Campus Mag n°71 sep/oct 2010
Campus Mag n°71 sep/oct 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°71 de sep/oct 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : CampusMag

  • Format : (160 x 240) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 12 Mo

  • Dans ce numéro : Illéfal, un film d'Olivier Masset-Depasse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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dossier Sophie @campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be UN SOL QUI DÉMÉNAGE. L’Université de Kinshasa a été construite par les colons belges et, à l’époque, répondait à tous les critères de sécurité et de stabilité. Mais, depuis un demi siècle, peu de travaux d’entretien ont été réalisés aux abords de l’université malgré une érosion visible et un ravinement plus fort de jour en jour. Les eaux de pluie créent des sillons qui peuvent atteindre plusieurs mètres de profondeur et qui menacent la bonne stabilité des bâtiments de l’université. Selon Bineka, le ravin est à moins de 150 mètres des cliniques universitaires. La rentrée des classes s’annonce bien ; - (…pour des cours qui vont devoir être organisés un peu partout dans la nature ou dans des abris provisoires. Avec tous les problèmes d’électricité que l’on peut imaginer pour le fonctionnement du matériel didactique… qui -de toutes façons- fera défaut dans la plupart des cas. Et tout ça n’est pas prêt de s’arranger. Pour limiter les dégâts et remettre les choses plus ou moins en état, il faudrait trouver un ‘petit’budget de ± 15 millions d’euros. Mais la volonté est là et en certains endroits, le travail a commencé. 6 I sep/oct 10 71 LE MIRAGE DES KOTS. Déjà au départ, il n’y en a quasi pas, ou alors à dix kilomètres de l’université. Et puis, ce sont presque toujours de simples petits réduits où il n’est pas possible de ranger un quelconque matériel en sécurité. Un ordinateur, un scan, une imprimante… n’en parlons même pas. Mais le plus grand obstacle pour l’obtention d’un kot sérieux sera le facteur prix. Peu de familles kinoises peuvent consacrer même l’équivalent de 150 euros pour le logement de l’un de leurs enfants.
Ce n’est encore qu’un simple projet, mais le gouvernement envisage de réhabiliter certaines résidences universitaires et d’en construire aussi de nouvelles, accessibles avec bourses d’études. Il y a quand même près de 25.000 étudiants demandeurs ! UNE PETITE PLACE À BORD ? Avec tous les grands axes il y a une circulation monstre à Kinshasa et autour. On est souvent à l’arrêt sur les grands axes. Avant le 30 juin 2010, il y a eu de nombreux travaux en vue de la célébration du 50e anniversaire de l’indépendance et certains axes ont pu faire illusion. Mais aujourd’hui, sur le boulevard Lumumba ou l’avenue du 24 Novembre (et d’autres), je ne vois que du sable et de la caillasse et, un peu plus loin, un pont en début de construction… mais sans la moindre animation. Joseph nous dit que les chinois qui réalisaient les travaux n’auraient pas été payés et qu’ils ont quitté le pays avec leurs camions-bennes, tracteurs ou engins lourds et ont laissé le tout à l’abandon. Impossible d’obtenir des informations officielles. Les chinois ont peut-être tout simplement pris de très longues vacances ? A suivre. Mais le bruit court (selon certaines mauvaises langues) qu’il faudra probablement attendre le centenaire de l’indépendance du pays pour voir la suite des travaux ! Tout ça pour dire que les courageux étudiants qui utilisent le co-voiturage ou toute autre forme de taxi collectif, auto, moto ou camion-stop pour se rendre à l’université n’ont pas la vie facile et certains doivent quitter leur domicile à cinq heures du matin pour arriver à l’heure aux cours. dossier Sophie @campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be IL N’Y A PAS QU’À KIN. Si l’UniKin connaît les problèmes d’érosion et de stabilité du sol, on peut imaginer la situation à la rentrée. Dans le reste du pays, il y a d’autres problèmes : le gouvernement a décidé de procéder à la fermeture officielle d’universités ou établissements supérieurs jugés non viables. Joyeux… surtout pour les étudiants finalistes dont la situation sera évaluée au cas par cas. Ca promet du plaisir. Et des kilomètres en plus pour aller poursuivre des études à des distances énormes ; le Congo RDC n’est pas un petit pays. Avec ses 2.350.000 km2, il est 76 fois plus grand que la Belgique. Et combien d’établissements sont ou seront fermés ? Trois dans le secteur public. Ca va encore… mais non moins de 44 (!) dans le secteur privé dont on peut citer l’Université Américaine de Création des Richesses (UACR), l’Université Panafricaine de Kinshasa (UPKIN), l’Ecole d’Informatique, d’Electronique et d’Expertise Comptable (EIECO)... Il semblerait que ces écoles ne disposaient ni de locaux ni de matériel approprié à leurs vocations et délivreraient dès lors des diplômes sans valeur. LES UNIVERSITÉS DU PAYS ET D’AFRIQUE. Si la plus connue est bien l’UniKin (crée par l’Université de Louvain en 1954 sous le nom de « Lovanium «) il y a aussi de grosses entités à Kisangani et à Lubumbashi… L’Université de Kinshasa a été la plus grande de toute l’Afrique mais, aujourd’hui, elle ne figure plus dans aucun classement. Les meilleures universités africaines font l’objet d’un ranking réalisé par InternetLab (Observatorio de Ciencia y de la Technologie en Internet), une séction du Spanish Research Council. DE QUOI VIT L’ÉTUDIANT À KIN ? Nous avons tous fait de nombreux petits boulots pour arrondir les fin de mois… ou, plutôt, pour avoir quelques billets pour faire la teuf le weekend ou pour partir en vacances. Moi, j’ai fait des 71 sep/oct 10 I 7



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