Bubble mag n°5 fév/mar 2008
Bubble mag n°5 fév/mar 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de fév/mar 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Elbbub

  • Format : (200 x 269) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 4,9 Mo

  • Dans ce numéro : l'écologie et les minis.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 48 - 49  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
48 49
Histoire de cauchemars 40 par Hélène Altmann « Maamaaaaaaaan ! » Deux heures du matin ; il vient de se réveiller : cauchemar ! Quand on est sorti du lit brutalement, il n’est pas toujours facile d’avoir le geste qui rassure ou la parole qui apaise. Petits conseils sur la marche à suivre. Une bonne nuit se prépare avant la nuit. S’endormir, c’est lâcher prise, se retrouver seul, dans le noir. Pour Hélène Brunschwig, psychothérapeute, c’est un moment pas toujours facile à appréhender pour un petit, car cela signifie pour lui s’éloigner de la lumière, du bruit, de papa-maman, pour aller dans le noir. Un enfant s’endormira d’autant plus facilement qu’il aura donc passé un peu de temps avec ses parents. Il se sentira plus en sécurité. Une bonne nuit se prépare selon un ordre précis. L’importance des rituels est capitale pour un enfant. Ce sont des repères qui l’aident à se sentir rassuré. Souvent, les enfants réclament d’eux-mêmes « une histoire avant de s’endormir » (voire deux). Pour d’autres, ce sera le doudou obligatoire dans le lit, une veilleuse allumée ou une chanson douce. Quand le rituel est accompli – chaque jour le même, dans le même ordre –, la journée est finie, et l’enfant peut plus facilement trouver le sommeil. Quand le cauchemar est là, les parents aussi. La première chose à faire est de se lever. Pour rassurer. Mais évitez d’allumer dès que vous entrez dans sa chambre. Anne-Sophie Chavot- Forsans, psychanalyste, préconise « les bras de papa-maman et les mots doux, qui suffisent en général à l’enfant pour se rendormir très vite » et conseille, en revanche, « d’éviter de faire raconter le cauchemar, qui le ferait revivre à l’enfant, sauf s’il en parle de lui-même ». Mais quand l’enfant raconte qu’il y a un monstre dans son armoire, les avis divergent. Pour « Le livre anti-cauchemar de Pénélope » Pénélope a encore fait un cauchemar ! Heureusement, Pénélope a un papa. Et ce papa a un livre, recouvert d’une poudre dorée, à appliquer sur le bout du nez, le front et les yeux de Pénélope… qui s’endort en faisant des rêves… et même son rêve préféré ! Y Texte d’Anne Gutman, illustrations de Georg Hallensleben, éd. Gallimard Jeunesse, 12,50 € (à partir de 3 ans). www.sommeil.org Au choix : « Le sommeil des enfants expliqué aux parents » et « le sommeil des enfants expliqué aux… enfants ». Ludique et très pratique. « Il y a un cauchemar dans mon placard. » Tout le monde connaît ce classique de la littérature enfantine, mais on ne se lasse pas de l’histoire de ce petit garçon qui décide de se débarrasser de l’horrible cauchemar qui habite son placard. Y Texte et illustrations de Mercer Mayer, éd. Gallimard Jeunesse, 5,50 € (à partir de 3 ans). Éric Turlotte les uns, il vaut mieux ouvrir le placard pour démontrer « tu vois, il n’y a pas de monstre » et renvoyer le cauchemar au monde du rêve qui n’existe pas. Pour les autres, démontrer qu’il n’y a pas de monstre dans le placard, c’est prendre le risque que l’enfant se dise « il n’y en a pas là, tout de suite, mais une autre fois… ». Pour l’enfant, un cauchemar n’entre pas dans la chambre des parents. D’où la demande d’aller dans le lit des parents. Pour Anne-Sophie Chavot-Forsans, il vaut mieux l’éviter. En revanche, il n’y a aucune contre-indication à s’allonger quelques instants dans le lit de son enfant afin qu’il se calme. Quand les cauchemars deviennent un cauchemar pour tous. Quand l’enfant fait fréquemment des cauchemars, qu’ils envahissent le quotidien par la fatigue, qu’ils engendrent manque de sommeil, stress et irritabilité, il ne faut pas hésiter à consulter. Parfois, quelques séances suffisent à débloquer une situation. Le cauchemar est alors un signal d’alarme de l’inconscient de l’enfant qui trouve là le moyen de demander de l’aide. Selon le Dr Montplaisir, psychiatre, le trouble est considéré comme léger quand les cauchemars surviennent moins d’une fois par semaine ; modéré quand ils se produisent plus d’une fois par semaine, et comme grave quand on fait plus d’un cauchemar par nuit. (Sources : Guide familial des maladies, du Dr Montplaisir ; Le Sommeil, de Hélène Brunschwig ; Moi, la nuit, je fais jamais dodo, de Lyliane Nemet-Pier.)
par Hélène AltmannL’un l’a, l’autre pas… Où l’on essaie de faire comprendre à l’un que ce qui est valable pour lui ne l’est pas forcément pour l’autre. Quand un enfant a bien travaillé, il est agréable de lui faire un petit cadeau. Quand un enfant qui a un frère jumeau a bien travaillé, il est bien difficile de lui faire un petit cadeau. Cela rend le frère jumeau vert de jalousie et déclenche une dispute fratricide. Que faire ? Il faudrait SIMPLEMENT que Simon comprenne que si l’on récompense Gaspard cela ne veut pas dire que l’on n’est pas fier de lui. Qu’il comprenne aussi que, cette fois-ci, son frère a particulièrement bien travaillé, mais que, la prochaine fois, ce sera sûrement lui. Alors nous vivrions dans le meilleur des mondes possibles. Seulement, voilà… Je connais des mères de jumeaux qui ont capitulé. Chaque fois qu’elles achètent un petit quelque chose Livres à deux « Drôles de zèbres » Un livre farfelu, écrit comme parle une fillette, qui raconte des histoires de fillette. Azalaïs s’entend tellement bien avec Lola qu’elle décide d’en faire sa sœur jumelle. Même classe, même cours de danse. Facile d’être jumelles ! Mais quand Azalaïs ne perd pas ses dents au même moment que Lola… Un livre dans lequel les enfants se reconnaîtront. a De Brigitte Smadja, illustrations de Serge Bloch, éd. L’École des loisirs, 5,20 €. (à partir de 7 ans). à l’un, elles offrent un petit rien du tout à l’autre. Une mère, dont je tairai le nom, a même prévu, « dans un placard secret, des cadeaux au cas où ». Au cas où quelqu’un passerait à la maison avec un cadeau pour l’un (et pas pour l’autre). Au cas où une grand-mère un peu étourdie offrirait un cadeau pour les deux en même temps (« ils joueront ensemble, comme ça »). Alors, quoi ? Plus de cadeaux ? Sauf à Noël et aux anniversaires ? Pas question ! Là, tout le monde est d’accord – même les jumeaux ! Mais la menace a permis de calmer le jeu et de raccourcir les disputes. Un jour viendra où ils seront peutêtre (enfin !) trop grands pour aimer les cadeaux… En attendant, mon placard secret est toujours plein, au cas où. « Saperli & Popette » L’histoire de « Saperli & Popette » tient dans un livre qui se regarde à l’endroit, et à l’envers si l’on veut. Elle nous emmène en voyage, avec Jean qui pleure et qui part à Saperli, tandis que Jean qui rit s’envole pour Saperlo. Une jolie façon de regarder les jumeaux en face, de côté, et même de travers. a Texte et illustrations d’Elzbieta, éd. L’École des loisirs, 11 € (à partir de 3 ans). « Petits Européens » Quand on est haut comme trois pommes, « l’Europe » reste un mot de grande personne qui ne veut pas dire grand-chose. Sauf quand Nicole Lambert, la célèbre maman des Triplés, s’empare du sujet et demande à tous les enfants européens d’expliquer comment, dans leur pays, on fabrique un ange de neige (Finlande), on joue au sac de meunier (Autriche), on dévore le camembert frit à la confiture de framboises (Danemark)... Bon à savoir : ce livre a reçu la recommandation de l’Éducation nationale. a Texte et illustrations de Nicole Lambert, éd. Nicole Lambert, 26 € (à partir de 6 ans). 41



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :