Cadences n°332 mars 2020
Cadences n°332 mars 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°332 de mars 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Les Concerts Parisiens

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4,0 Mo

  • Dans ce numéro : piano, François-Frédéric Guy.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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violoncelle 12 cadences mars 2020 Il Ophélie Gaillard Vivaldissime ! Au sein de la très riche école française du violoncelle, Ophélie Gaillard occupe certainement une place à part. Il y a d’abord la maîtrise instrumentale et musicale indiscutée ; il y a aussi une curiosité infinie, qui la pousse à explorer tout le répertoire, des maîtres anciens à ceux du siècle passé et qui l’a incitée à créer Pulcinella. Née en 2005, la formation d’Ophélie Gaillard est fermement inscrite dans la vie musicale française  : « Pulcinella est devenu, depuis quelques années maintenant, le Pulcinella Orchestra. Nos recherches et nos expériences multiples en formation de chambre, autour des Bach père et fils, autant que Boccherini ou Haydn, notre travail sur l’école napolitaine et sur l’oratorio händelien, ont façonné notre son, notre articulation, notre sens de la dramaturgie du discours. L’ensemble connaît aussi une évolution permanente car il intègre régulièrement les musiciens de la nouvelle génération, grâce au travail de pédagogue de plusieurs de ses membres – moi-même, Brice Sailly, Francesco Corti, Pablo Valetti, etc. Ce croisement des générations est bénéfique pour chacun et permet une stimulante remise en question ». En ce mois de mars, c’est avec le Pulcinella Orchestra qu’Ophélie Gaillard crée l’événement, avec notamment la parution d’un nouvel album chez Aparté répondant au titre si poétique de I colori dell’ombra et consacré à une passion de toujours, la musique d’Antonio Vivaldi  : « Je fréquente assidûment la musique du Prêtre Roux depuis l’âge de 10 ans ! Et l’opus inaugural de Pulcinella a été une intégrale de ses sonates. Son œuvre instrumentale aussi bien que vocale, sacrée et profane, est aux programmes de nos concerts très régulièrement depuis bientôt 15 ans. J’aime sa joie de vivre, Caroline Doutre Élève aussi bien de Philippe Muller que de Christophe Coin, Ophélie Gaillard est l’une des rares violoncellistes à pratiquer brillamment la double pratique ancien/moderne. Le 19 mars – Musée de l’Armée Pulcinella Orchestre, O. Gaillard (violoncelle & direction) Viva Venezia  : Vivaldi, Porpora... l’irrésistible virtuosité, la générosité, une sensation délicieuse que ma cheville se met en mouvement de façon irrépressible. J’aime aussi son sens du théâtre, sa vocalité comme une évidence, cette façon de dire des choses si profondes avec tant de simplicité et de légèreté, la grâce d’une ligne mélodique, la spiritualité très charnelle de certains mouvements lents, son amour évident de la matière sonore ». Croyez bien que cette passion pour Vivaldi transparaît dans la moindre note de cette nouveauté discographique et le concert du 19 mars au Musée de l’Armée s’en fera le brillant écho. Soliste aussi souveraine dans Vivaldi ou Boccherini que dans Britten ou Piazzolla, Ophélie Gaillard milite avec ardeur pour une « réunion des goûts »  : « Pour notre dernier enregistrement, j’ai travaillé au plus près des sources, et surtout des pratiques historiques en terme d’ornementation, de technique, de style, notamment avec le musicologue Olivier Fourès. Mais pour autant, je me demande bien qui, aujourd’hui, pourrait se targuer de jouer de façon «purement» et «absolument authentique» en plein xxi e siècle. Je pense que la fracture entre «ancien» et «moderne» est trop binaire, totalement artificielle et caduque. Je milite en tant que musicienne et en tant que pédagogue pour une pratique décloisonnée, éclairée, comme se doivent de l’être des artistes inspirés par l’esprit de Renaissance. Mais ces apprentissages multiples prennent du temps, cette maîtrise des outils demande de l’humilité et s’accommode mal du fast-food ambiant ! » Nulle parole creuse  : Ophélie Gaillard s’applique, avec un succès constant, à éviter toute routine trop confortable. Yutha Tep
l’Artistique\ D.R. Naïve  : la parole « naïve, maison d’artistes, un label à l’heure du numérique » Pierre- Antoine Devic Responsable naïve classique aux artistes Depuis sa création en 1998 à Paris, naïve entretient une farouche volonté d’indépendance et d’éclectisme, toujours dans le but premier de servir les artistes, leur catalogue et leurs projets. Dans sa nouvelle maison, Believe, l’identité du label est constamment entretenue et nous avons plus que jamais à cœur de faire vivre la musique classique dans toute sa diversité. Ecouter, comprendre, soutenir, structurer, accompagner vers l’univers numérique… Le rôle d’éditeur est aussi passionnant que chacune des rencontres avec les artistes qui nourrissent notre passion. Pour naïve, ces derniers sont souvent des compagnons de longue date  : Anne Gastinel, Rinaldo Alessandrini, Jean-François Zygel, Lise de la Salle, le Quatuor Diotima, Hopkinson Smith, Julien Martineau… Ils sont aussi, de plus en plus, de nouveaux partenaires  : Raquel Camarinha, Yoan Héreau, Mathieu Herzog, Geneviève Laurenceau, Emiliano Gonzalez Toro, Suzana Bartal, Alexandre Prévert, d’autres encore à venir... naïve a pour chacun une amitié artistique sincère, qui inspire et nourrit notre travail au quotidien. Enfin, projet hors normes auquel contribuent plusieurs grands noms de la musique baroque (Julien Chauvin, Ottavio Dantone, Christophe Coin…), l’Edition Vivaldi poursuit son aventure et nous célèbrerons son vingtième anniversaire cet automne.\Romain Vivien Directeur général BelieveFrance D.R. Trois ans après la reprise de naïve, nous sommes ravis du nouvel enthousiasme insufflé à cette marque emblématique de la diversité culturelle – naïve est le seul label indépendant en Europe à défendre de façon équivalente la musique classique, la variété, le jazz ou les musiques du monde… Aux côtés d’All Points, d’Animal 63, ou de labels partenaires comme Tôt ou Tard ou 6&7, naïve tient une place particulière au sein de la famille des labels du groupe Believe. Depuis sa création à Paris en 2005, Believes’est donné pour mission centrale d’accompagner des artistes de tous horizons dans leur accès au marché, leur développement de carrière, et pour toucher leur public de la manière la plus large possible. Distribution numérique et physique, communication, promotion, marketing, production de contenus, développement d’audience, synchronisation, collecte de droits, live… Believea développé des compétences dans tous les métiers et les met au service des artistes et des producteurs dans plus de 40 pays sur les 5 continents. Nos valeurs sont simples  : transparence, équité, respect du travail et de la confiance des artistes et des partenaires. La musique classique n’échappe pas aux bouleversements des modes de consommation de la musique. Le marché physique recule, les abonnements aux services de streaming croissent fortement. Avec naïve classique, nous voulons être à la pointe de cette transition progressive vers le numérique, pérenniser et faire vivre ce répertoire si spécifique et précieux au travers des nouveaux modes de consommation, et surtout faire réussir les projets de nos artistes. Vous les découvrirez ci-après et ils sont notre raison d’être. mars 2020 cadences 13



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