Campus Mag n°66 sep/oct 2009
Campus Mag n°66 sep/oct 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°66 de sep/oct 2009

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : CampusMag

  • Format : (160 x 240) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 8,3 Mo

  • Dans ce numéro : Micmacs à Tire-Larigot

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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dossier Jessica @campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be UNE RAVE, IL FAUT SAVOIR CE QUE C’EST. La rave party est une fête techno qui se tient dans un lieu improvisé, comme une forêt, une prairie, une plage, une grotte, des bâtiments désaffectés... Le terme rave a été utilisé pour désigner une soirée dès les années 60 à Londres par les immigrants venus des Caraïbes ; il est ensuite repris dans les années 80, lors de la naissance de l’Acid House à Chicago et en Grande-Bretagne, à Goa, Ibiza et Israël ensuite. Pratiquement, une rave, c’est le rassemblement de plusieurs milliers de « raveurs » de tous âges qui débarquent et s’installent sur un terrain avec leurs sonos dans le but d’écouter de la techno. Durant des heures ou parfois des jours, la techno et la bière coulent à flot. Si la rave a beaucoup évolué, au départ, tout se passait sans la moindre autorisation des autorités locales. Quelques organisateurs audacieux et le bouche à oreille faisait le reste. Aujourd’hui, il y a Internet et, on peut le dire, ça aide beaucoup. Mais le résultat est le même : tel lieu, tel jour, telle heure… tu viens, tu amènes tes copains et copines, à boire, à manger et à fumer. Et que la teuf commence. 6 I oct 09 66 DES FETES DE MASSE souvent fréquentées par plusieurs milliers de raveurs organisées dans des lieux en marge des circuits discothèques perçus comme originaux (usines, entrepôts désaffectés, camps militaires abandonnés, lieux sur lesquels on raconte des histoires louches…) avec toujours le même fond sonore de musique techno, animés par des DJs connus ou non. Ces fêtes où chacun danse pendant toute la nuit souvent jusqu’au lendemain midi ou soir si on assiste à « l’after « (certaines raves durent plusieurs jours), sont vécues comme communion avec les autres, avec ou sans utilisation de stupéfiants… mais souvent avec. RAVE PARTY…OU SEXE PARTY ? Certains y vont pour la musique, d’autres boivent, boivent et boivent encore jusqu’au délire. Mais il y en a qui trouvent l’endroit idéal pour s’envoyer dans les nuages au moyen de toutes les drogues possibles. Illicites, bien sûr… de bonne (parfois) ou de très mauvaise qualité (plus souvent). La santé, on y pensera un autre jour. Et puis, dans ces grands rassemblements libertaires, c’est aussi l’occasion pour de nombreux
adeptes de profiter de la faiblesse de gens perturbés par l’alcool et les drogues pour faire de la rave une sexe party. On ne peut pas parler de viol, mais c’est tout comme. En tout cas, personne ne porte plainte… et, d’ailleurs, porter plainte contre qui ? Un p’tit coup par-ci, un p’tit coup par là ; pas vu, pas pris. Et à quand l’élection de Miss ou Mister Sida ? SORTIR DU QUOTIDIEN. Pour les raveurs, les habitués de ces raves, il s’agit de sortir du quotidien et de rentrer dans un type de fête extrême, où on se lâche, on atteint un état hors temps et hors espace, grâce à une musique délirante ouvrant la porte à la transe, souvent sous l’emprise de psychotropes pris au début en arrivant sur le lieu de la rave, rite de participation, pour faire tomber les codes de conduites ordinaires, grâce aussi à la danse, et à l’imaginaire débridé projeté sur l’environnement qu’on s’approprie et qu’on investit. PETITS TRACTS CHEZ CERTAINS DISCAIRES. En France, par exemple, les raveurs ne sortent que lorsqu’une rave annoncée semble prometteuse. L’annonce se fait souvent par le système de bouche à oreille, ou petits tracts déposés chez certains disquaires, en fonction du ou des DJs annoncés. Le lieu est tenu secret jusqu’au dernier moment. Au début les raves étaient organisées par des petites associations avec de faibles moyens, et certaines le sont encore, dénommées teufs ou free-party généralement gratuites. dossier Jessica @campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be DEVENUES PHÉNOMÈNES DE MASSES suscitant des convoitises commerciales, certaines raves sont actuellement organisées officiellement (demande d’autorisation, assurances, respect de normes de sécurité, etc.) et cela représente de gros investissements (DJs, sociétés spécialisées dans le son et les lumières…) mais aussi un bénéfice plus ou moins important. La participation à une rave de ce type est payante et le montant dépend bien évidemment du type d’organisation. L’investissement dans l’organisation d’une rave peut aller de quelques milliers à plusieurs dizaines de milliers d’euros qu’il faut amortir. Les bénéfices engrangés grâce à la vente des drogues type ecstasy, acide, trip,X, etc… ne sont -bien sûr- ni connus ni comptabilisés dans les bénéfices. Mais, actuellement, on est bien loin des raves sauvages, improvisées, spontanées, gratuites… DEPOURVUE DU DUALISME MELODIE/ACCOMPAGNEMENT, la musique techno n’a ni début ni fin, elle est constituée de pistes sonores qui se répètent, se juxtaposent, se superposent, apparaissent et disparaissent librement. C’est au disc-jockey qui dispose de ces pistes sonores préenregistrées sur ordinateur, de maintenir un flux sonore rythmique, et à personnaliser son mix. Le raveur peut ainsi s’approprier la musique et être en prise directe sur le son puisqu’il n’y a ni début ni fin. Il se laisse guider par la sensation dégagée par le son, se promène dans la musique en passant d’une piste à l’autre, laisse le son envahir son corps à travers la danse, bouge au rythme des graves, des aigus, de leurs 66 oct 09 I 7



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