Campus Mag n°74 avr/mai 2011
Campus Mag n°74 avr/mai 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°74 de avr/mai 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : CampusMag

  • Format : (160 x 240) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 6,3 Mo

  • Dans ce numéro : essai Renault Wind.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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muse douch @campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be C’est dans les vieilles casseroles qu’on fait les meilleures soupes. On connaît tous le proverbe qui s’applique à merveille au monde de la musique : les rééditions d’anciens disques font en effet le buzz aujourd’hui. Que ce soit pour commémorer les vingt ans de la disparition de Gainsbourg, les quarante ans de la création de Queen ou les 20 ans du ‘Screamadelica’de Primal Scream, les maisons de disques rivalisent d’idées pour restaurer et réemballer des vieux coucous. Faut dire que les jeunes ayant abandonnés le navire au profit du téléchargement plus ou mois légal, le vente de CD s’adresse encore aux quadras qui préfèrent plonger dans leurs souvenirs de jeunesse que de s’ouvrir aux nouveautés. Ont-ils raison ou tort ? On ne tranche pas car il y a quelques fameuses pépites tant parmi les nouveautés qu’au niveau des rééditions. Suivez le guide ! PRIMAL SCREAM. Screamadelica 20th anniversary edition (Sony Music) Au fil du temps qui passe inexorablement les maisons de disques plongent dans leurs archives pour en ressortir des albums marquants au gré d’anniversaires prétextes. ‘Edition collector’par-ci, sorties ‘Deluxe’par là, il en pleut car la réédition a trouvé son public de fidèle. Pas étonnant donc de voir paraître le légendaire ‘Screamadelica’de Primal Scream en édition ‘20ème anniversaire’ ! A l’époque -donc en 1991- la pop teintée de dance made in Madchester fait sensation. Stone Roses, New Order et Happy Mondays ont ouvert la voie. Bobbile Gillespie et son groupe s’y engouffrent, soutenus par la production d’Andrew Waetherhall, Jimmy Miller et The Orb. C’est un peu la nostalgie d’une période festive et révolue qui renvoie aujourd’hui vers ce disque épatant agrémenté pour l’occasion d’un ep 4 titres très dispensables. 36 I avril/mai 11 74 Selah Sue (Warner) Or donc, voici le premier album de Selah Sue, le phénomène que toute la scène musicale belge nous présente comme la prochaine Amy Winehouse, le goût pour la dive bouteille en moins. Une petite vingtaine d’années, une voix unique, une diction originale et des chansons retro pop ou ragga bien calibrées. Est-ce suffisant pour justifier la hype ? Oui, oui, oui ! La jeune Sanne Putseys -cela sonne moins bien que Selah Sue- épate la galerie. Son talent, son culot (fallait la voir en première partie de Prince au Sportpaleis fin 2010), son attitude et bien sûr sa voix exceptionnelle font d’elle une merveille que le monde nous envie déjà. Agoria Impermanence (News) Après deux albums épatants (‘Blossom’et ‘The green armchair’) ainsi que la BO de ‘Go fast’, Agoria réapparaît avec un nouveau bijou electro de très, très haut vol. La réputation de l’école dance française n’est plus à faire ; avec Agoria, elle compte un nouvel amiral en chef. Digne successeur de Laurent Garnier, Sébastien Devaud (c’est son vrai nom) propose dix nouveaux morceaux impeccablement produits qui réussissent à construire un sentiment d’homogénéité très rare sur les exercices du style. On est loin du fourre-tout des DJ. Agoria a créé un ensemble éclectique et varié mais toujours cohérent. Parfois purement house (‘Panta rei’), parfois plus pop (‘Heart beating’), parfois intimiste (l’ouverture sur trois notes de piano de ‘Kiss my soul’), ces hymnes sont une fois de plus irréprochables. The Subs Decontrol (News) Difficile de sortir convaincu du nouvel album de The Subs. On sent bien les idées, les trouvailles et l’approche imparable sur certains morceaux (excellents ‘Don’t stop’et ‘Decontrol’). La maîtrise du groupe gantois est une fois de plus évidente. Mais ses limites également : on s’empêtre sur des mélodies Atari d’attardés (‘Itch’), d’inutiles lourdeurs (‘Dry lemon’) ou des mièvreries qu’on croirait sorties d’une bande originale fauchée d’un vieux Belmondo (Hannibal). Cela le fera peut-être en night clubs ou sur les festivals d’été mais sous le lazer, c’est vite saoulant. Raphael Saadiq Stone rollin’(Sony music) Le revival R&B soul a le vent en poupe. Filles ou garçons, ils sont des dizaines à revisiter avec un certain succès les bonnes vibes qui firent la légende des sixties, Motown en tête. Dans cette école, Raphael Saadiq a un petit truc en plus. Les deux premiers opus de l’ancien bassiste de Prince et leader de Toni, Toni, Toné l’ont prouvé, ‘Stone Rollin’, le
Coup de cœur muse douch @campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be nouveau venu, renforce l’impression : aussi à l’aise sur des morceaux enlevés (‘Heart attack’) que sur les ralentis (‘The Answer’), Saadiq fait un lien bluffant entre les glorieux aînés, Wonder, Mayfield, Stone ou Gaye en tête. Ou comment sonner original tout en respectant les vieilles recettes ? A-ha Live at Oslo Spektrum (Universal) Le trio norvégien A-ha a donc tiré sa révérence après 30 ans d’une belle carrière surtout marquée par un démarrage en trombe au milieu des années’80. Pour marquer le coup, A-ha a donné une tournée d’adieu dont le point final fut un concert donné le 4 décembre dernier ‘à la maison’, soit à Olso devant plus de 10.000 fans conquis d’avance. C’est le témoignage de cet ultime concert qui est proposé sur CD aujourd’hui. S’il fait un peu double emploi avec le best of paru en fin d’année, ce live offre une émotion particulière. De ‘The sun always shine on TV’à ‘Take on me’, la boucle est bouclée ! Rideau. The Human League Credo (Pias) Moins d’un an après le retour discret d’Orchestral Manoeuvre in the Dark, un autre mammouth de l’ère 80 nous revient : The Human League, toujours formé autour de Philip Oakley, Susan AnnSulley et Joanne Catherall, proposent en effet leur neuvième album. ‘Credo’est un album de pop electro comme le trio sait en tailler depuis trente ans. Est-ce suffisant pour faire le buzz ? Non. Evidemment. La seule différence est qu’au lieu d’avoir des gamins qui pastichent le groupe (voir encore le premier album de ‘Mirrors’), ce sont les originaux qui s’en chargent. Ils ont plus de talent et d’expérience mais franchement, ils n’inspirent plus grand monde. REM Collapse into now (Warner) Enregistré dans plusieurs villes (dont le Hansa Studio de Berlin), sous la supervision de Jacknife Lee, ‘Collpase into now’est déjà le 15ème album de REM. Après les envolées très rock de ‘Accelerate’(2008), ce nouveau venu marque un retour aux fondamentaux du groupe américain : guitares acoustiques ou mandolines (échos à ‘Loosing my religion’), voix impeccable de Michael Stipe, propos engagés (‘Oh FOCUS QUEEN : ‘Queen’, ‘Queen II’, ‘Sheer heart attack’, ‘A night at the opera’et ‘A night at the race’(Universal) On peut dire et écrire ce qu’on veut sur Queen. On peut sourire de son rock pompier à mi-chemin entre envolées baroques et heavy metal. On peut discuter certains choix comme les bidouillages disco, puis la surconsommation de synthés ou encore la b.o. de ‘Flash Gordon’. On peut ironiser sur les tenues de scène débiles du moustachu de service. On peut s’opposer à son attitude arrogante ou ses fautes de goût. Il y a tant de choses à dire et critiquer. Mais au final, il reste un groupe majeur qui laisse un énorme témoignage. Pour preuve, les cinq premiers albums réédités aujourd’hui par Universal qui a récemment racheté les droits sur la catalogue de la bande à Freddie. Au-delà d’une qualité sonore exceptionnelle, ces rééditions proposent également un second disque proposant inédits, live et démos d’époque. ‘Queen’(1973) marque le début de l’aventure. Enregistré de nuit -pour une question de budget- dans le studio où Bowie réalise ‘Ziggy Stardust’, Queen est un disque brut, rock, très influencé par The Who et Hendrix. Dès ‘Queen II’(1974), la marque du groupe se fait plus évidente : richesse des styles, variété des harmonies, lyrisme et premier single ‘Seven seas of Rhye’. La même année, ‘Sheer heart attack’atteint la deuxième place des classements en Grande Bretagne. Le groupe ouvre encore plus son spectre musical : ballades, heavy, music hall, classique… Et à nouveau un single avec ‘Killer Queen’. Le groupe connaît un succès retentissant, confirmé par ‘A night at the opera’(1975), chef d’œuvre qui contient un des plus grands morceaux de l’histoire du rock : les 5’55 de ‘Bohemian Rhapsody’, n°1 pendant 14 semaines, élue chanson du millénaire en Angleterre. Avec ‘You’re my best friend’ou ‘Love of my life’, il y a évidemment d’autres grands moments sur cet album. En 1976, ‘A day at the races’enfonce le clou. Queen est désormais sur le toit du monde, remplit les stades et prend la place des dinosaures vieillissants du début des seventies. Un an plus tard, le double single ‘We are the champions/We will rock you’fait un raz de marée et porte aux nues ‘News of the world’, le 6ème LP. Mais c’est déjà une autre histoire puisqu’Universal s’est actuellement contenté de rééditer les cinq premiers disques. 74 avril/mai 11 I 37



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