Cadences n°226 septembre 2009
Cadences n°226 septembre 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°226 de septembre 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Les Concerts Parisiens

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4,3 Mo

  • Dans ce numéro : La Flûte Enchantée de Mozart.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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LE DOMAINE PRIVÉ OFFERT PAR LA CITÉ DE LA MUSIQUE À GUSTAV LEONHARDT ET DEUX CONCERTS AVEC FRANS BRÜGGEN ET SON ORCHESTRE DU XVIIIE SIÈCLE NOUS DONNENT L’OCCASION D’ÉVOQUER CES FIGURES PIONNIÈRES DE LA RÉVOLUTION BAROQUE, PAR AILLEURS TOUTES DEUX D’ORIGINES NÉERLANDAISES. Qu’on nous autorise ici à rendre également hommage à Anner Bylsma qui, durant ces années épiques de lutte musicale, 14 BAROQUE Gustav Leonhardt et Frans Brüggen, deux emblèmes de la révolution baroque menée dans les années 70. Deux figures marquantes de la vitalité de la musique hollandaise. DR ➜ Du 15 au 19 septembre - Cité de la musique, Eglise Saint-Louis-en-l'ïle, Eglise Saint-Roch Domaine privé Gustav Leonhardt avec Le Concert Français, Sigiswald Kuijken, Sara Kuijken, Wieland Kuijken, Café Zimmermann, Gustav Leonhardt ➜ Les 25 et 27 septembre - Théâtre des Champs-Elysées Mozart - Orchestre du XVIII e Siècle, Frans Brüggen (direction) Gustav Leonhardt & Frans Brüggen Pionniers du renouveau baroque cadences septembre 2009 complétait avec Gustav Leonhardt et Frans Brüggen un trio 100% hollandais dont certains enregistrements conservent la glorieuse mémoire. Les trois pionniers sont nés « dans un mouchoir de poche » – 1928 pour Gustav Leonhardt (il a fêté ses 80 ans l’an passé), 1932 pour Frans Brüggen et 1934 pour Anner Bylsma. Ils entamèrent leur carrière dès les années 1950. Gustav Leonhardt sortit diplômé de la Schola Cantorum de Bâle où il fut étudiant de 1947 à 1950, débutant immédiatement sa carrière de claveciniste à Vienne, se lançant tout aussi vite dans l’enseignement. En 1954-1955, il fonda le Gustav Leonhardt Baroque Ensemble qui devint plus tard le Gustav Leonhardt Consort. Lors d’une collaboration fameuse avec Alfred Deller dans les cantates BWV 54 et 170 de Bach, l’ensemble comptait en son sein un certain Nikolaus Harnoncourt au violoncelle. L’intégrale des cantates de Bach chez Teldec ne surgit donc pas du néant et l’armature du navire était déjà vieille de près d’une vingtaine d’années lorsque la firme allemande (ou plutôt la collection Das alte Werk, créée en 1958, dont on ne dira jamais assez le rôle crucial) se lança dans l’aventure à
partir de 1971, répartissant les œuvres entre le Gustav Leonhardt Consort et le Concentus Musicus Wien qu’Harnoncourt avait créé en 1953. Il fallut près de vingt ans pour que cette croisière musicale parvienne à bon port (1990) mais Leonhardt et Harnoncourt noyèrent définitivement l’académisme de ce temps, ouvrant enfin l’intérêt du grand public à l’exploration des timbres originaux. Par la suite, Leonhardt multiplia les hauts faits d’armes, provoquant ainsi la création en 1972 de La Petite Bande dont le chef permanent allait être Sigiswald Kuijken, le musicien néerlandais n’y retournant que sporadiquement. Il y a quelques années, quand Sigiswald Kuijken fit siennes les thèses de Joshua Rifkin sur l’interprétation des œuvres vocales de Bach (un chanteur par voix), la prise de position cinglante de Leonhardt entama quelque peu ses relations avec La Petite Bande. La présence de la famille Kuijken au concert du 16 septembre atteste cependant de la réconciliation survenue. La gloire de Leonhardt auprès du grand public pourrait sembler, à première vue, amplement surpasser celle de Frans Brüggen. Pourtant, la carrière de soliste de Brüggen ne fut guère moins brillante mais plus confidentielle de par la nature même de l’instrument, la flûte à bec, même si Brüggen fut adoubé rien moins que par le regretté Luciano Berio. La carrière de soliste de Brüggen ne fut guère moins brillante mais plus confidentielle de par la nature même de l’instrument Les choses auraient pu changer, en 1981, lorsque le flûtiste fonda son Orchestre du XVIII e siècle qui, d’emblée, s’imposa comme une référence incontournable dans l’interprétation philologique des périodes classique et romantique, qui restent leur raison d’être même si Brüggen et ses complices se penchent régulièrement sur Bach ou Rameau. Mozart et Beethoven, oui, mais aussi Haydn, Schubert, Mendelssohn ou Schumann : Brüggen n’a pas choisi la démagogie en termes de répertoire, de même qu’il ne transige guère avec l’organologie, demandant à ses musiciens de prendre avec eux, à chaque tournée, plusieurs instruments adaptés à chaque époque musicale. Ainsi, lorsque l’Orchestre du XVIII e siècle parcourt l’Europe avec Rameau et Chopin, Frans Brüggen dispose en fait de deux orchestres, comme il aime à le répéter. Vous avez bien lu Chopin : depuis quelques années, l’Orchestre porte haut les couleurs d’un Chopin philologique sous les auspices de la très officielle Société Chopin de Varsovie. L’unicité de cette phalange vient aussi de son mode de fonctionnement singulier : choix collégial des nouveaux membres, deux ou trois vastes tournées par an qui laissent en général les musiciens dans un état d’épuisement satisfait mais total, etc. Après près de trente ans d’existence, l’Orchestre n’a pas encore été surpassé en termes de beauté sonore et d’élégance racée, aux proportions olympiennes, malgré les réussites incontestables de ces dernières années. ● YUTHA TEP SALLE CO RTOT Sai son 2009/10 Jeudi 22 octobre ZD0l à 201130 Quatuor Plooho,s Simori2ami Ipianoj F : ÉCI &Laie igre ér mon r de SCIHUEIERT, quintette rie CHOSTMOVITCH Mercredi LB novembre 2099 à 2Ohltr, Lidip Bi2kak Ipianoj Samia Male Elpecla flow,. Clara Strnis.:11wcelles). Vladimir Dubois [cor] Image:. d'Orient, Andante et. variations. de SCHUMANN, Ronde de CHOF.11, RgmingçQrrç de Don Juan de MT DImeniche ». novembre 11)11 » 11h" Emmanuelle Gouine Ir I:Rente:1 VilifaiSytialov iplano:1 i'Mérjoire &die, Ar perir é répbarit ; 11'musique de POULENC ! mur piano) Dimernhe çlieveiTibrîr 2009 à Emmanuelle courue jr mitantu) « E FK1.5toirf du petit enikus a".frgirÉS.ei..fré.ree. Grentérl, linwilque de HAMA/Nin Vençlsççli 1.e Idéçiembre41009 à 2-ph3(1- riou551210 « doloni Ftaçhcl FKilly d'Albe Itiolonj, Khateu n a (PeràflOk. 5vetlana Lifar lineno'J. l'inDale51c.rauzeichei en.rdwitrrl. Orchestrr de Chambre dela NOuvelle Eure prc." n tropprd produrtan ClCublr COrKert0 violon de BACH. 5r.altiat mater ide PZIMULE5# DirrUhithe 21 pratiie-i 2010 à 11h** Alain Carré.i,comrdien) Emmanuelle Gaume Ct0Médierrae) Emarillelle5ttemercl (pian] « lis tare : d'Afier aiodys des MenreiffeeD Érauiique de 2E jainviier 20111 213h30'roaurInr,› unirairfflanejeicmtrnaare Chapin Berceusetig. 57, Prélude 14 étudet:. op. 10 6 : op 25de CHOPIN Mardi 16 février 2010 à 20tI30* Pamin Éiahnimi (piano) Variations n rebefir de BACH Hardi 23 mars Z030 à lohee. Honni DI Pie ITO I : bau ej Arnaud Art Liederàbend amieSCHUBERT. SCHUMANN. ? HAMME !, Mercredi 14 avril 2010 à 20h3.0* Jerirry Lin Iiiiare,1 F'reutle. rillueutt. de BACHei de CI-LOSTAKOWICH Jeudi 20 nui 2010 à 204130 Madame Frariçr.asc dis Ncurireaux Fez iclourn:I, Rebeea Chaillot (piano'Soemacle Fionz, pero5re dom" der.arir.rn.0, Sana tr en si mineur de LISZT PARIS Lxilra• NLI r p'- h ii da hd npiira n'a lion nu Rue : a•au 69 eb eled Vmln) - wmooLlne.ozen TI25 {-TRis{{adhFW zlibrit Le, 41sudirc.. dan.. tiSù rel Uemeri.eu pueolr P 1171 ! • Tf. 02e.) Riss S concens• : 7E. C p:+ir les cenram lx Fis *rra r abc « m'un ("I Dan t Irrli.J I. : 7ÉCI L I man n d I ialk Cure. : 7b nit Ca ni Inei MIL"'P1115• Inicepritprud rum• idiw.pntp nul coin LCi ciri:ers da Ii saiffli ion L Fei:siva ; Pi I E Mil 1h W Le cadences septembre 2009 15



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