ont encore des images de Trabant, de taureaux et de rues berlinoises plein la tête. Universal 12 ème année n o 77 NOV-DEC 2011 29



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