Bubble mag n°18 nov/déc 2010
Bubble mag n°18 nov/déc 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°18 de nov/déc 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Elbbub

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 10,0 Mo

  • Dans ce numéro : Julia Roberts

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Conciliabulle interview people Vous étiez récemment à l’affiche de Mange, prie et aime. La bonne bouffe, c’est le meilleur des antidépresseurs ? La scène du film où vous voyez mon personnage quasiment « jouir » devant son assiette de pâtes… Eh bien sachez que mon plaisir n’était pas feint ! C’est bien la première fois de ma vie que j’ai été ravie de faire plusieurs prises. Dans une cuisine, Julia Roberts, ça donne quoi ? J’aime l’idée d’aller récolter les légumes de mon potager. C’est économique, garanti sans pesticides, et infiniment meilleur pour la santé. Et puis on sait au moins d’où ils proviennent. Traçabilité béton (rire) ! Quels sont les plats préférés de vos enfants ? J’essaie de les convaincre de manger autre chose que des pâtes en forme de Bob l’éponge ! Je ne désespère pas : ils adorent mon cake au crabe et mes cookies aux noix de pécan. Vous êtes LA star pour des millions de personnes à travers le monde. Ce côté « icône » rayonnante, légende vivante, en avez-vous conscience ? Attendez, attendez ! Je ne suis pas une image, je suis une personne. De chair et de sang ! Ce sont les médias qui m’ont collé ce titre de « star ». Pas moi. Du coup, le public s’imagine que j’habite à Hollywood – alors que je vis à New York ou dans mon ranch du propos recueillis à Cancún par Frank Rousseau Julia Roberts ç Sony Pictures On ne présente plus Julia Roberts, sa réputation d’actrice surdouée l’ayant largement précédée. À plus de 40 ans, l’ex- « petite fiancée de l’Amérique » a réussi également sa vie de femme et de mère de famille. Maman de trois enfants – les jumeaux Phinnaeus Walter et Hazel Patricia, 6 ans, et Henry Daniel, 3 ans et demi –, la « pretty star » nous parle de son quotidien. Nouveau-Mexique –, que je ne me déplace qu’en limousine – alors que j’adore marcher – et que je me promène avec 6 gardes du corps quand je me rends au supermarché ! La célébrité, je vais vous dire : c’est comme si vous surfiez sur la vague d’un tsunami. Rares sont ceux et celles, à Hollywood, qui arrivent à surnager. Moi, j’ai toujours réussi à suivre les bulles et à remonter à la surface ! Vos enfants ont-il conscience de votre célébrité ? Pour l’heure, la seule chose qui les intéresse, c’est d’avoir le ventre plein, une bonne ration de chocolat et leur doudou à portée de main ! La célébrité, la starisation, ce sont des « concepts » qu’ils ne maîtrisent pas, et cela me réjouit. Mais il arrive parfois que mes enfants me posent des questions : « Pourquoi
on voit ta tête sur le journal que la dame est en train de lire ? » ou bien « Pourquoi il y a tout plein de gens qui aiment te prendre en photo quand tu fais des courses ? ». Honnêtement, je ne sais pas trop quoi leur répondre, car des réponses amènent d’autres questions. C’est pour cela que je n’autorise pas mes enfants à voir mes films. Quelle est votre priorité absolue pour vos enfants ? Leur apporter la sécurité affective avant de penser à l’aspect matériel de la vie. Contrairement à la stabilité financière qui est somme toute très aléatoire, la sécurité affective est une force intérieure que rien ne peut ébranler. Et comment comptez-vous vous y prendre ? Il est déjà indispensable de se sentir solide soi-même. De plus en plus de futures mamans font une thérapie afin de régler leur passé, afin de ne pas transmettre, via le cordon ombilical, leurs angoisses et leurs problèmes. Je suis convaincue que c’est une démarche qui ne peut être que bénéfique. Le ventre, c’est aussi une caisse de résonance, un amplificateur insoupçonné. C’est la même chose lorsque vous allaitez votre enfant : collé contre votre poitrine, donc non loin de votre cœur, ses sens sont en éveil et il ressent la moindre perturbation. N’avez-vous pas paniqué à l’idée d’avoir des jumeaux ? Pas plus que cela, car je ne me suis jamais sentie débordée avec les enfants. Je me souviens qu’à 13 ans je travaillais en dehors de l’école, en tant que caissière dans une pizzeria. Occasionnellement, il m’arrivait de me déguiser en ours pour les anniversaires que l’on organisait dans cet établissement ! J’ai été également serveuse chez un marchand de glaces. Pour le contact avec les kids, il n’y avait rien de mieux. « Tu veux une boule ou deux boules ? » Généralement, la réponse ne tardait pas : « Nah, cinq ! » (rire). Au fait, Dany est-il un papa impliqué ? Oui... enfin, lorsque je lui en laisse la possibilité (rire) ! Je l’admets : je suis une mama exclusive. Cela dit, sans le soutien de Dany durant ma grossesse, je ne sais pas dans quel état physique je serais aujourd’hui. Il a vraiment été aux petits soins avec moi. J’ai surtout apprécié sa patience : à certains moments, j’étais la joie incarnée, et puis, d’un seul coup, j’envoyais promener la planète entière. Les hormones, paraît-il... Vous avez perdu votre père à l’âge de 10 ans. Quelles sont les images qui vous viennent à l’esprit quand vous songez à lui ? Mon père, c’était le héros quotidien de mon enfance. C’est à travers le comportement du père que nous façonnons la première image de nous-même et, par la suite, nos relations de femme avec les hommes. Mais, toujours – je dis bien « toujours » –, nous recherchons d’abord le même homme que notre père. Mon père était un père tel que nous en rêvons toutes d’avoir : il n’a jamais essayé de me changer. Mieux : il encourageait mes initiatives et laissait ma personnalité s’exprimer. Lorsque certains parlaient de mon « fichu caractère », lui défendait ma force de caractère. Il est parti trop tôt… Quelle est votre priorité absolue pour vos enfants ? Leur apporter la sécurité affective avant de penser à l’aspect matériel de la vie. Contrairement à la stabilité financière qui est somme toute très aléatoire, la sécurité affective est une force intérieure que rien ne peut ébranler. On lit partout que votre maison serait l’une des plus écologiques de la côte Ouest. Vous confirmez ? Je ne me suis pas amusée à lancer une étude comparative, mais ce que je sais, c’est que les consignes que nous avions données à notre architecte étaient claires : nous voulions habiter une maison la plus « antigaspillage » possible ! Résultat : il n’y a pas un mur qui ne soit pas constitué de panneaux de bois provenant de forêt durable. Mes vitres ainsi que le carrelage de certaines pièces sont fabriqués à base de matériaux recyclés. J’ai également fait installer des panneaux solaires sur le toit, une mini-éolienne, un système de récupération d’eau de pluie, équipé de filtres, qui me permet d’économiser l’eau. Dans votre quotidien, faites-vous également des efforts ? Trois enfants sous un même toit, vous vous en doutez, cela produit un maximum Conciliabulle interview people de détritus. Couches-culottes usagées, rouleaux de papier toilette, lingettes, boîtes de céréales vides, boîtes de conserve… Aussi ai-je mis en place un tri sélectif des poubelles extrêmement drastique. En ce moment, je suis même en train d’enseigner à mes gamins comment faire notre propre compostage. Grâce aux épluchures de légumes, aux restes de repas et autres déchets, nous réduisons ainsi sensiblement le volume de nos ordures ménagères et enrichissons notre jardin sans frais ! C’est bien beau, mais en attendant vous avez dépensé 20 millions de dollars pour cette coquette greenhouse. Ce qui fait pas mal de… billets verts en temps de crise ! Fabriquer une maison respectueuse de l’environnement, cela a un coût. Mais plus il y aura de gens qui choisiront ces technologies vertes, plus la facture finale diminuera. J’invite donc toutes les familles responsables à s’y mettre. L’ex- « Pretty Woman » que vous êtes est-elle toujours aussi attirée par la mode ou a-t-elle tendance désormais à ne porter que des basiques pratiques ? Je n’ai jamais été une snappy dresser (traduisez : « une fille qui s’habille chic »). Il m’est bien sûr arrivé de porter des vêtements de grands couturiers, mais je ne m’y sens pas très à l’aise. À mes yeux, rien ne vaut le confort des vêtements casual. Idem pour les chaussures. À une époque, je m’achetais des tas d’escarpins griffés pour faire plaisir aux copines, qui m’assuraient que porter des baskets était antiféminin au possible. Le problème, c’est qu’à la fin de la journée mes pieds ressemblaient à des patates tuméfiées… Si vous connaissez des femmes intéressées par des chaussures ultrachic et quasiment neuves, faites-le-moi savoir : je brade ! Si vous deviez inscrire une épitaphe sur votre tombe, quelle seraitelle ? Je ferai simple et court : « No regrets. » Aucune frustration ? Si. J’aurais aimé savoir jouer du violoncelle, peindre des toiles de maître et comprendre le concept de pi sans me choper une migraine ! ç



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