Campus Mag n°66 sep/oct 2009
Campus Mag n°66 sep/oct 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°66 de sep/oct 2009

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : CampusMag

  • Format : (160 x 240) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 8,3 Mo

  • Dans ce numéro : Micmacs à Tire-Larigot

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Le coup de cœur de la rédac muse douch @campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be Focus The Beatles (EMI) C’est l’événement de l’année ! De la décennie pour certains fans. Depuis le 9 septembre dernier (9/9/09), tous les albums des Beatles sont disponibles en versions remasterisées. « Please please me », « With the beatles », « Hard day’s night », « Beatles for sale », « Help ! », « Rubber soul », « Revolver », « Sg Pepper’s lonely hearts club band », « The Beatles », « Yellow submarine », « Abbey Road », « Let it be » et le « Magical mystery tour » qui intégra le catalogue officiel des Beatles lors de sa première parution en CD en 1987. Pendant quatre ans, la crème des ingénieurs du son des studios d’Abbey Road a planché sur le projet pour rendre les enregistrements d’époque dans la meilleure qualité de son possible sans dénaturer les travaux originaux. C’est d’ailleurs la première fois que les quatre premiers albums du groupe sont reproduits dans leur entièreté en stéréo sur CD. Les notes d’auteur et les artworks originaux ont été conservés et sont complétés de photos et commentaires inédits pour une présentation d’ensemble irréprochable. Bref, c’est un travail d’orfèvre qu’Emi nous propose. The Rolling Stones « Sticky fingers » à « A bigger bang » (Universal) Nous sommes en 1970. Les Beatles viennent d’annoncer leur séparation. Les Rolling Stones eux quittent la maison de disques Decca pour s’autoproduire sous le label Rolling Stones Records. Le premier album de cette nouvelle épopée est aussi un des plus populaires : « Sticky Fingers » (« Brown sugar », « Wild horses »), et sa fameuse pochette conçue par Andy Warhol, paraît en 1971. Suivront « Goats head soup » (« Angie »), « It’s only rock’n’roll », « Black and blue » (« Fool to cry »), « Some girls » (« Miss you »). Le rock des années 70 s’efface au profit du punk puis de la new wave. Sans jamais s’inscrire dans aucun courant, les Stones sont toujours là. Plus forts que jamais. Ils le prouvent avec « Emotional rescue », « Tattoo you », « Undercover », « Dirty work » et « Steel wheels ». Viennent les années 90 : on parle dorénavant de grunge ou de techno. Une fois de plus, le temps a eu raison des modes mais pas de Jagger et les siens. Les Stones continuent à tracer leur route. Imperturbables. Ils inventent même le rock pour stades qu’ils remplissent aux quatre coins du globe et deviennent l’entité musicale la plus rentable. Ils continuent également de semer encore quelques pépites, « Voodoo lounge » (1994), « Bridges to Babylon » (1997) et « A bigger bang » (2005) avec un débit certes ralenti. Quarante ans plus tard, les papys attirent toujours tous les regards. Et les ressorties de leurs albums, comme ceux de Tintin, continuent de faire l’actualité (à l’image de la parution récente en Blue Ray de « A biggest bang » en version HD). Saluons donc l’initiative d’Universal qui propose depuis quelques semaines l’ensemble des albums post-Decca (de 1971 à 2005 donc) en versions remasterisées. Pas de bonus, d’inédits ou d’éditions de luxe. Pas besoin. La musique originale des Stones se suffit à elle-même. Michael Jackson L’été a indubitablement été marqué du sceau de Michael Jackson. Depuis le 25 juin dernier, le prodige pop semble (enfin) faire l’unanimité autour de son talent. Un mois après avoir rejoint Kurt, John et Elvis, il avait « vendu » plus d’un million de disques et trustait les premières places des hits parades mondiaux. Les voix du grand public sont décidément impénétrables. Soit. Celles des maisons de disques sont heureusement plus prévisibles puisque tant Universal (la période Motown de Jackson) que Sony BMG (les années Epic) se sont engouffrés dans la brèche. Universal d’abord propose « Michael Jackson and Jacksons 5, the Motown years », un triple album qui parcourt en 50 morceaux les années Motown, donc les légendaires « ABC », « I’ll be there », « I want you back », « Got to be there » ou « Ben ». On retrouve 11 de ces chansons sur « The stripped mixes » mais dans des versions inédites, totalement dépouillées de leurs artifices et de leurs arrangements originaux parfois encombrants. Pas de tambours, ni trompettes, mais des titres très « unplugged » qui mettent en valeur la seule voix d’un enfant au talent extraordinaire. Une fois au sommet de son art et conscient de son potentiel, Jackson va quitter l’écurie Gordy et se lancer aux côtés de Quincy Jones dans les années « Epic ». Une seconde vie débute avec l’énorme « Off the wall » que suivront les sublimes « Thriller » et « Bad », l’intéressant « Dangerous » et le décevant « Invicible ». Ces cinq albums studio originaux sont réunis dans un boîtier initialement prévus pour célébrer les concerts à l’O2 Arena. On sait ce qu’il en est advenu entretemps. Il ne manque plus que la réédition des albums des Jacksons chez Sony (dont les excellents « Triumph » et « Destiny ») et on aura fait le tour du propriétaire en un seul été. Douch 42 I oct 09 66
Brendan Benson My old familiar friend (V2) Le complice de Jack White au sein des Raconteurs vient de livrer son quatrième disque : « My old familiar friend » est une superbe collection de chansons pop catchy (« A whole lot better ») et de jolies ballades (« You make a fool out of me », « Lesson learned »). Jouant de presque tous les instruments, Benson a le don pour mélanger les idées les plus saugrenues, voire carrément désuettes ou « téléphonées », avec les trouvailles géniales. On pense ainsi autant à l’école Mc Cartney, Electric Light Orchestra, Elvis Costello qu’aux pires moments des Bee Gees ou de Kim Wilde. Le garçon doit manier le second degré avec beaucoup d’humour. Peter Yorn and Scarlett Johansson Breakup (Warner) C’est en 2006 que le compositeur Peter Yorn prend contact avec l’actrice Scarlett Johansson pour lui proposer un projet musical dans la veine de ce que le couple mystique Gainsbourg/Bardot avait réalisé dans les années muse douch @campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be www.campus.be’60. La belle héroïne de « The Island », « Le prestige » ou « Lost in translation » accepte immédiatement mais le projet ne voit pas le jour immédiatement. L’actrice s’essaye pourtant à la chanson et sort entretemps un premier album (« Anywhere i lay my head ») de reprises de Tom Waits. Ce n’est finalement qu’aujourd’hui que le fruit de la collaboration Yorn/Johansson peut s’écouter. Verdict : si la comparaison avec le duo Gainsbourg/Bardot ressemble plus à de l’enthousiasme marketing qu’à la réalité, ce « Breakup » s’avère un très bel objet de pop rafraîchissante. Mr Scruff Keep it unreal (Ninja tune) Véritable pilier de l’écurie Ninja Tune, Mr.Scruff a marqué les esprits en 1999 avec la sortie de « Keep it unreal », énorme album d’electro instrumentale à placer aux côtés des travaux de DJ Shadow, Cut chemist, Thievery Corporation, Rae & Christian ou Telepopmuzik. C’était la période bénie où le disque se portait encore bien et où la lounge dominait le paysage. Mr Scruff a semé les morceaux de son « Keep it unreal » sur des dizaines de compilations, de pubs ou de génériques TV, influençant tout ce que la planète chill enfanta de rejetons au début du millénaire. Dix ans plus tard, son label propose une réédition anniversaire augmentée d’un second CD d’inédits de qualité. Un agréable bond dans le temps. David Guetta One love (Emi) Il faut reconnaître à David Guetta un fameux sens de la persévérance. Roi de la nuit parisienne, il s’est un jour mis en tête qu’il pouvait lui aussi faire de la musique. D’abord considéré, au mieux, comme un opportuniste dans le milieu, il s’est construit petit à petit, profitant de la compet’entre lui, Martin Solveigh et Bob Sinclar. A force de travail, de promos et de concepts malins, il est aujourd’hui parvenu à figurer comme une sortie prioritaire pour sa maison de disque et fait parler de lui un peu partout. Il propose également des featurings de premier plan avec Akon, Kelly Rowlands ou Black Eyeds peas. Evidemment, l’electro de David Guetta n’a pas la même saveur, ni l’originalité de l’école « Daftpunk/Justice/Laurent Garnier » mais il faut reconnaître qu’il y a matière à danser. David Bowie Storytellers (Emi) Vu qu’il se fait rare ces temps ci, chaque sortie de Bowie fait l’événement. Celle que nous propose EMI est exceptionnelle. Elle date de 1999 et plonge dans un concert intime programmé dans le cadre de l’émission de VH1, « Storytellers ». Le programme a vu défiler depuis 1996 des pointures comme Rod Stewart, Elton John, Pete Townshend ou Robert Plant. Il a ceci de particulier que l’artiste a carte blanche, pour le choix des titres mais aussi qu’il est libre d’intégrer moult commentaires entre les morceaux. Bowie a sélectionné du lourd (« China Girl », « Rebel, Rebel », « Life on mars ») mais aussi du très ancien (« Can’t help thinking of me ») ou du très méconnu (« I can’t read »). Entre les morceaux, souvent décalés, il évoque avec beaucoup d’humour son parcours et ses rencontres (Bolan, Iggy Pop, Berlin). Les fans seront comblés d’entendre et de voir (puisque le CD est complété d’un DVD) cette prestation haut de gamme. George Harrison Let it roll : the songs of (Emi) Il était le plus discret et le plus gentil des Fab four. Il était aussi un sacré compositeur dont le premier album solo « All things must pass », paru rapidement après le split des Beatles, demeure un chef d’œuvre qu’aucun autre membre du groupe n’a jamais égalé en solo. Il connut ensuite une carrière atypique faite d’explorations culturelles surtout vers le Sud asiatique (les fameux « Concerts for Bangladesh en 1972 préfigurent ce que seront les Live Aid et autres 66 oct 09 I 43



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