Campus Mag n°68 fév/mar 2010
Campus Mag n°68 fév/mar 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°68 de fév/mar 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : CampusMag

  • Format : (160 x 240) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 12,7 Mo

  • Dans ce numéro : Soul kitchen, un film de Faith Akin.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Intro muse douch @campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be On est en 2010. En une décennie, Internet a tout rasé. Désormais la musique se télécharge gratuitement. Les groupes, au début trop heureux de pouvoir se faire connaître directement au plus grand nombre sans dépendre d’une maison de disques, commencent à comprendre leur malheur. A quoi sert-il de toucher des millions de jeunes si ce n’est pour ne plus vendre un clou ? Tout le monde ne s’appelle pas Radiohead qui peut tout se permettre : distribuer un album via internet à prix libre, quitter sa maison de disque et demander 500.000 € pour se produire en festival. Comment font les autres ? Les petits ? Ils rament et doivent multiplier les tournées pour nouer les deux bouts. Vous me direz, c’est un retour aux sources. Ouais. Mais pour combien de temps ? Et puis, après le CD, c’est le bouquin qui disparaîtra au profit des formats électroniques…avant que le cinéma ne tombe à son tour sous les coups de boutoir des téléchargeurs en folie. Pas très optimiste tout cela. Heureusement, les maisons de disques tiennent encore bon et continuent à proposer d’excellentes sorties comme le nouveau et très attendu Massive Attack, le premier opus de Danton Eeprom ou la réédition de l’œuvre entière de Kraftwerk. Merci à elles de tenter encore de sauver des chefs d’œuvre en péril. Douch Massive Attack Heligoland (Emi) Plus de six ans après le moyennement convaincant « 100th window », Massive Attack revient enfin aux affaires. Bonne nouvelle : Robert del Naja retrouve pour l’occasion son complice historique Grand Marshall, disparu après le phénoménal « Mezzanine » (1998). L’addition des deux talents garantit un retour aux sources bienfaisant qui réussit le grand écart entre l’electro froide du premier et la touche soul de l’autre. Autour du duo reformé, c’est comme toujours la grande valse des invités de marque. Ainsi, en plus de l’indéboulonnable Horace Andy, on retrouve ici Damon Albarn(Blur), Guy Carvey (Elbow), Tunde Adebimpe (TV on the Radio), Martina Topley Bird et Hope Sandoval. Difficile de réunir plus belle brochette autour d’un projet phénoménal. Pas besoin d’isoler l’un ou l’autre morceau (même si le single « Splitting the atom » 42 I mars 10 68 est une bombe), tout ici est E-X-C-E-L-L-E-N-T. Serais-je un peu subjectif ? A peine. The Black Box Revelation Silver threats (Pias) On aurait pu craindre que fort de l’accueil enthousiaste d’un premier album frondeur, le duo belge The Black Box Revelation se serait perdu dans les méandres du succès et de la surenchère. Bien que disposant de moyens accrus leur permettant notamment d’enregistrer dans le studio londonien de Ray Davies (The Kinks), Jan Paternoster et Dries Van Dijck n’ont rien perdu de leur fraîcheur, de leur naïveté, de leur sens de l’urgence rock. Ils ne se posent aucune question et accumulent les brûlots carrés qui font du bruit. Et du bien. Qu’ils soient passés de la cave au grand salon n’y change rien : blues crasseux, riffs psychés et orgues Hammond font toujours bon ménage. Them Crooked vultures (Sony Music) Les récentes fêtes de fin d’années et avec elles l’absence de parution de votre magazine favori, ont faille nous faire rater un des albums les plus importants de 2009 voire de la décennie’00. Au risque d’avoir une guerre de retard, zoomons donc en arrière pour revenir sur ce « Them Crooked vultures », premier album d’un supergroupe très au dessus de la mêlée. Emmenée par le remuant leader the « Quees of the stone age », Josh Homme, le trio est également composé de John Paul Jones, le bassiste de Led Zeppelin et de Dave « Nirvana/Foo fighters » Grohl aux fûts. Rien que ça ! Ce qui aurait pu n’être qu’une réunion d’excellents musiciens cachetonnant est un disque de heavy blues suprême. Une récréation jouissive pour ses auteurs mais surtout pour les auditeurs amateurs de rock. Elvis 75 (Sony Music) Né en 1935, Elvis Presley aurait eu 75 ans cette année. Et hop, c’est l’occasion de plonger une fois de plus dans l’immense répertoire du King pour un nième best of. Celuici est triple. Le premier Cd regroupe les standards des années’50 tels que « Heartbreak hotel », « Hound dog », « Love me tender », « All shookup », « It’s now or never ». Le second fait la part belles aux sixties avec entre autres « Are you lonesome tonight », « Can’t help falling in love », « Devil in disguise », « Viva Las Vegas ». Et, oh surprise, le troisième opus est consacré aux seventies (« Suspicious minds », « In the ghetto », « Always on my mind ») et s’achève même par les récents remixes de Junkie XL (« A little conversation ») et Paul Oakenfold (« Rubberneckin »). A l’heure où le monde pleure Michael Jackson, le roi de la pop, rappelons que Presley demeure le roi tout court.
Hallo kosmo Kasablanka (Bang) Qu’est-ce que le bassiste de Girls In Hawaii peut bien faire durant les moments plus calmes en tournées ? Préparer les maquettes de son projet parallèle Hallo Kosmo, pardi ! Il y eut déjà un premier album il y a deux ans. Aujourd’hui, le groupe de potes de Daniel Offerman passe à l’étape suivante avec un second disque intitulé « Kasablanka «. Mélange de pop et d’electro, et joué par des musiciens de qualité, ce projet récréatif souffre d’un solide manque de fond. Suffit pas d’être bourré de talent, étiqueté « artistes de la Communauté Française « programmé à toutes les fêtes musicales gratuites de Bruxelles et de Wallonie et chanter en Anglais sans accent pour faire un bon disque. A la longue, cette nouvelle scène rock belge se mange un peu la queue. Marre qu’on nous impose tout et n’importe quoi ! Et si c’était cela aussi la « Rockpolizei « ? muse douch @campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be Focus David Bowie A reality Tour (Sony Music) Il y a cinq paraissait le DVD de la tournée « Reality » de David Bowie. Aujourd’hui, le double CD de cette tournée mythique sort enfin. Et il fallait bien deux galettes pour placer l’ensemble des 33 chansons captées à Dublin les 22 et 23 novembre 2003. Accrochez-vous : il y a entre autres Rebel, rebel, Fame, All the young dudes, The man who sold the world, Hallo spaceboy, Under pressure, Ashes to ashe, Loving the alien, Changes, Heroes, Heaten, Ziggy stardust et trois inédits non parus sur le DVD : Fall dog bombs the moon, Breaking glass et China girl. A l’heure où le Duke se fait très rare, ce disque est une pépite qui rappelle qu’il est tout simplement le plus grand showman des 40 dernières années. Out come the freaks, An Island post punk anthology (Universal) 2009 fut l’année des cinquante ans d’Island, le plus grand label de tous les temps. Universal a fêté l’événement tout au long des douze mois derniers en proposant quelques très bons recueils. Celui qui a clôturé l’exercice est sans doute le plus passionnant : Out come the freaks explore en trois disques le côté obscur de l’écurie de Chris Blackwell. Le premier CD regroupe des morceaux rock de John Cale, Ultravox, Marianne Faithfull, The B-52’s ou Nico. Le second fait le lien entre pop et new wave avec des extraits d’Alan Vega, U2, Propaganda, Frankie goes to Hollywood ou Tom Tom club. Enfin, l’ère du rap et de l’electro est commémorée sur la troisième galette avec Portishead, Tricky, Bombthe bass, the Orb, dEus ou Tone-loc. Très aventureux donc, ce Out come the freaks montre la richesse d’un label qui n’a pas fini de nous surprendre. Danton Eeprom Yes is more (Discograph) Révéle par quelques singles énormes (« Confessions of an English opium eater », « Face control ») et remixeurs pour Lykke Li, Simian Mobile Disco ou Little Boots, on croyait que Danton Eeprom était seulement un DJ de grand talent. Avec son premier album, le bonhomme prouve qu’il est également un compositeur, un chanteur et même un guitariste (« Thanks for nothing »). Il a tellement d’idées qu’elles débordent de son « Yes si more », inclassable voyage en douze étapes au pays de l’étrange. Pop, dance, slow, funk... tout ici est magnifié, lunaire. Pour ceux qui cherchent encore et toujours la différence. The Rolling Stones Get yer ya-ya’sout ! (Universal) Dans la foulée de la réédition complète de la discographie des Stones cuvées 70/80/90 et 2000, Universal a clôturé le chapitre The Rolling Stones avec l’anthologique Get yer ya-ya’s out, soit le témoignage des concerts donnés en novembre 1969 au Madison Square Garden new-yorkais. On fête donc le quarantième anniversaire de cet album de légende qui se voit pour la première fois retransmis dans son intégralité sur trois CD et un DVD qui propose les images d’époque. On a même droit à des morceaux des groupes ayant fait la première partie des Stones à l’époque, soit Ike & Tina Turner et BB King, excusez du peu. Inutile de dire que le plaisir d’écoute est total, notamment grâce au jeu de guitare prodigieux de Mick Taylor dont c’est ici la seule et unique interprétation enregistrée avec le groupe. 68 mars 10 I 43



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