Cadences n°316 septembre 2018
Cadences n°316 septembre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°316 de septembre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Les Concerts Parisiens

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 6,6 Mo

  • Dans ce numéro : Franco Fagioli, contre-ténor !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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les concerts ensemble du mois 3 questions à… Douglas BOYD Directeur musical de l’OCP Cadences  : Que représente pour vous ce 40 e anniversaire ? Douglas Boyd  : C’est une occasion formidable de célébrer notre histoire, mais aussi de fêter et de préparer l’avenir ! Quand je parle d’avenir, je pense d’abord aux musiciens. Nous vivons un moment extraordinaire où les artistes présents à la fondation, forts de leur expérience et de leur énergie, passent le flambeau à une nouvelle génération qui perpétue cette vision si particulière de notre orchestre. Ensemble, ils partagent une même ambition  : un orchestre de demain bâti autour des notions de Communauté artistique, d’Engagement sociétal et de recherche permanente de l’excellence.C.  : Comment avez-vous construit cette saison ? D. B.  : Elle est construite sur l’adn même de l’orchestre. J’aime rappeler que le travail de fond d’un orchestre de chambre est de restituer le répertoire classique, son style, son phrasé, dans un juste équilibre entre les avancées musicologiques et une interprétation vécue, vivante. Vous ne serez donc pas surpris de la large présence de Haydn, Mozart et Beethoven dans nos programmes. Nous n’oublions pas non plus la création contemporaine avec notre compositeur en résidence Arthur Lavandier. Le joué dirigé (où un soliste dirige depuis son instrument l’orchestre sans chef) sera plus que jamais à l’honneur avec des collaborations de tout premier plan  : Christian Tetzlaff, Lars Vogt, François-Frédéric Guy. Dans ce domaine, la Paris Play-Direct Academy que nous organisons nous permet de collaborer avec de jeunes solistes soucieux d’adopter cette manière collective de faire de la musique. Enfin, la voix reste un fil directeur de la saison, depuis Maria Stuarda avec Joyce DiDonato, Madame Favart à l’Opéra-Comique et plusieurs récitals mettant en valeur les artistes les plus confirmés tout comme la jeune génération du chant francais. Bien sûr, je ne dirige pas tous les concerts loin de là, et je suis très fier de passer la baguette à Fabio Biondi, Jérémie Rhorer, Sacha Goetzel pour n’en citer que quelques -uns, mais aussi des femmes cheffes d’orchestre talentueuses comme Marzena Diakun, Speranza Scappucci ou Elena Schwarz.C.  : Comment voyez-vous l’avenir ? D. B.  : Quarante ans est le bel âge, dit-on, je crois, en France. On se sent plus libre et par exemple, c’est à cet âge-là que j’ai décidé d’arrêter le hautbois et de de commencer ma nouvelle vie de chef d’orchestre. Plus que jamais dans les années qui viennent, il nous faut continuer à travailler et à prendre des risques artistiques pour mener notre orchestre au plus haut niveau. Quarante ans c’est aussi l’âge de la maturité et de l’engagement, et nous devons nous investir dans la « communauté » de notre ville et de notre pays, en véritables artistes citoyens. 22 cadences septembre/octobre 2018 19 septembre à 19 h Théâtre des Champs-Élysées Concert anniversaire Douglas Boyd/Mark Padmore/James Way/Deborah Nemtanu 22 septembre 11 h - 21 h 30 Le Centquatre-Paris Journée anniversaire 4 octobre à 20 h Théâtre des Champs-Élysées Carte blanche à François-Frédéric Guy Mozart/Brahms 11 octobre à 20 h Théâtre des Champs-Élysées Violoncelle romantique David Reiland/Victor Julien-Laferrière 16 & 17 octobre à 20 h 30 Cathédrale Notre-Dame de Paris Magnificat Marzena Diakun/Maîtrise Notre-Dame de Paris/Henri Chalet 30 octobre à 20 h Théâtre des Champs-Élysées Mozart romantique Sascha Goetzel/Momo Kodama 8 novembre à 20 h Théâtre des Champs-Élysées Stéphanie d’Oustrac chante Mozart Jonathan Cohen/Stéphanie d’Oustrac 6 décembre à 20 h Théâtre des Champs-Élysées Marie Stuart Speranza Scappucci/Joyce DiDonato/Carmen Giannattasio/René Barbera/Nicola Ulivieri/Marc Barrard/Jennifer Michel/Ensemble Lyrique Champagne- Ardenne/Sandrine Lebec 11 décembre à 20 h 30 Grande salle Pierre Boulez – Philharmonie de Paris Gala bel canto, la jeune génération Douglas Boyd/Angélique Boudeville/Katie Bray/Xabier Anduaga/Ugo Rabec 20 décembre à 20 h Théâtre des Champs-Élysées Piano con brio ! Lars Vogt Retrouvez tous les programmes des concerts sur orchestredechambredeparis.com Renseignements et réservations  : 09 70 80 80 70 du lundi au vendredi de 11 h à 13 h et de 14 h à 18 h Jean-Baptiste Millot Douglas Boyd est le directeur musical de l’Orchestre de chambre de Paris depuis 2012. Vivaldi (surtout s’ils sont confiés à Fabio Biondi, invité régulier de l’orchestre), puis assister à la création d’une œuvre de Thierry Escaich, Philippe Manoury ou, cette saison, d’Arthur Lavandier (ce jeune et brillant compositeur succède à Manoury comme compositeur en résidence). Ils peuvent se délecter d’un concerto pour piano de Beethoven à la Philharmonie, ensuite apprécier les voix les plus illustres et enfin applaudir leur orchestre préféré dans les fosses de l’Opéra Comique (Madame Favart d’Offenbach dirigé par Laurent Campellone et mis en scène par Anne Kessler) ou du Théâtre des Champs- Élysées (Ariane à Naxos de Strauss dans une reprise de la production aixoise, sous la baguette de Jérémie Rhorer). Cette diversité illustre la souplesse d’un effectif « à géométrie variable », pour reprendre une formule fort populaire il y a quelques années, mais aussi la très grande capacité d’adaptation de ses membres. Toutefois, comme de normal, ce sont les partitions de la Sainte Trinité viennoise – Haydn, Mozart et Beethoven – qui forment le socle sur lequel s’édifie le répertoire de l’orchestre et scanderont cette saison-anniversaire. La discographie de l’orchestre peut se targuer d’une intégrale des symphonies de Beethoven et d’une gravure des trois dernières symphonies de Mozart sous la direction de John Nelson. Les Symphonies parisiennes de Haydn devraient sous peu faire leur apparition.
D.R. Souvent données avec des effectifs pléthoriques, les concertos et symphonies romantiques retrouvent une transparence et une vivacité bienvenues grâce à une configuration plus proche des pratiques en vigueur à l’époque de composition. Mendelssohn (Concerto pour violon avec Christian Tetzlaff, Symphonie n°3 « Écossaise ») , Schumann(Concerto pour violoncelle avec Victor Julien-Laferrière et Concerto pour piano avec Lars Vogt), Brahms (Concertos pour piano n°1 & 2 avec François- Frédéric Guy) ou Saint-Saëns (Concerto pour violoncelle n°1 avec Alisa Weilerstein) tirent un profit salutaire de cette cure d’amincissement. De même, les opéras romantiques italiens ou français bénéficient au plus haut point de cette légèreté retrouvée, comme le prouvera Marie Stuart de Donizetti avec Joyce DiDonato en reine d’Écosse. Les rejoignent les grandes œuvres nées de la passion pour l’orchestre de chambre montrée par les compositeurs des dernières décennies du xix e siècle jusqu’à nos jours. Pour 2018/2019, citons Siegfried Idyll de Wagner, le Divertimento de Bartók, La Nuit transfigurée de Schönberg, la Symphonie de chambre de Chostakovitch, la Symphonie n°1 « Classique » de Prokofiev, l’Adagio pour cordes de Barber ou encore le Tombeau de Couperin de Ravel. Outre les opéras, le quotidien d’un orchestre de chambre consiste aussi en productions vocales. Pour l’oratorio, l’orchestre peut compter sur des collaborations telles que celle de la Maîtrise de Notre-Dame, partenaire naturel pour les grandes fresques proposées dans le cadre Mark Withers à la rencontre des migrants lors du projet Histoire des quatre coins du monde. à la loupe incomparable de la cathédrale parisienne (en octobre le Magnificat de Bach). Les musiciens parisiens retrouveront, pour L’Enfance du Christ de Berlioz (on célèbrera en 2019 les 150 ans de la mort du grand Hector), le Chœur de la Radio flamande avec lequel ils ont gravé une formidable Reine de Chypre de Halévy. On attend avec impatience le Stabat Mater de Rossini en compagnie du Chœur de Radio France et d’une distribution emmenée par Sonya Yoncheva. Un orchestre citoyen L’Orchestre de chambre de Paris prend son nom au pied de la lettre, se produisant à travers toute la ville. Si la Philharmonie lui offre un point de chute privilégié, l’OCP n’a pas quitté le Théâtre des Champs-Élysées où se sont écrites des pages mémorables de son histoire, et prend aussi ses quartiers au Centquatre, à la Salle Cortot (ses musiciens y donnent des concerts de musique de chambre très appréciés) ou au Théâtre 13, sans oublier Notre- Dame. Toutefois, les activités de l’orchestre ne se limitent nullement à ces salles. Citons Nicolas Droin, le directeur général de l’OCP  : « À partir de ces bases, nous pouvons nous projeter dans l’ensemble du tissu urbain ». Cette projection suit une trajectoire concrète et bien dessinée, à savoir les tracés de la ligne 5 du métro et du tram T3, franchissant volontiers le périphérique pour explorer les communes limitrophes. Il est vain de vouloir résumer, en ces quelques lignes, les initiatives d’une formation affirmant septembre/octobre 2018 cadences 23



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