Cadences n°227 octobre 2009
Cadences n°227 octobre 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°227 de octobre 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Les Concerts Parisiens

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4,5 Mo

  • Dans ce numéro : Daniele Gatti dirige Gustav Mahler.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Eric Manas VOICI L’UN DES CONCERTS-PHARE DES GRANDES JOURNÉES GRÉTRY PROPOSÉES PAR LE CENTRE DE MUSIQUE BAROQUE DE VERSAILLES. CETTE « ANDROMAQUE » INSPIRÉE DE RACINE RISQUE DE BOUSCULER BIEN DES IDÉES PRÉCONÇUES CONCERNANT UN AUTEUR SURTOUT CONNU POUR SON GÉNIE COMIQUE. ARDENT DÉCOUVREUR DE CHEFS-D’ŒUVRE OUBLIÉS, HERVÉ NIQUET ENTEND BIEN DÉMONTRER LES QUALITÉS TRAGIQUES D’UNE PARTITION DONT LES RESSORTS THÉÂTRAUX NE CESSENT DE L’ÉTONNER. RENCONTRE AVEC LE CHEF DU CONCERT SPIRITUEL. 14 BAROQUE Andromaque La tragédie de Grétry cadences octobre 2009 André Modeste Grétry, né belge et consacré astre de la scène lyrique parisienne dans la deuxième moitié du XVIII E SIÈCLE, c’est, pour beaucoup, l’auteur du simple Zémire et Azor, ou même du seul Air de la Fauvette dudit ouvrage, cheval de bataille de toute soprano colorature française qui se respecte. Une situation qui agace Hervé Niquet, chef d’un Concert Spirituel dont le nom-même renvoie à cette France musicale glorieuse en son temps : « Il y a ce que j’appelle des réflexes d’ignorance qui nous font « désaimer » Hervé Niquet ressuscite Andromaque de Grétry avec un quatuor de chanteurs fort prometteurs : Sébastien Guèze (Pyrrhus) et Maria Riccarda Wesseling (Hermione), ci-dessus et Judith Van Wanroij (Andromaque) et Tassis Christoyannis (Oreste), ci-dessous. DR Le 18 octobre - Paris, Théâtre des Champs-Elysées Le 19 octobre - Bruxelles Palais des Beaux Arts Le Concert Spirituel, Hervé Niquet (direction) des auteurs tels que Gossec, Dauvergne ou Grétry, alors qu’en règle générale, on n’a pas écouté leur musique. La seule chose que l’on sait souvent d’eux, c’est qu’ils étaient de véritables étoiles de leur temps. Il convient donc de se poser des questions ». Les questions ne manqueront pas avec cette sombre Andromaque présentée au Théâtre des Champs-Elysées. Grétry se serait-il fourvoyé dans la grandeur tragique ? Certes non : « Le choix du texte était bien sûr très ambitieux puisque, à cette époque, tout le monde connaissait la pièce de Racine. C’est un peu comme si une compagnie de danse voulait profiter de la mode, de nos jours, et proposer
Andromaque de Racine - l’histoire Après la fin de la Guerre de Troie, le Grec Oreste exige du roi Pyrrhus qu’il lui livre Astyanax, fils du défunt Hector et d’Andromaque, captive en Epire. ? Oreste est amoureux d’Hermione, elle-même éprise de Pyrrhus, lui-même sous le charme d’Andromaque. Cette dernière est entièrement habitée par le souvenir d’Hector. Les machinations d’Hermione causent la mort de Pyrrhus tué par Oreste, lequel sombre à son tour dans la folie quand il apprend le suicide d’Hermione. Cette fin tragique ne fut guère du goût du public de Grétry, le contraignant à réécrire une issue plus joyeuse. un ballet de Pina Bausch. Grétry avait conscience de cela. Il n’était guère impressionné par les effets de mode, il fut en revanche impressionné par l’Andromaque de Racine qu’il servit humblement. Les compositeurs qui ont le sens du comique ont aussi un instinct scénique bien plus efficace que ceux qui font du drame. Grétry a mis son égo dans sa poche et tout son génie scénique au service de cette Andromaque ». En résulte une partition d’une théâtralité suffocante, pour laquelle Hervé Niquet s’enthousiasme : « La progression est constante et foudroyante, sans aucune redite, sans aucun temps mort. L’art du récit est formidablement épuré : Grétry est parti du récit de Lully pour en synthétiser les grandes lignes. Le résultat est extrêmement vivant car extrêmement tendu. Grétry est capable d’un petit coup de crayon d’asséner des éléments très dramatiques qu’on ne voit absolument pas venir ». Les airs sont redoutables, notamment pour Pyrrhus, rôle créé par le légendaire Joseph Legros : « La vocalité est héroïque et requiert des vraies voix mais qui chantent de façon très naturelle. Il faut appliquer tout ce qu’on connaît de la prosodie et la vocalité d’un chanteur lyrique français du XVIII E SIÈCLE, ainsi qu’un respect forcené de l’élégance française avec un chant « allégé » – mais je n’aime pas beaucoup ce mot –, avec des tempi naturels qui étaient en grande partie la garantie de la santé vocale des chanteurs de l’époque. Il y faut en particulier un débit compréhensible, comme dans une pièce de théâtre ». Les prestiges vocaux ne doivent pas faire oublier les dorures orchestrales de la partition : « Orchestralement, on est très loin de Rameau, trente ans presque se sont écoulés depuis la mort de ce dernier. On peut imaginer qu’il se passe la même évolution qu’entre 1930 et 1960. L’instrumentarium a beaucoup changé, ainsi que la culture des musiciens. Ce n’est plus la même manière d’appréhender la lumière orchestrale ». Là aussi, Andromaque dispense des trésors d’inventivité et d’efficacité dramatique. À quoi comparer l’orchestre d’Andromaque ? Hervé Niquet n’y va pas par quatre chemins : « Après Grétry, il faut franchement aller vers Berlioz ». Jugement éloquent venant d’un chef qui, à la tête du Concert Spirituel, a œuvré si salutairement pour Gossec ou Dauvergne. En 1780, Andromaque dérangea suffisamment son public pour que l’accueil fût fort tiède. La reprise de 1781 remit les pendules à l’heure, avec un succès brutalement interrompu par l’incendie de l’Opéra. Plus de deux cents ans plus tard, Andromaque retrouvera majestueusement sa place dans le panthéon lyrique français.• YUTHA TEP 4 dTeeltieeakeerAkin., CeArZeir7Y:i, Menormitkini Cebe d'Ilerrelak : 111 ; a li){.21111.1 (2.1x/ertne2 Ir% kt : lamartu lefeseàral Mrarhi éldkrais eTé ersauésé tec « sing. de ta semer dJl lyerdy lnikgrale des Pièreg de "delle de 1.14gerirli Mer ire Nouveau tij ceeo 2.9 1 ; 10eicentéreg..2005 nwpcoee OXAO(CU » 9tWafàdanee t‘ZeVere I àeireeà. raFruraaula Ma. iUla. 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