Bubble mag n°2 mai/juin 2007
Bubble mag n°2 mai/juin 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de mai/juin 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Elbbub

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 4,6 Mo

  • Dans ce numéro : vacances par ordinaires.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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52 52 Globulle santé Le développement psychomoteur de l’enfant est un processus continu. Il commence dès la grossesse, pour se prolonger au fil des années, suivant un rythme très personnel. Même si les séquences du développement sont les mêmes pour tous les enfants, elles ne se font pas forcément au même rythme selon les individus. Le développement psychomoteur obéit à 4 grands principes : 1- La progression se fait par étapes : l’enfant évolue toujours par phases successives. Il doit impérativement intégrer chacune de ces acquisitions avant de passer à une nouvelle étape. Il commence par se tenir debout avant de savoir marcher, ne court qu’après avoir parfaitement maîtrisé tous les aspects de la marche et ne descend un escalier que lorsqu’il a appris à le monter. 2- Un développement de la tête aux extrémités : l’évolution psychomotrice se fait de la tête vers les membres. La toute première étape de l’acquisition de la marche passe par la tenue de la tête et le renforcement des muscles cervicaux ; ensuite c’est au tour des muscles du dos et des bras de se fortifier : l’enfant sait faire beaucoup de choses avec ses doigts avant de savoir marcher. 3- Un développement de l’épaule jusqu’aux doigts : le développement des mécanismes de préhension se fait en partant de l’épaule pour aller vers le poignet, les paumes et les doigts. Le bébé saura d’abord bouger le bras avant de contrôler le mouvement de ses doigts. 4- Des muscles plus ou moins sollicités : le tonus musculaire du nourrisson évolue au fil des postures qu’il adopte. Il augmente au niveau du tronc, pour que l’enfant puisse tenir sa tête et redresser son dos ; il diminue au niveau des jambes, ce qui favorise son extension, indispensable à la marche. Le bébé gigote dans le ventre de sa mère dès le 4e mois de grossesse, mais à la naissance ses mouvements sont limités. Il ne bouge en effet que ses yeux, ses mains et pédale dans le vide. Il va devoir apprendre à s’asseoir puis à se mettre debout et, plus tard, à marcher. La tenue de la tête se fait progressivement au cours du 1 er et du 2 e mois ; dans le même temps, les mouvements des bras et des jambes prennent de l’ampleur et deviennent de plus en plus efficaces. Ils permettent ainsi une musculation indispensable aux futures acquisitions, d’où l’importance de laisser gigoter votre enfant et de bannir les vêtements entravant ses mouvements. Vers 5-6 mois, il commence à se retourner sur le dos : attention aux chutes de la table à langer ! Vers 6 mois, il commence à se tenir assis dans sa poussette. Si on le place sur un tapis d’éveil, il testera son équilibre en se balançant d’avant en arrière. Il ne faut pas l’obliger à s’asseoir sans qu’il en manifeste l’envie, car lui seul ressent ce que son corps est capable de faire ou non. Vers 8-9 mois, il apprend à s’asseoir tout seul, ce qui lui permet de s’intéresser aux objets qui l’entourent. Il commence également à se déplacer, mais ne vous inquiétez pas s’il ne marche pas à quatre pattes : c’est la seule étape qui ne soit pas obligatoire. Attention aux objets dangereux (le vase qui peut tomber...) et aux prises électriques. Vers 9-10 mois, il apprend à se redresser. D’abord en s’agrippant à ce qu’il trouve, puis en tirant sur ses bras et en poussant sur ses jambes. Il va ensuite progressivement prendre confiance en lui pour se tenir tout seul pendant quelques instants, puis… marcher. À la naissance, les poings d’un bébé sont fermés, mais si on les déplie doucement et que l’on stimule la paume de sa main avec l’index, le nouveauné s’agrippera fortement à ce doigt. Vers 3 mois, il commence à toucher les objets, à redresser son dos et à établir une corrélation entre le toucher et la vision. par le Dr. Alain Terrisse Le développement psychomoteur de l’enfant, de 0 à 1 an
Le développement de la motricité fine est tout aussi fascinant. L’enfant passe du réflexe archaïque – où ses doigts se referment sur tout ce qui touche la paume de sa main –, à la préhension de son biberon, pour un jour s’habiller tout seul. Vers 5 mois, il réussit à attraper ses jouets en utilisant aussi bien sa main droite que sa main gauche, car il est alors ambidextre. Mais son mode de préhension est malhabile, car il s’empare des objets en les coinçant avec ses doigts contre sa paume, pour les porter immédiatement à sa bouche, organe privilégié à cet âge pour découvrir le monde. Pour faciliter son développement, mettez à sa disposition des objets lui permettant d’explorer, de tourner, de tirer, de faire du bruit… Vers 8-9 mois, une fois la position assise maîtrisée, il peut alors se concentrer sur la motricité de ses mains. Dans un premier temps il va attraper les objets « en râteau », en faisant glisser les objets vers lui, puis il commencera ensuite à utiliser son pouce pour acquérir enfin la maîtrise de la pince, associant le pouce aux autres doigts. Ses gestes seront de plus en plus rapides et précis. À 5 mois, il met près de douze secondes pour attraper un objet ; à 1 an et demi, cinq secondes lui suffiront ! Pour l’aider dans son développement, il est important de jouer avec lui, mais surtout en respectant son rythme et en lui donnant des jeux adaptés à son âge (la télévision ne vaut pas des parents qui jouent avec leur bébé). Il appartient aux pédiatres de déceler, avec l’aide des parents, les troubles de la motricité, car, soignés précocement, ces troubles régressent. Il existe en effet ce que l’on appelle une « plasticité neuronale », qui permet une récupération fonctionnelle à laquelle ne peuvent pas prétendre les cerveaux d’adultes. 53 53



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