Campus Mag n°67 déc 09/jan 2010
Campus Mag n°67 déc 09/jan 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°67 de déc 09/jan 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : CampusMag

  • Format : (160 x 240) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 11,4 Mo

  • Dans ce numéro : [REC ]2

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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muse douch @campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be Coup de cœur ties. Une bonne nouvelle qui demande confirmation avant de parler de second souffle. Kings of convenience Declaration of depence (Emi) Si vous ne connaissez pas Kings of Convenience, duo de folkeurs scandinaves qui se connaissent depuis vingt ans et dont la dernière perle date de 2004 déjà, voici un petit compte rendu : c’est un savoir faire mélodique d’une simplicité inouïe qui calle un air à l’oreille en un rien de temps pour ne plus lâcher sa proie. Ce sont des guitares sèches sur fond d’accords en arpège et de violons délicats. Ce sont des textes innocents chantés par deux freluquets qu’on penserait sans relief. Mais Erlend Oye et Eirik Glombeck façonnent des compositions tellement belles et pures qu’on en devient très vite « dependent ». Soulsavers Broken (Cooperative/V2) La musique semble opérer en cycle. Et cet automne 2009 paraît clairement marqué par les albums apaisants comme ceux de Richard Hawley, Lady & Bird, Kings of Convenience ou Air, tous chroniqués dans ces lignes. Ajoutons-y celui de Soulsavers, l’excitant projet à invités variables de Rick Machin, Ian Glover et Mark Lanegan. Même si ce dernier préfère comme à son habitude se faire passer pour un « featuring », il est bien le principal porteur d’identité du projet puisqu’il apparaît sur neuf des treize morceaux. Les autres sont interprétés par des pointures telles que Jason Pierce, Mike Patton ou Richard Hawley. On se doute que ce beau monde n’aura pas fait le voyage pour des queues de cerise. Et de fait, ce « Broken » est un magnifique album de pop apaisée et ambitieuse. Expatriate In the midst of this (Pias) Je me suis demandé un instant si j’allais introduire cette chronique en utilisant le cliché du » kangourou rock » pour situer Expatriate sur la carte, en rappelant que le groupe de Ben King ne peut renier sa filiation avec ses illustres prédécesseurs « aussies », Men At Work, Midnigh Oil et surtout INXS en tête. Même si l’idée vaut la peine, Expatriate semble moins liée à une origine géographique qu’à une influence temporelle, celle des années’80 de U2, Simple Minds voir Joy Division. A l’instar d’Interpol ou The Killers, ce premier album – qui a mis deux ans à nous parvenir – bénéficie aujourd’hui du fait qu’Expatriate assure la première partie de la tournée de Placebo. Une belle vitrine pour un groupe dont il n’est pas interdit de croire que le prog-rock époque et malin plaîra bien vite au plus grand nombre. Si The Killers y est parvenu… Elvis Presley, the collection A l’instar de ce qui s’est fait au début de l’été pour rassembler en un seul boîtier cartonné les cinq albums studio de Michael Jackson (de « Off the wall » à « Invicible »), Sony Bmg propose le même type d’objet regroupant sept disques d’Elvis Presley. Louable entreprise puisqu’elle permet de ressembler plus de 130 chansons du King. D’abord la vingtaine de morceaux de son premier LP paru en 1956 et sur lequel figurent les reprises de « Blue suede shoes », « Tutti frutti » et « Heartbreak hotel ». Si à l’époque de sa parution, fin des fifties, le « Christmas album » ne fit pas l’unanimité, il est entretemps devenu un des disques les plus vendus de Presley avec son chapelet de standards de fête de Noël tels que « Silent night » ou » « White Christmas ». En 1961, Elvis est à l’affiche de « Blue Hawai » dont il réalise évidemment la BO. Demeuré vingt semaines n°1 des charts US, un record, cette collection est marquée par l’énorme succès de « Can’t help falling in love ». Le King s’engouffre alors dans la brèche et déserte alors le musichall pour les plateaux de cinéma (et leurs juteuses soundtracks). Ce n’est qu’en 1968 qu’il retrouve la scène : le 3 décembre, il opère son grand retour pour le NBC TV special, fracassant spectacle qui marque une renaissance et la volonté de retourner sérieusement en studio. Ce qui donne lieu au phénoménal « From Elvis in Memphis », mythique album qui contient « Suspicious mind », « In the ghetto » et « Long black limousine ». La deuxième carrière de Presley est encore plus démesurée que la première : le bonhomme passe sa vie en tournée, les demandes émanent des quatre coins de la planète. A tel point qu’en dehors d’un hommage à ses racines country (« Elvis Country »), il n’a plus le temps d’aller en studio. La plupart des derniers enregistrements dans les années’70 se font donc en live comme ce « Moody blue », le dernier témoignage capté en concert. Les sept disques décrits dans cette chronique font donc partie de ce superbe boîtier « Elvis Presley, the collection » consacré à celui qui doit certainement servir de guide là-haut à John, Kurt et Michael. 44 I déc 09 67
Morrissey Swords (Universal) Encouragé par le succès de son virage rock (« Years of refusal » en symbiose de l’excellent « You are the Quary ») et sa tournée 2009, Morrissey boucle l’année comme il l’avait débutée : avec un nouveau disque. Sauf qu’ici, il s’agit d’une collection de B sides. 18 titres pour plus d’une heure de musique tout de même ! A moitié produit par Tony Visconti et par le regretté Jerry Finn, ces chansons sont évidemment inégales sinon, elles ne figureraient pas en face B. J’ai un jour écrit que le Mozz pouvait tout faire, tout interpréter, qu’il pouvait même réciter les pages jaunes tant son talent était énorme. Sans affirmer qu’il s’y est mis, certains morceaux passent difficilement et ne méritent pas de figurer en First League. A noter que l’édition limitée propose un deuxième CD regroupant huit chansons enregistrées en live à Varsovie en juillet dernier. muse douch @campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be JEUX Michael Jackson This is it (music that inspired the movie) (Sony bmg) 20 millions de disques vendus plus tard, Michael Jackson continue d’occuper le terrain. Le raz de marée provoqué depuis son décès en juin dernier est à présent suivi d’une seconde vague puisque qu’après les rééditions en tout genre, la fin d’année va être occupée par les fameux concerts à L’O2 Arena. « This is it » : c’est le titre du film qui regroupe les images des répétitions. Il paraît d’abord au cinéma avant d’être disponible en DVD et Blu-Ray avant les fêtes. Dès à présent, le double CD est disponible. Il s’agit de la « musique qui a inspiré » le film. Une remarque importante puisqu’il ne s’agit finalement que des versions originales des morceaux comme « Beat it », « Thriller », « Man in the mirror » ou » Jam ». Un best of quoi ! Mais bien emballé, enrichi de très nombreuses photos de scène, du dispensable single « This is it » et de versions démos de « She’s out of my life », « Wanna be startin’somethin’ », « Beat it » et « Planet earth ». Editors In this light and on this evening (Pias) C’est un secret de polichinelle qu’Editors plonge ses références dans le new wave des années’80, version Joy Division. Cette approche froide, sombre et typée a toujours valu au quartette de Birmingham un fameux succès auprès de la jeune génération. Le soufflé ne devrait pas retomber avec « In this light and on this evening » qui prolonge l’affaire avec quelques touches un peu plus lumineuses et enthousiastes. A cet effet, on pourrait faire le rapprochement avec New Oder, ce qui paraît une évolution somme toute logique même s’il n’a pas fallu pour cela que le chanteur se suicide. Il est toujours au poste et sa voix caverneuse fait toujours son effet sur des morceaux (« Papillon », « You don’t know love », « Eat raw meat = blood drool ») plus mystérieux et plus ambitieux que précédemment. Faisant de cet album le plus emballant de la discographie d’un groupe en plein évolution. The XX (Sony music) The XX est un jeune quatuor londonien qui propose son tout premier album. Malgré leur look dark, ils font de la pop planante et poétique. Très influencés par les années’80 – ils citent volontiers The cure et reprennent « Teardrop » de Womack & Womack – les quatre lascars ont réussi dès leur coup d’essai à se fabriquer un monde imaginaire plein de spleen, de silence et d’atmosphères apaisantes. Tout est ici au ralenti, des voix souvent fantomatiques aux guitares fugitives. On pense à Dead Can Dance et Mortal Coil mais aussi à Bowie puis Marvin Gaye, Jeff Buckley. Tout cela souvent dans la même chanson. C’est beau, intemporel, suspensdu. C’est une réussite.• RÉPONSES AUX SEPT ERREURS 1. Les câbles de la télécabine ont été doublés. 2. La skieuse a retrouvé ses bâtons de ski. 3. La chaîne de montagnes est plus basse. 4. Le ski vertical de gauche est plus haut. 5. On voit la cordelette de fermeture du soutif. 6. Les bâtons de ski sous la fille qui bronze sont plus longs. 7. Une ombre de plus entre la fille qui bronze et les skis. 67 déc 09 I 45



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