Campus Mag n°71 sep/oct 2010
Campus Mag n°71 sep/oct 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°71 de sep/oct 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : CampusMag

  • Format : (160 x 240) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 12 Mo

  • Dans ce numéro : Illéfal, un film d'Olivier Masset-Depasse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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muse douch @campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be Box Bruce Springsteen (Sony music) Sony Music devient coutumier d’une belle habitude visant à emballer dans un box cartonné les albums mythiques des principaux artistes de son catalogue. Pas de chichi, ni d’inédits, juste les albums originaux. Le coffret « Michael Jackson » regroupant les 5 albums solo de l’artiste avait connu une belle réussite l’an dernier. Et pour cause puisqu’il était sorti presque simultanément avec la mort du roi de la pop. On ne souhaite évidemment pas un tel destin funèbre à Springsteen mais on peut parier que son box va également faire des ravages puisqu’il propose ni plus ni moins que les sept premiers albums du Boss : « Greetings from Asbury park », « The Wild, the innocent and the E shuffle », « Born to Run », « Darkness on the Edge of Town », « The River », « Nebraska » et « Born in the USA ». De 1973 à 1984, ces 7 disques ont fait l’histoire du rock américain. Ils ont également été ceux de la grande époque du E street Band, groupe à géométrie variable qui entoura Springsteen depuis ces débuts. On y retrouve des personnalités mythiques aujourd’hui comme Steven Van Zandt à la guitare, le géant Clarence Clemons au saxo, Garry Tallent à la basse ou encore Max Weinberg à la batterie. Même si le chanteur leur a parfois fait faux bond (comme sur « Nebraska » qu’il 36 I sep/oct 10 71 enregistra tout seul), ces musiciens ont fait la légende et sont indissociables de succès tels que « Born to run », « Point blank » ou « Born in the USA ». Trente ans plus tard, et malgré quelques rides, ces albums sont rentrées au panthéon et méritent d’être (re)découverts. George Michael Faith 25th anniversary (Sony music) Ce foutu temps qui passe. Si bien qu’en un clin d’oeil, on se retrouve vieux et con à se rendre compte que nos disques aussi ont pris un sacré coup de vieux. Prenez le premier album de George Michael : 25 ans déjà ! « Faith » c’était en 1987. Le beau George (et oui, il y en avait un autre avant Clooney) venait de se tirer de l’aventure Wham et tentait le coup en solo. 20 millions d’exemplaires vendus plus tard, « Faith » faisait de lui une méga-star comparable à l’époque à Jackson ou Madonna. Avec six numéro un (« One more try », « Father figure », « Kissing a fool », « I want your sex », « Faith »), ce disque s’imposa comme la meilleure vente de 1998 et demeure encore aujourd’hui parmi les symboles de ces fameuseseighties, tant décriés mais si souvent copiées ces dernières années. Pour fêter ses 25 ans, Sony Music réédite l’album en différentes versions et box. Nous n’avons pas pu entendre les versions inédites ou les raretés proposées mais l’album original suffira à notre bonheur… de vieux con ! Matthew Dear Black City (Pias) Matthew Dear est un phénomène ! DJ, producteur, compositeur, interprète, mixeur (les compiles Fabric et Get Physical), remixeur (Hot Chip, The XX, Charlotte Gainsbourg), remixé (par DJ Koze notamment), le bonhomme occupe le terrain de l’electro décalée depuis plus de 7 ans. Son quatrième et dernier album « Black City » est un nouveau tour de force. Electro pop caverneuse, débordante de noirceur mais néanmoins raffinée, ce disque est une pépite synthétique étrange. Même lorsqu’il s’amuse à taquiner le disco (le single « Little people [black city] »), Dear maintient le tempo lent et conserve un côté inquiétant que sa voix grave accentue. A découvrir d’urgence. Band of horses Infinite arms (Sony Music) Retour sur Pukkelpop. Jeudi 19 août dernier. En attendant Iron Maiden, Placebo, Groove Armada, Laurent Garnier ou Flaming Lips, tous programmés en soirée, je traîne du côté du « Marquee » en fin d’après midi, intrigué par le folk/rock d’un groupe qui semble faire l’unanimité dans le public. En effet, la vibe est bonne, le groupe impeccable et le chanteur, Ben Bridwell, très entraînant et communicatif. Sa voix, ses mélodies et ses arrangements musicaux font penser aussi bien à Roger Hodgson qu’à Fleet Foxes ou The Beach Boys. C’est léger et beau. C’est Band of horses. Aussitôt rentré chez moi la nuit même, je réécoute l’album « Infinite arms » passé inaperçu en début d’été. Et pourtant c’est déjà le troisième opus d’un groupe qui peine à percer au plus haut niveau mais qui vaut absolument le détour. Quoiqu’en disent et pensent les chroniqueurs bien pensants, ce « Infinite arms » vaut quelques grands moments de pop épique comme on ne les avait plus entendus depuis « Seldom seen kids » d’Elbow. Arcade Fire The suburbs (Universal) Les statistiques de ventes d’album et les journalistes spécialisés s’accorderont sur un sujet : Arcade Fire est le meilleur groupe de rock actuel et « The suburbs » le meilleur album de l’année. Dois-je pour autant porter aux nues ledit album les yeux (et les oreilles) fermés ? Bien sûr
www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be Coup de cœur que non. Alors je l’écoute une, deux, trois, cinq, dix fois. Rien n’y fait. C’est bien composé, brillement interprété et très varié (influences Radiohead, Springsteen, Pixies, Neil Young, Blondie ou Lou Reed selon les titres). AF semble s’être débarrassé des lourdeurs et noirceurs des deux premiers opus pour plus de légèreté et de luminosité. Mais je n’entends pas là l’album de l’année. Désolé. Je retourne écouter les derniers MGMT, Massive Attack, Gorillaz, Holly Miranda, Broken Bells, qui eux font déjà partie du top 10 annuel. !!! Strange Weather, isn’t it ? (Warp) Vous avez aimé Talking Heads ? Vous en demandez encore ? Alors écoutez « Strange weather, isn’t it ? », l’excellent dernier album des Californiens de ! (prononcez Tchk Tchk Tchk). Dès les premières notes de « AM/FM », on vibre à cette pop funk que David Byrne et ses potes avaient su brillamment imposer à l’époque du punk. Depuis, ils sont des dizaines à s’être inspirés des Têtes Parlantes mais jamais aucun groupe n’était parvenu à approcher du Graal comme !!! vient de le faire. Pas question de pastiche, plagiat ou parodie ici. Juste un super album concocté à Berlin par un super band. Rock, dance, disco, funk, tout passe ici à la moulinette du groupe de Nic Offer qui s’inscrit aussi dans cette nouvelle école d’electro organique (LCd Soundsystem, Juan Mc Lean) visant à abandonner les machines au profit des vrais instruments mais toujours avec le même plaisir du groove. L’énorme « The hammer » en final nous le rappelle pour clore le festin ! Puggy Something you might like (Universal) Mathhew Irons (chanteur anglais), Romain Descampes (bassiste françias) et Egil Franzen (batteur suédois) forment le groupe européen le plus « belge » du moment puisqu’ils se sont rencontrés à Bruxelles, y ont appris à jammer ensemble et considèrent donc la Belgique comme leur pays d’adoption. Le public belge le leur rend d’ailleurs bien puisque le mois dernier leur second et nouvel album « Something you might like » était n°1 des charts itunes belges. Le trio fait donc le buzz et réussit joliment à assumer. Car il faut être fort muse douch @campus.be pour conserver une attitude rock tout en affrontant régulièrement les hordes de fans féminines que le groupe s’est constitué tout au long des ses très nombreux concerts donnés ces dernières années. Pour éviter de tomber dans le cliché des belles gueules à midinettes, Puggy a trouvé la parade : un bon album pop, catchy mais pas trop, vif, frais et efficace. Il ne bouleversera pas l’histoire de la pop mais permettra au trio de reprendre la route très vite puisqu’il fait partie de la nouvelle génération : celle qui fait des disques dans le but de monter sur scène et plus le contraire. Chilly Gonzales Ivory tower (Wagram) The Alan Parsons Project/Original Album Classics (Sony music) Avec l’actuel revival seventies, on peut tout se dire. Même les choses un peu moins avouables. Donc, entre nous, rien qu’entre nous, sachez qu’entre mes albums seventies de Led Zep, Roxy Music, Talking Heads et autres Peter Gabirel, j’avais également l’un ou l’autre Electric light Orchestra ou The Alan Parsons Projects. Trente ans plus tard, il y a procuration. Il est même grand temps d’assumer ce que j’ai pris pour un petit plaisir décalé mais qui avec le temps semble moins ringard qu’il n’y paraît. Alors lorsque Sony Music propose dans sa collection « Original Album Classics », un box comprenant cinq albums originaux d’APP, je fonce tête baissée dans l’espoir secret de vous faire partager ma passion pour cet artiste sous-estimé qui fut tout de même l’ingénieur du son sur « Abbey Road » des Beatles et « Dark side of the moon » de Pink Floyd, soit deux des albums majeurs de l’histoire du rock. Dès son premier album solo en 75, Alan Parsons démontra qu’il était à la pointe de la technologie et qu’il privilégiait la qualité de la production par dessus tout. Ce qui ne l’empêcha pas de réussir quelques jolis coups et comper parmi les plus gros vendeurs de la fin des seventies/début deseighties. On retrouve d’ailleurs quelques hits millésimés sur les cinq albums compilés ici : « What goesup », « Pyramania » et « The eagle will rise » sur « Pyramid (1978), « Lucifer » et « Damned if i do » sur « Eve » (1979), « Time » sur « The turn of a friendly card », « Limelight » sur « Stereotomy » (1986) et « La Sagrada Familia » sur « Gaudi » (1987). Mais au-delà des morceaux phares, les albums - souvent concept - de APP valent surtout pour leur cohésion d’ensemble et pour leur expérimentations technologiques révolutionnaires pour l’époque. En cela, le groupe est un peu le précurseur d’une certaine idée de l’electro et donc l’ancêtre de groupes comme Archive. Vendu à prix attractif, ce genre de box s’avère l’intro idéale pour découvrir l’univers de ce génie, faiseur de sons légendaire qui privilégiait la forme au fond. Un régal. 71 sep/oct 10 I 37



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