Bubble mag n°8 sep/oct 2008
Bubble mag n°8 sep/oct 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de sep/oct 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Elbbub

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 3,6 Mo

  • Dans ce numéro : petits génies de l'informatique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Un animal protégé Pour de nombreuses populations, elles ont longtemps constitué une excellente source de protéines. On venait récolter sur la plage les œufs aux allures de balles de ping-pong en plantant dans le sable une fine baguette : si celle-ci remontait enduite de sable (humidifié par les glaires qui enrobent les œufs), cela indiquait qu’il suffisait de creuser pour trouver une centaine d’œufs comparables, en nutriment – comme au goût –, à ceux d’une poule ! Dans certaines régions, on leur prêtait même des qualités médicales, voire aphrodisiaques – sans doute justifiées par leur réelle qualité nutritive pour des hommes sous-alimentés ! Quant aux mères tortues qui se traînent sur la plage pour pondre, elles étaient souvent tuées pour leur chair et leurs écailles, ce qui a mené peu ou prou les sept espèces mondiales au bord de l’extinction… Aujourd’hui, les mesures de protection côtières donnent des résultats positifs : finis, le trafic de carapace et d’écailles entre pays pauvres et pays riches ainsi que la traditionnelle soupe de tortue ou le trafic des œufs. Pourtant, beaucoup se noient encore dans les filets de pêche ou s’étouffent avec nos sacs en plastique immergés qu’elles prennent pour des méduses… Où les observer ? En France métropolitaine, elles sont plus souvent repérées échouées que vivantes et ne pondent que très rarement sur nos côtes. Dommage, car la plus grande du monde – la tortue luth – hante les côtes atlantiques, tandis que sa petite cousine – la caouanne – préfère la Méditerranée. Les témoignages des pêcheurs et plaisanciers, qui peuvent atteindre le nombre de 100 à 150 observations par an, sont centralisés par l'Aquarium de La Rochelle. Avec le Seaquarium du Graudu-Roi en Camargue, ils constituent les deux centres d'étude et de soin des tortues marines. Pour les observer évoluant sous l'eau, le plus sûr moyen reste une visite de nos 16 Tortues marines Bien avant la très sympathique et courageuse Crush, amie de Nemo, les tortues de mer se sont inscrites parmi les symboles incontournables du monde marin. Mais leurs rapports avec l’homme ne leur ont pas toujours été très favorables… Photo C’est à Mayotte que nous avons pu approcher – avec Ariane, alors âgée de 5 ans – ce beau spécimen mâle qui broutait tranquillement les herbes à quelques mètres de la surface du lagon. Y (www.tortuesdemayotte.com) grands aquariums – et notamment l'Aquarium de La Rochelle ou celui de Vannes, l'Océanopolis de Brest, le musée de la Mer de Biarritz, l'Aquarium de Monaco ou le Marineland d'Antibes. Si vous rêvez de nager auprès d’elles (sans vous y accrocher ! ), c’est bien plus facile en zone tropicale, et nos DOM-TOM feront très bien l’affaire ! La plus grande plage de ponte de tortues luth du monde est située en Guyane. Vous avez également toutes vos chances à La Réunion (www.kelonia.org), aux Antilles (www.tortuesmarinesantilles.org), ou en Nouvelle-Calédonie, si vous évitez les zones les plus habitées. par Julia et Roland Seitre Roland Seitre Comment les observer ? L’idéal, pour observer la ponte de ces reptiles marins – qui ont connu les dinosaures –, est de partir la nuit avec un guide et des lampes rouges peu puissantes (une tortue dérangée par la lumière retourne vite à la mer). Une fois sortie de l’eau, la tortue rejoint la ligne des marées et des vagues – ses empreintes ressemblent étrangement à des marques de bulldozer à chenilles ! – et creuse un trou avec ses pattes postérieures. Ses yeux, protégés du sable par d’abondantes sécrétions, semblent « pleurer » tandis que, petit à petit, les œufs tombent. Enfin, elle rebouche le trou, tourne un peu au-dessus afin de brouiller les pistes et retourne vers l’Océan. Deux à trois mois plus tard, les œufs éclosent – généralement de nuit – et les bébés tortues se précipitent vers la mer. Mais seul un sur mille atteindra l’âge adulte !
par Sabine Bazoche Les arts martiaux Les arts martiaux et leurs références à l’Asie inspirent beaucoup de respect mais aussi d’interrogations. La « zen attitude » devenant tendance, petite virée dans cet univers étrange, accessible à nos tout-petits. Un art martial, c’est quoi ? L’art martial est une activité qui combine techniques de combat (« martial » vient du dieu latin de la Guerre, Mars, et signifie « décidé, combatif »), connaissance et maîtrise de soi. L’aspect primaire de la guerre entre fortement en contradiction avec la notion d’art, en Occident. En Orient, en revanche, le combat relève d’une activité jugée très noble. Voilà pourquoi on parle bien d’« art martial » pour ce sport d’origine asiatique. La pratique d’un art martial, pour qui ? Les clubs proposent une initiation au judo dès l’âge de 5 ans – voire 4 ans. Sachez qu’il existe très peu de risques physiques – en tout cas pas plus que dans tout type de sport. Il ne sera pas forcément évident de convaincre votre choupette, toute de rose vêtue, de se lancer dans un sport qui véhicule une image assez masculine. Cependant, les filles sont généralement plus aptes à la concentration et à l’autocontrôle que les garçons : elles y trouveront donc également une excellente source d’épanouissement. Pourquoi choisir un art martial pour son enfant ? Pratiquer un art martial est une excellente façon d’apprendre à contrôler ses mouvements et à maîtriser ses émotions. L’idée de base est de savoir réagir rapidement face à autrui, et selon des règles précises. Corps et esprit sont ainsi stimulés parallèlement. Ce type d’activité aidera les enfants timides à développer une meilleure confiance en eux, sans l’affrontement parfois brutal des jeux en équipe. Les arts martiaux sont également très positifs pour les enfants chamailleurs ou agités : ils apprendront à canaliser leur trop-plein d’énergie et à respecter leur adversaire. Enfin, la notion de discipline peut s’avérer utile à tous ! Elle est fortement présente dans le respect de règles strictes et les nombreux rituels. Comment choisir un art martial ? Plus encore qu’au football ou à la natation, la relation avec le professeur est très importante et participera activement au choix de l’art martial. Dans cet esprit, rendez-vous dans les différents clubs susceptibles de vous intéresser, organisez une séance d’essai et une rencontre avec l’enseignant. Les sites officiels des différentes fédérations ou bien celui de la Ville de Paris vous y aideront. Y Ville de Paris : http://www.paris.fr. Fédérations françaises : Y Judo : www.ffjudo.com. Y Karaté : www.ffkama.fr. Y Aïkido : www.aikido.com.fr. Y Taekwondo : www.fftda.fr. Quelques repères sur les arts martiaux les plus pratiqués en France L’aïkido, ou « voie de l'unification des énergies » : c'est une technique à mains nues et avec armes qui utilise la force de l'adversaire pour esquiver l’attaque. Le judo, ou « voie de la souplesse » : c'est une technique de projection, de contrôle au sol, d'étranglement et de clefs (c’est le 3 e sport le plus pratiqué, après le foot et le tennis). Le karaté, ou « à mains nues » : c'est une technique de percussion qui utilise toutes les armes naturelles du corps (doigts, mains, avant-bras, pieds, coudes, genoux, tête, épaules…), en vue de bloquer les attaques adverses et/ou d’attaquer. Le taekwondo, ou « la voie du pied et du poing » : cet art accorde une très grande importance aux techniques de jambes, mais il n’y a aucun contact avant l’âge de 12 ans. Très spectaculaire. 17



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