Campus Mag n°75 été 2011
Campus Mag n°75 été 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°75 de été 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : CampusMag

  • Format : (160 x 240) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 6,3 Mo

  • Dans ce numéro : comment survivre à la saison des festivals.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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muse douch @campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be Et nous voilà reparti pour un tour de festivals. Spa, Dour, Werchter, Hasselt, Liège verront déferler dans les prochaines semaines des hordes de fans assoiffés de musique…et de bières. Que faut-il attendre de la cuvée 2011 des festivals made in Belgium ? D’abord que la scène belge prend de plus en plus de place : les Black Eyed Peas, Selah Sue, Stromae, Ozark Henry, dEus, Arno, Gooze, Suarez, pour ne citer que les plus connus, envahiront les scènes aux quatre coins du pays. Ensuite que les vraies surprises seront rares : Foo fighters, Mika, Coldplay ou Seal, bonjour la prise de risques et l’esprit de découverte : Il faudra donc une fois de plus creuser et chercher sur les scènes « secondaires » pour vivre l’émotion et trouver les vraies stars de demain. Qui ont pour nom Agnes Obel, Agoria, Fleet Foxes, Jamie Woon, James Blake, TV on the Radio ou Tame Impala. Sois curieux et découvre dans ce numéro de Campus nos bons plans « Festivals 2011 ». TV on the Radio Nine types of light (Universal) Voilà donc que tombe le quatrième album de TV on the Radio alors que son batteur est décédé au début du printemps. Sale temps pour la bande à Dave Sitek qui pourtant a réussi avec « Nine types of light », un album impeccable qui pourrait leur ouvrir les portes du succès planétaire. « Nine type if lights » pourrait avoir le même effet bienfaisant pour le groupe new-yorkais qui allie morveux enlevés (« Repetition ») et caresses vocales (« Killer Crane »). Bowie, fan de la première heure, appréciera certainement cette nouvelle livraison de très haute tenue. 36 I été 11 75 Trouver les vraies stars de demain… Foo Fighters Wasting light (Sony Music) Dave Grohl est un phénomène stakhanoviste. Survivant de l’aventure Nirvana, leader depuis des Foo Fighters, architecte du projet The Crooked Vulture, batteur de Queens of the Stones Age, le bonhomme est sur tous les fronts, retenant la seule leçon que le Dieu Rock’n’roll nous enseigne : profite de chaque instant de ta putain de vie et brûle la chandelle par les deux bouts ! Avec « Wasting light », il signe déjà le septième opus des Foo Fighters. Brutal, direct, exaltant, enivrant, ce brûlot produit par Butch Vig (« Nevermind ») est un excellent disque de rock lourd qui n’oublie jamais de soigner les mélodies. Crowdpleaser Crowdpleaser (Turbo/V2) Ayant œuvré avec St-Plombà l’excellent album « 2006 », le DJ helvétique Crowdpleaser se lance dans l’aventure en solo avec son premier album éponyme. Il a modélisé dix morceaux majoritairement instrumentaux marqués au fer rouge de l’étiquette « Dee House ». Forcément expérimental, furieusement hypnotique, dansant ce qu’il faut, traversé de prestations vocales d’improbables guests (Warrian Kaid, Terence Mc Kenna, Mr Schönborn), ce disque réussit la jonction entre l’ambiance moite des dancefloors et celle plus feutrée d’un salon. Un régal. Morrissey Very best of (EMI) Alors qu’il a un nouvel album prêt mais aucune maison de disques pour le sortir, Morrissey fait l’objet d’une nouvelle compilation de ses années post-The Smiths. Soit mine de rien plus de deux décennies. Au final le Moss aura conduit une carrière solo exemplaire de « Viva Hate » (1990) à « Swords » (2009). Les 18 titres retenus ici présentent quelques belles surprises puisqu’outre les classiques (« Eveyday is like Sunday », « Suedehead »), il y a des B sides tels que « Girl least like you », le US mix de « Tomorrow », la version US du single « My love life » ou l’interprétation superbe et extra longue (plus de 9 minutes) du « Moonriver » de Johnny Mercer et Henry Mancini. Plus un inédit (« Interlude »). Du matos de premier choix, donc, agrémenté d’un DVD bonus. Louie Vega Mad styles and crazy visions 2 (BBE/V2) L’exercice des compiles remixes est souvent cassegueule parce qu’inégal, hétérogène et donc fatigant sur la longueur. Sauf qu’ici le DJ à la barre s’appelle Louie Vega, icône de la scène dance depuis 20 ans, moitié des « Masters at work » et producteur à succès (Madonna, The Black Eyed Peas, Michael
Coup de cœur muse douch @campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be Jackson…). L’art du mix et du choix des titres, fondements de l’exercice, n’est plus à confirmer pour cet acteur chevronné. Il le prouve avec le second volet de « Mad styles & crazy visions », double Cd électrisant qui rassemble des hymnes épatants de DJ Koze, Marc Romboy, Basement Jaxx ou Todd Terry. Etonnamment, la deuxième galette, plus axée afro et latino, est un peu plus faiblarde, mais la première est épatante. Jamie Woon Mirrowriting (Universal) Si après des premiers pas assez radicaux, le dubstep commence à s’ouvrir au grand public c’est grâce au travail de gens comme James Blake ou Jamie Woon. Avec son premier album « Mirrowriting », ce dernier réussit à décloisonner le style avec brio : une voix chaude et claire, juste ce qu’il faut de beats electro et de reverb’, des ambiances cotonneuses et aériennes. Si malgré leur immense talent, les pionniers du dubstep restaient prisonniers de leur prison dorée, Jamie Woon réussit à faire tomber les barrières en réalisant de vraies chansons. « Mirrowriting » est déjà un des albums majeurs de 2011. Snoop Dogg Doggumentary (Emi) On peut reprocher beaucoup de choses à Snoop Dogg sauf de se moquer de son public à l’heure de lui servir son nouveau menu. Pour « Doggumentary », présenté comme le séquel du mythique « Doggystyle », le Snoop propose 21 morceaux pour un total de 80 minutes de muse. A l’heure où certains bouclent le travail en moins d’une demi-heure, il faut saluer l’effort. D’autant que côté featuring, exercice favori du rappeur, le bonhomme fait également le buzz : Bootsy Collins, Jay Z, Jonh Legend, David Guetta, Kanye West, T-Pain, Gorillaz, R.Kelly et même le vieux cowboy Willie Nelson font une apparition. Du beau boulot ! Miles Kane Colour of the trap (Sony Music) Il y a des artistes bénis des Dieux à qui tout sourit. Miles Kane, 25 ans, déjà responsable de l’excellent « Rascalize » avec son groupe The Rascal et « The age of understatement » avec Alex Turner (Artic Monkeys) sous le nom de The Last Shadow Puppets, se lance déjà dans l’aventure solo et réussit avec « Colour the trap », un excellent brulot pop, rock, soul comme seuls les English -et a fortiori les Liverpooldiens- savent en trousser. Les Kinks, Echo & the bunnymen, Scott Walker pour les anciens, Oasis, The Strokes, The Artic Monkeys pour les plus jeunes, sont autant de références qui traversent ce disque attachant et très efficace. Metronomy The English Rivera (Warner) Pour son second album, Metronomy opère une mue très intéressante : sans perdre son groove, le groupe de Joseph Mount, vogue désormais sur des rivages plus simplement pop. « The look », premier single et futur tube en puissance, en est l’évident reflet. On pense à un mariage entre Gorilla et MGMT période « Oracular spectacular ». C’est à la fois frais, léger, printanier et pourtant cela demeure aérien, intimiste et prenant. Le genre de truc finalement impossible à résumer car en quelques minutes, d’un morceau à l’autre, parfois même au sein d’un même titre, on ferme les yeux, on sourit, on s’émeut, on danse jusqu’à la transe comme sur les six minutes de ce « Love underlined » qui clôt l’album. Roger Waters - The Roger Waters Collection (Sony Music) Quelques semaines après avoir littéralement enflammé le Sportpaleis d’Anvers avec l’incroyable spectacle « The Wall 2011 », Roger Waters revient dans l’actualité avec un très beau coffret dédié à sa carrière en solo post Pink Floyd. On Y trouve 7 CD : les 3 albums studio (« The pros and cons of hitch hiking » (1984), « Radio K.A.O.S. » (1987) et l’inégalable « Amused to death » (1992), le double et très dispensable « Ca Ira » (2005), opéra en trois actes ainsi que le double album live « In the flesh » (2000) témoignage d’une inoubliable tournée solo. Joliment présenté, cet objet devrait convaincre le plus grand nombre de découvrir l’oeuvre solo singulière d’un des personnages les plus importants de l’histoire du rock. Car entre Lennon et Jagger, je choisis Waters ! 75 été 11 I 37



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