Campus Mag n°70 été 2010
Campus Mag n°70 été 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°70 de été 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : CampusMag

  • Format : (160 x 240) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 13,4 Mo

  • Dans ce numéro : En route pour les festivals.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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muse douch @campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be Keane Night train (Universal) On n’avait pas été convaincu, loin de là, par le dernier exercice en date de Keane qui, après deux premiers albums pop évidents suivant les traces de Coldplay et Travis, avait tenté de se forger une personnalité propre en allant puiser dans les sonorités des années 80. Hélas, « Perfect symmetry « fut un mini bide même pas sauvé par une tournée mollassonne. C’est pourtant sur les routes que Tom Chaplin et ses sbires ont trouvé l’inspiration pour enregistrer -dans sept villes différentes ! - les huit chansons de ce EP sensé leur remettre le pied à l’étrier. Avec des titres comme « Back in time «, « Looking back « ou « My shadow «, cela devrait pour se faire… pour peu que le grand public ne soit pas passé à autre chose entretemps. Madness Absolutely/7 (Pias) Quelques mois après la réédition Deluxe du premier album mythique de Madness (One step beyond, la maison de disque continue le travail avec les deuxième et troisième LP 36 I été 10 70 du groupe, soit « Absolutely « et « 7 «. Le premier date de 1980 et est sans doute le meilleur du groupe car il réussit l’équilibre entre ska festif des débuts et ouverture à une pop plus continentale, entre les hits sautillants (Baggy trousers, Embarassment) et morceaux de fond aux considérations plus graves sur l’état de leur pays. Ce côté plus social et responsable sera encore plus marqué sur « 7 «, le troisième album, celui de la maturité. Suggs et ses six acolytes n’ont pas perdu le sens du fun et du rythme mais développent des titres plus ambitieux. Fans de tous poils, réjouissez-vous : les rééditions Deluxe de ces deux albums sont une totale réussite : livrets richement illustrés, paroles des morceaux mais surtout inédits géniaux dont les faces B des singles et surtout un concert complet pour le BCC en 1980 sur « Absolutely «. The dead weather Sea of cowards (Warner) A peine un an après leur premier rassemblement, Alison Mosshart (The Kills), Dean Fertita (Queens of the Stone Age), Jack Lawrence (Raconteurs) et Jack White (White Stripe & Raconteurs) se retrouvent à nouveau autour du projet Dead Weather. Super groupe le plus convaincant du circuit, le quatuor réussit brillamment un exercice de bluesrock. On retrouve sur ces 11 morceaux la puissance de feu de Rage Against The Machine, la crasse collante de Led Zep, l’attitude crasseuse des Stones, le son vintage du Jimi Hendrix Experience, la lourdeur assumée de Deep Purple. Bref, un beau paquet de références dont ils feront eux-mêmes également partie pour les prochaines générations. MGMT Congratulations (sony music) Comment succéder au succès planétaire d’un premier album vendu à plus deux millions d’exemplaires ? Comment assumer les hits écrasants « Time to pretend «, « Electric feel « ou « Kids « ? Comment demeurer intègre lorsqu’on passe pour le duo le plus hype du moment ? MGMT a du se poser toutes ces questions au moment de donner un petit frère à « Oracular spectacular «, l’album de tous les superlatifs qui leur a offert la gloire, le fric, les filles et les drogues, soit le programme dénoncé dans « Time to pretend «. Et après ? Plutôt que de répéter la formule, le duo a superbement évité l’écueil avec un nouvel album bluffant. Inspiré de Pink Floyd, des Stones, des Pretty Things, des Zombies, bref que des classiques seventies tendance psyché. Et c’est là, la grande surprise de « Congratulations « : plus aucun single à l’horizon, plus de fluo, plus d’electro dance, plus de gros son pour fans de foot et de Jup’. Mais des flutes, des morceaux épiques, des orgues, des hommages à Bryan Wilson, des reverbs. Bref, un suicide en règle face au succès, mais surtout un vrai témoignage de courage à l’heure où Lady Gaga (démontée sur le morceau « Lady Dada’s nightmare «) règne sur la pop. Respect à Ben Goldwasser et Andrew Van Wyngarden d’avoir tenté le coup alors que la majorité des autres jeunes gens de leur âge l’aurait jouée « copier/coller «. Field Music Measure (Pias) Faire paraître un double album en ces temps de crise semble une fameuse gageure lorsqu’on n’a que deux disques au compteur et qu’on ne fait pas partie du gratin de la pop. C’est pourtant ce que viennent de tenter les frères Brewis à la tête de Field Music. Faut dire qu’à leur place, on aurait été bien incapable d’abandonner la moitié de l’excellent matériel produit. Alors va pour un double CD ! Pêchant dans leurs références seventies (Gabriel, Mc Cartney, 10CC, XTC, Todd Rundgren, Fleetwood Mac), les deux frères anti-Gallagher réussissent un exercice époustouflant entre musique progressive très formelle et exploration libre. Même si l’ensemble n’est pas toujours très cohérent, il mérite qu’on s’y abandonne.
www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be Coup de cœur The Rolling Stones - Exile on main street (Universal) Entamée l’an dernier, la série de rééditions par Universal des albums des Stones s’achève avec le chef d’œuvre du groupe : « Exile on main street «, légendaire double album paru en 1972. Il y a d’abord le mythe : viré d’Angleterre, le groupe fuyant le fisc et les stups british, se réfugie dans la villa de Richards à la Côté d’Azur. Drogués mais déterminés, les Glimmers Twins s’ouvrent à la country, au gospel, à la soul sans oublier leurs racines blues. Sans véritable tube si ce n’est « Tumbling dice «, « Exile « est sans conteste le disque le plus riche d’un des plus grands groupes de l’histoire du rock. A ce titre, il se place au panthéon aux côtés de « Revolver «, « Pet sounds «, « Are you experienced ? «, « Dark side of the moon « et « Sergent Pepper «, au panthéon. Une bonne nouvelle ne venant jamais seule, cette réédition remasterisée bénéficie de dix titres supplémentaires : des versions alternatives de morceaux originaux (Loving cup, Soul survivor) mais surtout des chansons inédites qui n’avaient pu être incluses à l’époque sans risquer d’en faire un… triple album. Ce que cette version Deluxe est désormais devenue. Ou comment faire d’un chef d’œuvre, un hyper chef d’œuvre. LCD Soundsystem This is happening (Emi) James Murphy, tête pensante du projet LCD Soundsystem et patron de l’excellent label DFA, est sans doute l’homme le plus respecté et écouté de la scène dance new yorkaise. Là où d’autres visaient directement et exclusivement les nights clubs, il a toujours cultivé le mélange des genres, saupoudrant son electro d’une démarche punk rafraîchissante. Ce comportement lui vaut aujourd’hui tous les éloges des amateurs de formats « fourre-tout « de Tiga à MGMT. Même si le grand écart a ses limites (le plagiat de « Heroes « sur « All i want « ou la scie « I can change «), LCD Soundsystem demeure une machine efficace qui une fois lancée - « Dance yrself clean «, « Pow pow « - s’avère redoutable. Bombthe bass Back to light (K7/Pias) muse douch @campus.be Plantons le décor : Tim Simenon, initiateur du projet Bombthe Bass, est sans conteste un des personnages clés de la scène dance des années’80. Précurseur aux côtés de S’Express, M/A/R/S/S ou Coldcut, il fut un des premiers avec son premier hit « Beat dis « à introduire la culture du sampling et du DJing dans les hits parades. Avant de devenir un mixeur et producteur très recherché pour Bjork, Gavin Friday ou Depeche Mode (Ultra). Réapparu fin 2008 avec « Future chaos «, il n’a attendu qu’un an pour livrer le successeur. « Back to light « est le fruit d’une collaboration avec Gui Boratto, faiseur de deep techno issu de Sao Paulo. C’est donc au Brésil que les bases du nouveau disque ont vu le jour. Atmosphérique, détendu, éclairé, entêtant, cet album est une réussite notamment enrichie par de judicieuses participations vocales : Kelly Pollar, Richard Davis (déjà entendu chez Swayzak), le fidèle Paul Conboy. Et, clin d’œil ultime, Martin Gore apparaît au clavier sur l’instrumental qui ferme la marche. Un régal. Faithless - The Dance (Pias) Un peu en perte de vitesse depuis le faiblard « To all new arrivals « (2006), on croyait Faithless en fin de bail. La succession de best of, de lives et d’annonces des membres du groupe laissait penser que la formidable aventure touchait à sa fin. 2010 marque la renaissance inattendue. Un concert sold out début mai à l’AB, une date très attendue à Werchter le 1 juillet et surtout un nouvel album de haute tenue. « The dance «, comme son nom l’indique, est tout entier dédié à cette musique de danse lumineuse entre techno jouissive et house hédoniste inventée par Rollo, Sister Bliss et Maxi Jazz il y a tout juste 14 ans (Reverence). Comme à l’époque, les hymnes sautillants ne manquent pas (Not going home, Feeling good, Sun to me, Tweak your nipple). Ils nous feront danser tout l’été et bien au-delà que ce soit avec 60.000 autres pélerins sur les plaines des festivals ou seul dans son salon ! Entre ces bombes qui renvoient aux sources du mythe, Faithless a également le chic pour calmer le jeu (Flyin hi, Love is my condition, North star) sans jamais perdre le rythme. Si bien que ce « The dance « s’avère une réussite : un joyau groove, une célébration intense soutenue par une production luxuriante. Rendons hommage à Sister bliss qui cisaille des morceaux aux constructions renouvelées et pourtant tellement familières à nos oreilles. Bref, Faithless propose un album dansant à des années-lumière devant la concurrence. Décidément, 2010 avait déjà engendré deux chefs d’œuvre electro (les nouveaux Massive Attack et Gorillaz). Le troisième est sous nos yeux. 70 été 10 I 37



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