Bubble mag n°14 hiver 2010
Bubble mag n°14 hiver 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de hiver 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Elbbub

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 5,5 Mo

  • Dans ce numéro : spécial cinéma d'animation.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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40 Les autres procédés du film d’animation En marge du dessin, le film d’animation met en scène de nombreux autres matériaux. Ces films, plus confidentiels mais dont le résultat est souvent très intéressant, méritent toute l’attention des parents qui ne souhaitent par formater leurs enfants à un esthétisme unique. Matériaux utilisés La liste des matériaux est inépuisable, car tout ou presque peut être utilisé pour faire un film d’animation : des marionnettes, des objets indéformables – comme les petites figurines en plastique de Panique au village (2009 ; à partir de 9 ans) –, du papier découpé, du sable, du textile – comme la laine et le tissu utilisés dans les superbes trois courts métrages iraniens Les Contes de la Mère Poule (1992-2000 ; à partir de 3 ans) –, des fruits, des légumes… Image par image Les personnages sont installés dans des décors et pris en photo, puis ils sont ensuite légèrement déplacés avant d’être photographiés de nouveau. On fait ensuite défiler les photos, à raison de 12 à 24 photos par seconde, afin de donner l’illusion du mouvement. Ce processus, image par image, nécessite une grande précision dans le placement, une constance des éléments scéniques – comme la lumière et la propreté – et surtout un grand talent de la part de l’animateur. Mélange des genres Magnifiques illustrations des diverses techniques d’animation : les deux programmes Malin comme un singe (à partir de 4 ans) et La Boutique des pandas (à partir de 2 ans) de 3 courts métrages chacun, que Les Films du Préau ont sorti sur grand écran, fin 2009. D’un raffinement rafraîchissant, ils sont issus des studios d’art de Shanghai, qui, sous l’ère du communisme, puisaient dans les arts chinois (calligraphie, peinture, papier découpé ou plié, estampes, marionnettes, ombres…) pour réaliser des petits chefs-d’œuvre d’animation. Citons par ailleurs Sinbad (1974), du Tchèque Karel Zeman (à partir de 3 ans), qui nous plonge avec délices dans le monde magique des contes des Mille et Une Nuits et qui mélange habilement les techniques du papier découpé, du dessin animé et des marionnettes. Le papier découpé Technique plus économique que celle du dessin animé, l’animation en papier découpé est souvent utilisée par les réalisateurs indépendants. Elle a donné lieu à de très beaux films d’animation et, notamment, au 1 er long métrage d’animation de l’histoire du cinéma : Les Aventures du prince Ahmed, de l’Allemande Lotte Reiniger (à partir de 3 ans), en 1926. Michel Ocelot, avec Princes et Princesses (2000) – dont il est à la fois le réalisateur et l’animateur –, et Youri Norstein, en Russie, avec Le Hérisson dans le brouillard (1975) – élu le Meilleur film d’animation de tous les temps à Tokyo – font partie des plus grands cinéastes d’animation actuels. Original et intelligent, Franz et le chef d’orchestre (2005), des Suédois Uzi et Lotta Geffenblad, a été réalisé à partir d’une technique originale alliant le papier découpé et la 3D (à partir de 4 ans).
Le Film d’État tchécoslovaque/Collection Afca Les marionnettes L’animation de marionnettes met en scène des poupées articulées, dont les matières, souvent différentes entre le corps et la tête, varient entre le bois, la pâte à modeler et la mousse en latex. On doit le premier long métrage d’animation français à Ladislas Starvitch. Son film d’animation Le Roman de renard fut en effet réalisé à partir de marionnettes, en 1929. Mais le maître incontesté des marionnettes en bois est le Tchèque Jiri Trnka, à qui ont été décernées une cinquantaine de distinctions. Il fut largement plébiscité pour ses nombreux films d’animation, dont L’Année tchèque (1947), Le Rossignol et l’Empereur de Chine (1948) et Prince Bayaya (1950). L’animation tchèque de très haute qualité et ses autres figures de proue, telles que Karel Zeman ou Eduard Hofman, ont largement constitué, à l’époque, une alternative au géant Disney. Les créations récentes ne sont pas en reste et démontrent que cette technique est plus que jamais d’actualité. Même les USA s’y sont essayé, avec : L’Étrange Noël de monsieur Jack, le 41 e long métrage d’animation des studios Disney, réalisé par Henry Selick, en 1993 ; Les Noces funèbres, en 2005, des Américains Tim Burton et Mike Johnson (à partir de 10 ans) et Coraline, de l’Américain Henri Selick (à partir de 10 ans) – Cristal du long métrage au Festival international du film d’animation d’Annecy 2009. Autre film d’animation en pâte à modeler remarqué cette année : Mary et Max, de l’Australien Adam Elliot (à partir de 14 ans), également Cristal du long métrage au Festival international du film d’animation d’Annecy 2009 (ex æquo). Enfin, à découvrir en ce moment sur les écrans, l’excellent et déroutant Fantastic Mr. Fox de Wes Anderson, d’après le livre de Roald Dahl. Incontournable et récemment sorti sur grand écran : l’excellent court métrage Pierre et le loup (2007 ; à partir de 7 ans), de la Britannique Suzie Templeton, où l’on est subjugué par l’intensité du regard de Pierre, et qui a nécessité cinq années de préparation (pour 33 minutes de film !). À voir, également : le sympathique Desmond et la créature du marais (2008), du Suédois Magnus Carlsson (à partir de 4 ans). La palme de l’animation en pâte à modeler revient aux studios britanniques Aardman Animations, avec Chicken Run (2000) et la série des courts métrages Wallace et Gromit, à l’humour désopilant – dont il est sorti un long métrage, en 2005 : Le Mystère du lapin-garou –, récompensée par 3 oscars. 41



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