Bubble mag n°5 fév/mar 2008
Bubble mag n°5 fév/mar 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de fév/mar 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Elbbub

  • Format : (200 x 269) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 4,9 Mo

  • Dans ce numéro : l'écologie et les minis.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 16 - 17  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
16 17
Ariane et le rhinocéros 16 par Julia et Roland Seitre Vétérinaires devenus photoreporters animaliers, l’arrivée de notre premier enfant nous laissa perplexes : comment continuer à partir dans le monde six mois par an avec un bébé ? Notre première aventure en famille – six semaines en Afrique australe – nous a prouvé alors que travailler avec notre bout d’chou à l’autre bout du monde était chose facile. Quinze ans plus tard – et avec deux enfants de plus –, nous continuons de sillonner la planète. Seul bémol : les plus grands sont assignés au lycée… Le tout jeune rhino se roule dans la boue en grognant de bien-être. Ariane, 14 mois, le regarde avec envie : il fait très chaud ; elle aussi voudrait bien se baigner ! Échange de regard avec Karen, la maman d’adoption du petit pachyderme orphelin : il n’y a aucun risque. Alors, nous déshabillons notre petite fille et la laissons agir. Elle approche de la flaque, regarde fixement l’animal, sans peur mais avec respect. Elle mesure ses mouvements, d’autant plus hésitants que le sol est glissant. Bébé rhino se vautre et Ariane n’ose pas s’imposer. L’animal quitte quelques instants le bain ; c’est le moment : elle s’installe au beau milieu de la latérite rouge, heureuse comme seul un bébé peut l’être. Quand son copain d’un jour reviendra, elle le repoussera d’une main négligente, non sans crier avec véhémence. Elle a pris possession du terrain ! L’autre bébé, privé d’un plaisir pourtant légitime, restera un temps interloqué, puis une complicité entre eux naîtra... Ce petit rhinocéros, abandonné par sa mère dans un parc national sud-africain – car né prématuré –, a été élevé dans le refuge de faune de Pretoria ARC (Animal Refuge Center). À l’âge de deux mois, encore un peu en retard, il commençait tout juste à prendre son indépendance. Buvant goulûment des biberons de lait préparés dans des bouteilles de 2 litres de cola, il ne s’éloignait encore guère de sa seconde mère. Juste assez pour s’intéresser à nous, juste assez peu pour ne présenter aucun danger. Mais une quinzaine de jours plus tard, c’était une autre histoire : trouvant très amusant de pousser de toute la force de ses 60 kilos sur tout ce qui l’entourait, il était devenu un compagnon de jeu beaucoup trop dangereux pour une petite fille d’un an ! RolandSeitre Le rhinocéros noir Tous les rhinocéros du monde vont mal – le noir y compris –, avec une population estimée à moins de deux mille individus. Il a y cent ans, plusieurs dizaines de milliers de ces mastodontes hantaient l’Afrique noire. Aujourd’hui, la population d’Afrique du Sud est la seule à augmenter, alors que l’espèce a bien failli disparaître du pays au début du siècle dernier. Ils sont essentiellement exterminés pour leur corne, utilisée pour fabriquer les manches des poignards yéménites et réputée en médecine chinoise pour réduire la fièvre. Le rhinocéros noir a la réputation d’être beaucoup plus agressif que son congénère « blanc ». Souvent irascible, c’est lui qui est incriminé lors des charges – exceptionnelles – de voitures de touristes en safari. Pourtant, au ranch d’Imire, au Zimbabwe, des rhinocéros noirs ont été apprivoisés, ce qui permet à leur propriétaire de les protéger des braconniers en les ramenant à l’abri d’une étable chaque soir !
par Anne Ganichaud Samuel Le Bihan Comédien, réalisateur, producteur, militant pour Action Contre la Faim, globe-trotter et papa comblé, il a le sourire et la bonne humeur de celui qu’on voudrait tous avoir comme meilleur ami. Avec enthousiasme et engagement, le charmant Samuel Le Bihan nous parle de son fils et de son action associative. Nouvelle année, nouvel invité : place au premier « Conciliabulle » au masculin. Petit, vous avez grandi en région parisienne et en Bretagne : quels sont vos souvenirs de cette période ? À quoi vous amusiez-vous ? Je passais la plupart de mes vacances à la campagne, chez mon grand-père qui était marin-pêcheur. Ma sœur et moi nous amusions bien, là-bas. J’ai aussi un côté solitaire : lors des deux ans que j’ai passés en Bretagne, j’aimais beaucoup me promener seul dans la campagne. De retour en banlieue parisienne, j’ai fait du judo et du rugby, puis du footballavec mes copains, juste en bas de chez moi. Et puis j’ai toujours adoré dessiner. J’ai tout appris tout seul ; j’y prenais beaucoup de plaisir. Une chose qui m’embêtait, c’était l’accordéon – mon père voulait absolument que j’en joue –... j’avais horreur de ça ! Heureusement, il s’en est vite aperçu, et, finalement, c’est lui qui s’y est mis ! • (*) Ne manquez pas le documentaire Nomad’s Land, réalisé par Samuel Le Bihan en Mongolie, qui traite des problèmes sociaux et humanitaires des habitants des bidonvilles d’Oulan Bator. Diffusion à la mi-février, sur France 2, dans Envoyé spécial.• Vous pouvez soutenir Action Contre la Faim avec votre enfant et son école en participant à « La Course contre la faim ». Infos et dons sur www.actioncontrelafaim.org ; tél. : 01 43 35 88 88. Votre fils, 13 ans, pratique-t-il une activité que vous auriez voulu exercer plus jeune ? Oui : de la batterie ; j’aurais adoré en jouer ! Il en joue assidûment ; il tape partout… ça me fait rire ! C’est fou comme il me ressemble ; je retrouve chez lui beaucoup de mes traits de caractère : non seulement il adore la musique et le dessin, mais il est tout aussi fier et rêveur que son père… Vous pose-t-il beaucoup de questions sur vous, sur votre métier ? A-t-il envie de suivre les pas de son papa ? Oui, bien sûr, il me pose énormément de questions sur les films, sur mes rôles. Je l’emmène parfois en rendez-vous avec moi – ça lui plaît beaucoup. Je me souviens que sur le tournage du Pacte des loups, il y a déjà quelques années, il avait passé des heures avec l’équipe des effets spéciaux ! Il est, de façon générale, très attiré par les métiers artistiques, mais il n’a pas envie de faire comme moi. Il aimerait être compositeur – il s’est récemment mis au piano et crée déjà ses propres compositions avec un logiciel musical. Et ce n’est pas mal du tout ! Vous êtes très investi auprès de l’association Action Contre la Faim. Pouvez-vous nous raconter ce que vous faites avec eux ? J’ai connu l’association après avoir rencontré Jean-Christophe Rufin (auteur de Rouge Brésil et président d’ACF, de 2003 à 2006) : il m’a donné envie d’en savoir plus, de m’investir. C’est ainsi que j’en suis devenu l’administrateur. Nous nous occupons en priorité de l’accès à la nourriture et à l’eau potable dans les zones d’urgence (conflits armés, catastrophes naturelles, pays qui ont du mal à passer du communisme à l’économie de marché…). Je me rends souvent sur place – je réalise notamment ACFSoudan des reportages pour alerter l’opinion (sur le Darfour, par exemple). Je reviens d’ailleurs de Mongolie, où je viens de terminer le montage d’un documentaire (*). Pour mon prochain sujet, j’aimerais aller à Haïti : il y a beaucoup de choses à faire, là-bas. Et vous aussi, vous pouvez nous aider, si vous le souhaitez – en devenant bénévole, par exemple. À bon entendeur… ! Comme vous, est-ce que votre fils a l’esprit militant ? Que voudrait-il changer dans le monde ? Lorsqu’il a regardé le documentaire que j’ai réalisé en Mongolie, il m’a tout de suite demandé : « Est-ce que tu les as aidés, ces gens-là ? » Il cherche bien sûr à avoir une image de son père qu’il puisse valoriser auprès de ses copains ! Ce dont je suis sûr, c’est qu’il se sent très concerné – notamment par la misère des enfants dans les autres pays. Dans sa chambre, il a accroché un poster de Che Guevara. En parlant du « monde », y a-t-il des destinations qui font rêver votre fils ? Avez-vous prévu de partir bientôt en vacances en famille ? Il rêve d’aller au Japon ; il est très influencé par les mangas, les jeux vidéo, et la culture japonaise le séduit. Il y a une véritable force créative là-bas. J’aimerais faire un voyage en Asie avec lui, au Japon et en Chine. C’est ma bonne résolution pour 2008 ! 17



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :