Campus Mag n°69 avr/mai 2010
Campus Mag n°69 avr/mai 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°69 de avr/mai 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : CampusMag

  • Format : (160 x 240) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 10,0 Mo

  • Dans ce numéro : Recoil, a strange hour with Alan Wilder.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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muse douch @campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be Place aux Festivals Les festivals d’été approchent à grands pas. Devenus une institution dans le paysage culturel belge, les grands rassemblements boueux de juillet et août semblent « the place to be ». Une tradition dorénavant ancrée dans les mœurs. A bien y regarder, nous sommes en effet gâtés en Belgique de voir débarquer chaque été des camions entiers de groupes de premier plan, d’autant plus intéressés par les festivals et les tournées que leurs ventes de CD ont fondu comme neige au soleil. Them Crooked Vulture, Marc Lavoine, Nas, De la Soul, Muse, Faithless, Obispo, Kiss, Motorhead, Faith no More, Wyclef Jean…il y en aura pour tous les goûts, toutes les bourses, en tous lieux. Mais avant de faire votre choix, sortez la calculette pour éviter les mauvaises surprises. Passer une journée en festival peut s’avérer beaucoup plus onéreux que le simple prix d’entrée, déjà monstrueusement élevé à certains endroits. Les parkings sont devenus payants presque partout. Et on ne se gêne pas pour y pratiquer des tarifs exhorbitants. La bouffe, souvent mal servie, est également très chère. Alors que le prix des boissons pourrait parfois faire croire qu’on a commandé sur la terrasse d’un établissement coté en plein Paris. Or, ici, c’est des gobelets en plastique pour de la Jup’en 25 cl, engloutie en deux gorgées. Comment faire alors pour profiter des festivals sans se ruiner ? Devenir une rock star et profiter des backstages trois étoiles. Ou se faire engager par les sponsors présents qui activent leur marque sur les stands. La deuxième formule, pour plus accessible qu’elle soit, est également intéressante dans la mesure où ces jobs sont rémunérés. Alors foncez à présent à la recherche des sponsors et de leurs sous-traitants qui engagent. Et soyez les hôtesses et promo boys de l’été ! Audio Bullys Higher than the Eiffel (V2) On n’avait perdu de vue le duo Audio Bullys depuis belle lurette. Débarqué il y a 7 ans avec un premier album dansant et inventif comme seuls les Anglais peuvent le faire, le duo était promis à un bel avenir. Une verve rageuse, un flow très birtish, une musique foutrement efficace, Simon Franks et Tom Dinsdale étaient alors considérés comme les nouveaux Happy Mondays, voire The streets. Depuis, c’est le surplace. Un deuxième album banal et une panne sèche de plusieurs années. Pour éprouvant qu’il fut, le processus de création de ce troisième opus débouche sur quelques fameuses plages : l’inquiétant « Feel alright », le Madness « Twist meup » (avec la ligne de piano typique de Mike Barson), le scratch de « London dreamer », le dub 42 I mai 10 69 de « Dragging me down » ou le ska de « Goodbye ». On ne peut que se réjouir de ce retour gagnant qui doit à présent convaincre le plus grand nombre. Holly Miranda The magician’s private library (XL) Pour être très franc, je ne savais pas qui était Holly Miranda avant de recevoir son album « The magician’s private library ». Tout juste avais-je lu qu’elle avait ouvert en solo certains récents concerts de The XX, Vampire Weekend et Friendly Fires. D’abord intrigué par une pochette étrange, j’avais aussi noté qu’il était produit par Dave Sitek de « TV on the radio », un gage de qualité. Et puis, je lance l’écoute calé dans mon sofa : dès « Forest green oh forest green », c’est le choc. Il s’agit d’une comptine innocente qui part en vrille et s’enchaîne sur un morceau (« Joints ») en équilibre entre rêve et cauchemar. Les notes d’orgue qui tombent comme la pluie sur « Waves » finissent par me convaincre : je découvre une artiste incroyable dont le premier album est un bijou. A votre tour. Rejoignez-moi. Je n’en suis toujours pas revenu. Gorillaz Plastic beach (Emi) A-t-on récemment assisté à une meilleure ouverture d’album que celle proposée par Gorillaz sur son nouveau « Plastic beach » ? Certainement pas. Une minute symphonique ponctuée d’une descente de trompettes comme sur une vieille série de la BBC avant que le beat langoureux et le flow de Snoop Dogg ne prennent le relai sur le deuxième morceau. Le ton est donné. Ce « Plastic beach » sera un tout grand cru. Un de plus pour Damon Albarn, faiseur d’or de la pop anglaise (« Blur », « The good, the bad and the queen ») rejoint ici par une vertigineuse série d’invités parmi lesquels Mos Def, Bobby Womack (énorme « Stylo »), De la soul ou Lou Reed. Après le nouveau Massive Attack (« Legoland »), l’année 2010 compte déjà un second chef d’œuvre. Blood Red Shoes Fire like this (V2) Découvert en 2008 avec l’excellent « Box of secrets », Blood Red Shoes se rappelle à notre bon souvenir avec un deuxième essai toujours tendu et malin. Nerveux comme du Frand Ferdinand, inventif comme du Arcade Fire et accouplé H/F comme du White Stripes, le duo de Brighton envoie quelques skuds pop/rock efficaces qui n’oublient jamais d’être mélodieux. Ils ont fait un tabac
www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be Focus à l’AB Box en mars dernier et seraient bien inspirés de réapparaître sur l’une ou l’autre scène des festivals cet été. C’est la décharge électrique du mois The Bird and the bee Masters Vol. 1 : A tribute to Darry Hall & John Oates (Emi) La petite récréation du mois est due à The Bird and the Bee, projet de la chanteuse Inara George et du compositeur Greg Kurstin déjà rencontré sur les albums de Lily Allen ou The Flaming Lips. Déjà auteur de deux albums de pop jazzy, le duo américain s’attaque cette fois au répertoire de Hall & Oates. Sans trop les dénaturer, George et Kurstin s’attaque aux chansons du légendaire duo en leur offrant un nouvel habillage synthétique de très bonne facture. Ainsi, les « Kiss on my list » , « I can’t go for that » ou « Maneater » prennent une coloration tout à fait originale et prouvent, si besoin en était encore, que les années’80 sont bien de retour. Johnny Cash Ain’t no grave (Universal) Comment ne pas voir dans l’album « Ain’t no grave » sorti le jour où Johnny Cash aurait eu 78 ans, un véritable testament du chanteur américain qui allait périr quelques mois après son enregistrement en mai 2003 ? Demeurés inédits jusqu’à présent, ces morceaux d’une profonde humanité marquent également la sixième et dernière étape d’une collaboration fructueuse avec Rick Rubin qui a remis le bonhomme sous le feu des projecteurs durant les années 2000. Pour sa dernière œuvre, Cash aura choisi de reprendre les textes de pointures telles que Sheryl Crow, Kris Kristofferson, Tom Paxton, Cash signant lui-même le superbe « I corinthians 15:55 ». Profond, spirituel et forcément noir, ce disque ne dénote en rien dans un parcours personnel irréprochable. Camelia Jordana Camelia Jordana (Sony Music) Grande perdante de la dernière saison de « La Nouvelle Star » remportée par Soan, Camelia Jordana allait tôt ou tard ressurgir tant son talent avait éclaboussé la saison 2009 de l’émission de M6. Elle débarque donc avec son premier album, entourée de compositeurs Jimi Hendrix (Sony Music) Sony Music vient d’acheter les droits du catalogue de Jimi Hendrix et frappe fort d’entrée de jeu. En plus de la parution d’un « nouvel album » composé de réenregistrements de 1969 (« Valleys of neptune », voir critique dans ces pages), la maison de disque réédite les quatre albums studio du fils voodoo, l’homme qui du 16 décembre 1966 (sortie de son premier single « Hey Joe ») au 18 septembre 1970 (date de sa mort à seulement 28 ans) a révolutionné le rock en lui imposant l’électricité de ses solos de guitare aux improvisations vertigineuses. Le tout en seulement quatre ans et autant de disques. Le premier « Are you experienced ? » (mai 1967) est tout simplement un des 10 disques les plus essentiels de l’histoire du rock. Le trio Hendrix/Redding/Mitchell y compose la pierre angulaire de leur œuvre soutenue par quelques hits légendaires (« Foxy lady », « Purple haze », « Hey Joe », « The wind cries Mary »). Dès ce départ tonitruant, le succès est au rendez-vous. Il se prolonge durant l’année’68 avec « Axis : bold as love » paru en décembre 1967. Cet album joue beaucoup moins sur la virtuosité des solos d’Hendrix que sur ses talents rythmiques dans des formats ne dépassant que rarement les trois minutes. Le troisième LP, « Electric ladyland » (1968), marque une double révolution. La première est technologique puisqu’Hendrix peut profiter d’un enregistrement 16 pistes qui lui offre encore plus de créativité. La seconde est humaine : le groupe est bord de l’implosion, Noel Redding se plaignant du peu de place que son leader lui laisse. De fait, Hendrix multiplie les rencontres (SteveWinwood, Buddy miles, Chris Wood) et les prises. Les enregistrements et concerts qui suivent ne sont désormais plus que de longues jams informelles et non publiables. Au printemps’69, le trio se sépare. Hendrix forme ensuite le Band of gypsys avec Billy Cox et Buddy Miles. 100% afro-américain et plus funk, ce nouveau trio livre entre la fin de l’année et le début’70 quatre concerts mythiques dont l’album « Live, Band of gypsys » est tiré. En avril’70, Hendrix revient avec un nouveau lineup composé de Billy Cox et Mitch Mitchell de retour aux fûts. Il fait construire son propre studio dans lequel il veut réaliser son quatrième album studio qu’il n’aura pourtant pas le temps d’achever. Le 18 septembre, Hendrix est retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel londonien. Le contenu de ses derniers enregistrements se retrouvera sur « The cry of love » (71) dont on retrouve l’intégralité du matériel sur « First rays of the new rising sun » d’abord paru en’92 et réédité aujourd’hui. Ces quatre disques (« Are you experienced », « Axis : bold as love », « Electric ladyland », « First rays… ») sont aujourd’hui proposés dans des versions remasterisées avec des photos inédites et des bonus DVD des making of. Un must ! muse douch @campus.be 69 mai 10 I 43



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