Bubble mag n°14 hiver 2010
Bubble mag n°14 hiver 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de hiver 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Elbbub

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 5,5 Mo

  • Dans ce numéro : spécial cinéma d'animation.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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par Anne-Laure Troublé Les films d’animation : mode d’emploi Films d’animation ? La spécificité du film d’animation repose sur une illusion d’optique. À la différence du cinéma – où le mouvement est réel et filmé en continu à l’aide d’une caméra –, en animation, les sujets sont photographiés image par image, et c’est le défilement rapide de ces dernières qui crée l’illusion du mouvement. « Animation » vient d’ailleurs du latin « anima » : « âme ». Le principe de l’animation consiste donc à donner vie à un sujet immobile. Techniques On confond volontiers film d’animation et dessin animé, alors que ce dernier n’est qu’une des variantes du film d’animation. En effet, le film d’animation englobe non seulement les dessins animés, mais également les films réalisés à partir d’autres matériaux que le dessin, comme le papier découpé, la pâte à modeler, le textile, le sable… et même à partir d’êtres humains, dont les mouvements sont photographiés (pixilation). Le dessin animé Cependant, le dessin animé est la branche de l’animation qui connaît le plus gros succès populaire. D’une part d’un point de vue historique, avec Walt Disney et Tex Avery – à l’origine du style farfelu des « cartoons » hollywoodiens des années 40 (Bugs Bunny, Droopy…) –, et d’autre part d’un point de vue quantitatif, car la grande majorité des films d’animation sont des dessins animés. 34 Pour ne plus confondre cinéma, film d’animation et dessin animé et leur constituer une « DVDthèque » idéale… Le dessin animé : du dessin à la main à la 3D Historique La technique traditionnelle la plus utilisée en dessin animé consiste à peindre des décors sur du papier et à gouacher les personnages et les objets mouvants sur des celluloïds (feuilles transparentes) qui viennent se superposer sur les décors. Cela permet aux dessinateurs de ne pas avoir à refaire les décors sur chaque dessin. Un gain de temps primordial, puisque les animateurs doivent produire 24 dessins par seconde ! Les premiers dessins animés n’étaient pas du tout destinés aux enfants. Pauvre Pierrot – réalisé par Émile Reynaud en 1892 et projeté via son théâtre optique (procédé inventé avant le cinématographe, en 1895, des frères Lumière) –, ainsi que Fantasmagorie, d’Emile Cohl – le premier dessin animé réalisé pour le cinéma, en 1908 –, s’adressaient, en effet, aux adultes. C’est Walt Disney qui, en 1920, utilisa cette technique pour les enfants, et qui inventa, 7 ans plus tard, le célèbre personnage de Mickey. Son succès fut tel, que, très vite, le cinéma d’animation fut assimilé au dessin animé. Au point même que, dans les années 50, lorsqu’un réalisateur faisait du cinéma d’animation, on appelait cela « un mickey » ! Le premier long métrage en dessin animé – Blanche- Neige et les Sept Nains – de Walt Disney (à partir de 4 ans) sortit en 1937 et enchanta le public, émerveillé par les prouesses techniques. Il devait coûter au départ 250 00 $ US. Mais c’était sans compter les 750 artistes du projet, les 4 années de préparation, les 3 de production et plus de 2 millions de croquis et dessins ! Le budget final atteignit le chiffre record, à l’époque, de près de 1,5 million de $ US. Ce dessin animé marqua le début de l’ère des « Classiques d’animation Disney », qui compte aujourd’hui près de 50 réalisations, dont, pour ne citer qu’eux : Pinocchio (1940), Fantasia (1940), Dumbo, l’éléphant volant (1941), Bambi (1942), Cendrillon (1950), Alice au pays des merveilles (1951), Peter Pan (1953), La Belle et le Clochard (1955), Les 101 Dalmatiens (1961), Le Livre de la jungle (1967), Les Aristochats (1970), Robin des Bois (1973), La Petite Sirène (1989), Aladdin (1992), Le Roi Lion (1994), Le Bossu de Notre-Dame (1996), Chicken Little (2005), Volt, star malgré lui (2008). Les années 80 voient, notamment avec Taram et le Chaudron magique, l’arrivée de l’informatique dans la conception des dessins animés. Le développement des techniques numériques progresse rapidement, et, dix ans plus tard, Disney coproduit avec Pixar – alors studio indépendant – Toy Story, le premier long métrage entièrement réalisé en images de synthèse (3D).



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