Bubble mag n°14 hiver 2010
Bubble mag n°14 hiver 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de hiver 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Elbbub

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 5,5 Mo

  • Dans ce numéro : spécial cinéma d'animation.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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36 Les studios américains Des années 30 aux années 90, les studios Walt Disney furent pratiquement les seuls sur le marché. Contrairement à la production de masse actuelle, les enfants de l’époque devaient attendre Noël pour découvrir le dernier Disney… Lorsque – à partir des années 90 – les dessins ne furent plus créés à la main, mais directement réalisés sur ordinateur (en 2D puis en 3D), émergèrent alors les studios américains d’aujourd’hui. Les studios Pixar furent ainsi créés en 1979 – puis rachetés par SteveJobs (cofondateur d’Apple), en 1986 – pour être revendus, en 2006, à Disney. Leur premier long métrage : Toy Story (1995), entièrement réalisé en 3D – un événement à l’époque –, a quasiment fait disparaître l’animation 2D à la fin des années 90. Suivirent 1001 Pattes (1998), Monstres etCie (2001), Le Monde de Nemo (2003) – le plus gros succès de Pixar –, Les Indestructibles (2004), Cars (2006), Ratatouille (2007), WALL-E (2008) et Là-haut (2009). Leur 11 e film, Toy Story 3, est prévu pour juillet 2010. Inégalé à ce jour, Pixar a remporté 22 Oscars (dont 4 du meilleur film d’animation), 3 Golden Globes et 3 Grammy Awards ! En 1994, Steven Spielberg se lance, avec la création des studios Dreamworks : Le Prince d’Égypte (1998), Fourmiz (1998), Chicken Run (2000), Shrek (2001), Sindbad – La légende des sept mers (2002), Shrek 2 (2003), Madagascar (2004), Gang de requins (2004), Souris City (2006), Bee Movie – Drôle d’abeille (2007), Shrek 3 (2007), Kung Fu Panda (2008), Monstres contre Aliens (2009). En 2002, Blue Sky Studios sort son premier long métrage, L’Âge de Glace, suivi de Robots (2005) et Horton (2008). Aujourd’hui, la majorité des productions américaines sont réalisées en 3D. Mais sous l’impulsion de John Lasseter, l’ancien chef de Pixar aujourd’hui la tête créative des studios Disney, la 2D est à nouveau à l’ordre du jour. Le dernier Disney, La Princesse et la Grenouille a ainsi été réalisé sans recours à la 3D, avec des dessins à la main. De leur côté, les Français et les Japonais n’ont pas suivi cette systématisation de la 3D. Et si l’on regarde l’impact qu’ont eu sur le public des films comme Kirikou et la Sorcière, de Michel Ocelot, ou Le Voyage de Chihiro, de Miyazaki, on sait aujourd’hui que succès commercial ne rime pas forcément avec la 3D, et que le public reste (heureusement) sensible aux charmes de l’animation traditionnelle. Le Japon Hayao Miyazaki et Isao Takahata incarnent, avec le studio Ghibli, l’excellence japonaise. Leur particularité est de se concentrer sur les longs métrages d’animation, dans un pays où ce sont surtout les séries TV qui sont favorisées. Leur travail est reconnu pour la beauté des dessins et de l’animation, et surtout pour la qualité des scénarios. À leur actif, notamment : Nausicaä de la vallée du vent (1984), Le Château dans le ciel (1986), Mon voisin Totoro (1988), Le Tombeau des lucioles (1988), Kiki la petite sorcière (1989), Princesse Mononoké (1997), Le Voyage de Chihiro (2001) – Ours d’or du meilleur film au Festival de Berlin en 2002, Oscar du meilleur film d’animation et César du meilleur film étranger en 2003 ! –, Le Château ambulant (2004), Les Contes de Terremer (2006) et Ponyo sur la falaise (2008).
Les dessins animés français Très schématiquement, la caractéristique de l’animation française est de produire des films d’auteur, porteurs de message, avec un vrai propos, à la différence des films américains, qui relèvent plus du divertissement. Le 1 er dessin animé français de long métrage réalisé en France, Jeannot l’intrépide (1950 ; à partir de 5 ans), est l’œuvre de Jean Image. Adaptation libre du Petit Poucet, il s’inscrit dans la lignée des premiers Disney comme Fantasia. Carlotta Films, dont la spécificité est de ressortir en salles ou en DVD de grands classiques du cinéma, a la bonne idée de le proposer actuellement sur les écrans. En 1979, sort en salles le célèbre long métrage de Paul Grimault, Le Roi et l’Oiseau (à partir de 6 ans). Une adaptation du conte d’Andersen, La Bergère et le Ramoneur, sur des textes de Jacques Prévert. Ce film connut une première vie en 1953, avec un montage différent, imposé par la production et désavoué par les deux auteurs. En 1966, Paul Grimault récupère les droits, redessine les scènes existantes, tourne de nouvelles séquences et le remonte entièrement pour donner Le Roi et l’Oiseau. En 1999, Jean-François Laguionie et La Fabrique réalisent Le Château des singes, puis L’Île de Black Mór, en 2004 (à partir de 6 ans). Dernière création de La Fabrique : le très beau Kerity, la maison des contes, sorti en 2009 (à partir de 4 ans). En 1973, René Laloux réalise La Planète sauvage. Adaptation d’un roman de science-fiction, ce dessin animé reçoit le prix spécial du jury au 56 e Festival de Cannes. La sortie, en 1998, de Kirikou et la Sorcière, de Michel Ocelot (à partir de 3 ans), avec le studio des Armateurs, grand prix du long métrage au Festival international du film d’animation d’Annecy, est une petite révolution : le film fait un carton, révolutionnant les habitudes du public – les films d’animation précédents étant restés plutôt confidentiels – qui se rue en salles. Pour la petite histoire : aux États-Unis, le film est inconnu des enfants ; il n’est en effet diffusé à la télévision qu’à des heures avancées de la nuit, car réservé à un public averti. La raison en est la poitrine nue de la sorcière (et des autres femmes du village), que Michel Ocelot a refusé de censurer ! Réalisateur prodige, Michel Ocelot enchaînera avec : Princes et Princesses, en 2000 (en réalité, ce sont 6 des 8 contes réalisés pour la télévision, en 1988, qui n’avaient pas rencontré le succès escompté), Kirikou et les bêtes sauvages (à partir de 3 ans), en 2005, et le magnifique Azur et Asmar, en 2006 (à partir de 3 ans), qui, bien que réalisé en 3D pour des raisons de « rendu », a été « aplati » pour retrouver les effets en 2D du dessin. En 2003, Jacques-Rémy Girerd et le studio Folimage, qu’il a créé, réalisent La Prophétie des Grenouilles (à partir de 5 ans), unanimement salué par la critique et prix spécial du jury au Festival de Berlin en 2004, puis, en 2008, Mia et le Migou (à partir de 6 ans). 37



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