Cadences n°316 septembre 2018
Cadences n°316 septembre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°316 de septembre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Les Concerts Parisiens

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 6,6 Mo

  • Dans ce numéro : Franco Fagioli, contre-ténor !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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les concerts du en famille mois D.R. Avec pour fil conducteur une réflexion sur l’amour et le passage à l’âge adulte, ce concert au Collège des Bernardins donnera à entendre quelques-uns des plus beaux airs de Mozart, et des plus drôles également. Des chanteurs de la jeune génération (Tatiana Probst, Laurent Arcaro) ont été réunis  : ils nous interprètent des extraits des grands chefs-d’œuvre (La Flûte enchantée, Les Noces de Figaro, Don Giovanni…) avec une humanité et une fraicheur exquises. Ce sera pour les enfants un premier contact facile avec la musique mozartienne. Le 16 septembre – Collège des Bernardins Tatiana Probst, soprano ; Laurent Arcaro, baryton ; Gaspard Brécourt, piano. – Tél.  : 01 42 27 79 90. Natacha Colmez 20 cadences septembre/octobre 2018 La musique classique à découvrir en famille Initiatique Dès 7 ans La plume enchantée de Mozart Mythique Dès 8 ans Le Ring de poche Forte de ses quatre opéras et de ses quinze heures de musique, la tétralogie a de quoi donner le vertige au plus aguerri des wagnérophiles ! Le metteur en scène Édouard Signolet en facilite l’accès dans cette version revisitée pour le jeune public avec des illustrations projetées. Ce sont la Symphonie de Poche et quatre comédiens et chanteurs qui nous livrent cette adaptation en modèle-réduit, non dénuée d’humour et toujours baignée de l’atmosphère irréelle des légendes germaniques… Un atelier de préparation au concert est possible le jour même, pour se plonger à l’avance dans l’aventure. Le 22 septembre – Cité de la Musique La Symphonie de Poche. Dir.  : Nicolas Simon. Edouard Signolet, livret & mise en espace. Avec Ainhoa Zuazua, Sarah Laulan, Nicolas Gaudart et Amaury De Crayencour. – Tél.  : 01 44 84 44 84. Diabolique Dès 10 ans Gallica-BnF L’Histoire du Soldat Installé en Suisse quand la guerre éclate en 1914, Igor Stravinski ne peut plus rentrer en Russie lorsque la Révolution secoue le pays en 1917. Avec le poète Charles Ferdinand Ramuz, il conçoit alors une pièce nécessitant très peu de moyens pour être produite et pouvant être montée un peu partout, en ville ou à la campagne, à la manière d’un théâtre ambulant. Ainsi nait L’Histoire du Soldat. 8 artistes seulement sont nécessaires  : un récitant incarnant les différents personnages et 7 instrumentistes. On est loin des grands ballets composés pour Diaghilev. Ramuz reprend un conte populaire évoquant le mythe de Faust, centré sur un soldat qui vend son violon au Diable en échange d’un livre magique. Malgré son effectif minimaliste, L’Histoire du Soldat est une pièce fascinante en raison du modernisme franc de la partition et de ses multiples inspirations musicales  : airs populaires, jazz, ragtime, tango, paso-doble, valse viennoise, c’est un tour du monde que nous offre Stravinski. Colorée et dansante, cette musique porte un texte riche en images, tour à tour idylliques et infernales, poétiques à tout instant. Dans cette version, le public aura la chance d’écouter non pas un, mais trois comédiens, et pas n’importe lesquels ! Tous pensionnaires ou sociétaires de la Comédie Française, ils sauront captiver tous les public dans ce « mimodrame »  : Didier Sandre se chargera de la narration tandis que Denis Podalydès et Michel Vuillermoz incarneront respectivement le Soldat et le Diable. A côté de cet époustouflant trio, Jean-Christophe Gayot dirige d’une main de maitre sept musiciens remarquables. Cette version de l’Histoire du Soldat s’annonce mémorable ! Le 7 octobre – Théâtre des Champs-Élysées O. Charlier, violon ; B. Cazauran, contrebasse ; E. Sammut, percussions… Dir.  : J.-C. Gayot. Avec D. Sandre, D. Podalydès et M. Vuillermoz. – Tél.  : 01 49 52 50 50.
ensemble Orchestre de chambre Pierre Morales L’Orchestre de chambre de Paris (l’OCP pour ses fidèles) fête cette année son quarantième anniversaire. Quatre décennies de métamorphose continue qui ont contribué à faire de cette formation un acteur incontournable de la vie musicale aussi bien parisienne (avec un ancrage exemplaire dans le tissu citoyen) qu’internationale. En 1978 naît l’Ensemble orchestral de Paris qui devient, en 2012, l’Orchestre de chambre de Paris, mutation éminemment judicieuse qui soulignait, avec un surcroît d’acuité, l’identité artistique de la formation, seul et unique orchestre de chambre dans la capitale française. La liste des directeurs musicaux confirme ce positionnement. En 1978, les destinées musicales sont alors confiées au violoniste et chef d’orchestre Jean-Pierre Wallez. Lui succèdent Armin Jordan (1986-1993), Jean-Jacques Kantorow (1994- 1998), John Nelson surtout (1998-2009), Joseph Swensen (2009-2012), Thomas Zehetmair (2012- 2014) et enfin, depuis 2015, Douglas Boyd. Vous l’aurez sans doute remarqué  : si le long mandat de John Nelson en impose, les violonistes-chefs (Wallez, Kantorow, Swensen, de Paris 40 ans La talentueuse Deborah Nemtanu (au premier plan à gauche de la photo) est le violon solo supersoliste de l’OCP depuis 2005. Zehetmair) forment un peloton serré. Inscrit, pourrait-on dire, dans l’ADN de l’orchestre et garant d’une approche véritablement chambriste, le « joué-dirigé » si cher à l’OCP n’est pas un vain mot, qui fait l’objet d’une académie – la Paris Play-Direct Academy – reconnue internationalement, et se concrétise sur scène par les concerts que, cette année, Lars Vogt, Fabio Biondi, Christian Tetzlaff ou, bien sûr, François-Frédéric Guy vont diriger de leur instrument respectif. Hautbois solo du Chamber Orchestra of Europe durant deux décennies, Douglas Boyd a une parfaite conscience de ces enjeux, même s’il a rangé son instrument depuis nombre d’années. On peut souligner une caractéristique hautement significative de la politique de l’OCP dans le choix des chefs invités  : la marche vers la parité s’effectue avec résolution, avec la présence très régulière de baguettes féminines talentueuses. L’orchestre eut pour le moins une longueur d’avance sur les autres institutions et l’on se souvient des concerts que dirigèrent très tôt Laurence Equilbey et Nathalie Stutzmann, deux grandes personnalités qui furent artistes associées. Avec Elena Schwarz, Speranza Scappucci, Marzena Diakun à deux reprises et Karen Kamensek cette année, l’Orchestre de chambre de Paris se place indéniablement à l’avant-garde de la lutte pour l’égalité femmeshommes. Les saisons à venir amplifieront encore cette évolution absolument nécessaire. Quatre siècles de musique Rien ne traduit mieux l’identité d’un orchestre que les programmes de ses concerts. Avec sa quarantaine de musiciens, l’Orchestre de chambre de Paris est à même d’aborder quatre siècles de musique, des chefs-d’œuvre de l’époque baroque à la création contemporaine, dans tous les genres musicaux imaginables. Ainsi, les fidèles de l’OCP peuvent, durant la même saison, faire leur miel des concertos de septembre/octobre 2018 cadences 21



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