Bubble mag n°13 noël 2009
Bubble mag n°13 noël 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°13 de noël 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Elbbub

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 8 Mo

  • Dans ce numéro : Astro Boy

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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44 Bulle du mois DOSSIER 3-6 ans : priorité à l’apprentissage et à la vie en société Jouer à se sociabiliser Il rentre à l’école et, du jour au lendemain, il n’est plus le même. « Je suis grand », aime-t-il à répéter. Et, en effet, il va se mettre à grandir tout d’un coup, très vite. L’enfant, stimulé par sa maîtresse, entre en pleine période d’apprentissage et découvre en même temps la vie en société. Le jeu va lui permettre non seulement d’intégrer, tout en rêvassant, ce qu’il a pu apprendre, mais aussi de se sociabiliser et d’apprendre à gérer les situations de conflit. « Regardez l’enfant concentré sur son Playmobil : il est tellement sérieux, il apprend ! », note Patrick Huerre. L’art ménager, ou l’art d’apprendre à vivre Les mamans « modernes » ne voient pas toujours d’un bon œil leur fiston jouer à la poupée ou passer l’aspirateur. De même, l’obsession des fillettes pour les cuisinières et les minitables à repasser font tiquer plus d’une femme émancipée. Alors, commander à Noël le kit de la parfaite cuisinière, c’est grave, docteur ? Faut-il voir dans la sexualité des jouets la future orientation sexuelle de son enfant ? On se calme tout de suite : pas de panique. Tout va bien si vous surprenez Paul une poupée Barbie à la main et Garance avec le costume des Tortues Ninja ! « Le jeu, c’est avant tout décoder le monde des adultes. Imiter, c’est leur façon à eux de comprendre comment ça marche », tempère Armelle Le Bigot. Haro sur les jeux vidéo ? À quoi bon les interdire ? Les écrans ont un côté magique, c’est normal qu’ils attirent les petits. En revanche, il faut savoir gérer l’écran et en limiter l’utilisation dans la durée. Les parents doivent organiser d’autres temps pour que l’enfant fasse du sport, imagine, construise, lise… « Certaines mamans instaurent une seule fois par semaine (par exemple le dimanche Ne négligez pas les jeux de société ! À 3-4 ans, c’est aussi l’âge où l’on apprend à respecter certaines règles et à perdre – un petit détail qui n’est pas forcément facile à comprendre pour l’enfant. Le jeu de société est une bonne occasion pour le parent d’exposer des règles et de l’encourager à s’y tenir. « Grâce à eux, l’enfant apprend à respecter les règles de la vie, même si tout cela se passe de façon très ludique », explique Jenny Bessière, responsable commerciale de la division Jouets d’Haba France. « Le jeu de société, c’est de la socialisation en famille : il faut suivre les règles sans les transgresser, et les parents ont un rôle important à tenir », conclut Yves Cognard. Si le Monopoly a toujours ses adeptes et ne se refuse pas un soir de vacances, des tas de jeux de société très créatifs et à mourir de rire ont vu le jour ces dernières années. Essayez donc, dès 3 ans, « Tous au dodo » (Paille Éditions) ou « Le Verger » (Haba), un jeu de coopération où il faut s’entraider pour gagner ; « Pique Plume » (Zoch Gigamic), à partir de 4 ans, ou « La Danse des œufs » et « Chevaliers de la Tour » (Haba), pour les 5 ans et plus. De courte durée, très ludiques et aux règles qui tiennent sur une page (!), ils ont, en plus, le mérite de faire rire aussi les parents. « Ces jeux sont plus adaptés aux rythmes des vies actuelles. On souhaite que le parent y trouve son compte et s’amuse », conclut Margaret Milan, présidente du comité stratégique de la Fnac éveil & jeux. après-midi) « l’heure Wii », qui devient du coup une vraie fête à la maison », explique Margaret Milan. De plus, l’écran devient dangereux lorsqu’il existe un déséquilibre au sein de la famille. L’enfant y trouve alors un refuge virtuel, une bulle, qui peut le couper du monde réel : il est alors important d’être très vigilant afin de l’en préserver. Artistes en herbe À la maternelle, l’enfant apprend à dessiner, à peindre, à modeler. Il adore être créatif, s’applique à découper, à coller. À partir de 4 ans, c’est également l’âge des premiers ateliers dans les musées. Pour la maison, des marques comme Djecoproposent de nombreux kits pour fabriquer bijoux, pochoirs, vitraux, mosaïques, mandalas de sable… Encore peu sensible au regard d’autrui, l’enfant crée en laissant libre cours à ses envies. La notion de beau lui est encore étrangère, et tant mieux !
L or Les jeux d’imitation n’ont rien d’une comédie r 1 L Des jouets toute l’année Attention : il ne faut pas comprendre par là qu’il faut le sur gâter et le voir amasser des jeux sans compter ! Au contraire, la quantité n’augmente pas la qualité du jeu. Car « offrir un jouet doit vraiment être un moment partagé par le parent et l’enfant », souligne Armelle Le Bigot. Et le rythme des jouets offerts, souvent en trop grande quantité à Noël et aux anniversaires, ne suit pas forcément les besoins de l’enfant. Mieux vaudrait qu’il en ait moins aux jours J et qu’il en reçoive davantage tout au long de l’année, en fonction de son évolution et de ses besoins. Très présents à cet âge, les jeux d’imitation sont à encourager. Laissez-les jouer à la maman et au papa, vous inviter au restaurant en sortant leur dînette en plastique ou encore se prendre pour un chevalier drapé dans un déguisement de croisé pour sauver la princesse de leurs rêves. « Ces jeux permettent à l’enfant de décoder le monde, de comprendre les relations et les interconnections. Il se transpose alors dans la sphère de ses parents et installe ainsi sa personnalité. C’est fondamental pour sa construction », décrypte Armelle Le Bigot. Que faire des jouets, au fur et à mesure que mon enfant grandit ? Ne jamais trier dans son dos est une des premières règles données par Armelle Le Bigot. Ensuite, il est important de garder les jouets qui ont compté pour lui, car l’histoire du jouet, c’est une histoire de vie avec l’enfant. Il existe un lien affectif très fort. Jouer, c’est aussi partager du temps avec son enfant… Dans une société qui rime souvent avec consommation à outrance – d’où souvent culpabilité –, il est bon de rappeler que le meilleur jouet pour un enfant reste son parent. Aucun super robot ne remplacera une bonne partie de cachecache en famille ; aucune poupée trilingue ne sera à la hauteur d’un colin-maillard rigolard. « On n’est pas obligé d’avoir un jouet en 3D pour bien s’amuser ! Le jeu, c’est avant tout partager ; l’important, c’est que les parents prennent du temps pour jouer avec leur enfant », souligne Armelle Le Bigot. L I 7-8 ans : L’âge frontière Bulle du mois DOSSIER Les jeux électroniques font tilt Avec l’entrée à la maternelle, le langage et l’apprentissage deviennent primordiaux. Les marques électroniques éducatives proposent depuis quelques années des ordinateurs pour découvrir, en s’amusant, l’écriture, les chiffres, les langues étrangères… Aidées par une technologie pointue, elles allient connaissances et jeux. Parfait exemple, le lecteur Tag de Leapfrog – une sorte de stylo équipé d’une mémoire –, qui permet de lire avec plusieurs couches de lecture (pour les 4-8 ans). « Notre secret ? Partir toujours d’un besoin du consommateur : la géographie, la lecture… et soigner notre image éducative avant tout », note Guillaume Mamez, directeur marketing de LeapFrog. À ce titre, « les licences sont primordiales : elles nous permettent de coller à l’actualité des films et des dessins animés. Grâce à ces héros, nous faisons passer du contenu éducatif ! », ajoute-t-il. C’est l’âge des premiers jeux de réflexion et de dextérité. Mais c’est surtout à partir de 7-8 ans qu’apparaît le phénomène « KAGOY » (Kids Are Growing Older Younger) des enfants « écran », souvent poussés à grandir trop vite par leurs parents, et qui deviennent accros à la télé, aux jeux vidéo et à Internet. La DS Nintendo et la Wii font leur entrée. La pression de la réussite scolaire, la maturité que l’on souhaite de plus en plus jeune (la poupée Barbie s’offre désormais à 2 ans !), le regard des autres camarades font se détourner l’enfant des jeux jugés « trop bébé ». Les listes de Noël sont regardées à la loupe, et les jeux jugés immatures, sabrés sans appel par le parent. Armelle Le Bigot alerte sur le fait que le jouet commence à disparaître de plus en plus tôt des chambres d’enfants. « C’est inquiétant, car, aussi curieux et éveillés soient-ils, les enfants ont plus que jamais besoin de jouer. La fonction du jeu, c’est d’échapper à la vérité via l’imaginaire. C’est fondamental et primordial, encore plus à notre époque où on leur fait vivre des vies très difficiles. Notre société les imagine tellement matures qu’à 7 ans on voudrait qu’ils n’aient plus besoin de jouer ! Pourtant, le jouet est non pas un passe-temps, mais fondamental dans la vie d’un enfant. » À bon entendeur… -1 45 ii



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