Bubble mag n°11 avr à aoû 2009
Bubble mag n°11 avr à aoû 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°11 de avr à aoû 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Elbbub

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 4,7 Mo

  • Dans ce numéro : Late Winslet.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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*ConciLiabulle INTERVIEW PEOPLE Kate Winslet propos recueillis par Franck Rousseau, à Los Angeles Même avec un Oscar, celle que la presse qualifie d’« actrice la plus talentueuse de sa génération » a su rester la même. Une femme simple, à dimension humaine. Une maman, surtout. De deux enfants – Joe (6 ans) et Mia (9 ans) –, qu’elle vénère. Et lorsqu’on lui parle de son époux, le réalisateur Sam Mendes, ses yeux bleus, couleur océan, s’illuminent comme deux phares… Rencontre avec une sirène qui ne ressemble en rien aux « requines » hollywoodiennes ! Vous qui avez décroché un Oscar et qui êtes une actrice reconnue, quelles peuvent être vos ambitions aujourd’hui ? D’un point de vue personnel, je n’ai pas DES ambitions, mais UNE ambition : celle d’être une bonne mère. Et ça, croyez-moi, c’est un challenge à plein temps pour lequel la plus belle des gratifications ne se présente pas sous la forme d’un trophée mais d’un sourire. Celui que vous font vos enfants lorsque vous venez de jouer à cache-cache avec eux. On raconte que vous seriez une maman très possessive. Confirmez-vous ? Je ne suis pas possessive, je suis viscéralement possessive. Nuance ! Chaque minute passée loin de mes enfants est une souffrance. Si le bon Dieu m’a fait des hanches et des seins comme ça, c’est pour donner vie à des enfants et pour bien m’en occuper ! Être actrice, star et mère, est-ce donc compatible ? Pas toujours. Lorsque je tournais Enigma, j’étais enceinte de cinq mois de Joe. Cela me perturbait tellement que j’en oubliais mes répliques. Entre deux lignes de texte, il m’arrivait de me demander : Au fait, est-ce que j'ai tiré assez de lait pour Mia ? Lorsque vous vous rendez sur un tournage, Joe et Mia sont-ils du voyage ? Cela dépend des tournages. Mia est comme moi. Elle aime les nouveaux visages, les nouveaux endroits. Elle est très sociable. Joe, lui, ne songe qu’à la nourriture (rire). Il se moque de l’endroit où il se trouve, pourvu qu’il y ait du lait ! En règle générale, je n’aime pas trop l’idée de les emmener avec moi. Surtout si je sais d’avance qu’ils devront m’attendre dans ma caravane. Je m’arrange donc avec mon mari (Ndlr : le réalisateur Sam Mendes) pour qu’il y ait toujours quelqu’un à la maison ! 34 HFPA 2009. Kate Winslet à la 66 e cérémonie des Golden Globes Awards. Ce n’est pas trop dur de laisser sa progéniture plusieurs semaines ? Si. Énormément. J’admire d’ailleurs beaucoup les mamans qui doivent, chaque matin, se rendre au bureau. Ça, je n’aurais pas pu le faire. Quand je ne tourne pas, j’ai la chance de pouvoir m’occuper de mes enfants toute l’année ! Je crois savoir que vous n’aimez pas trop prendre l’avion avec vos enfants ? Surtout depuis qu’un taré – qui prenait le même vol que moi – s’est proclamé terroriste islamique ! Je m’occupais de Mia lorsque, soudain, ce passager s'est mis à crier que l'avion était rempli de bactéries d'anthrax et qu’aujourd’hui était LE jour sacré. Fort heureusement, l'homme a été maîtrisé par cinq stewards et a été menotté tandis que l'avion était détourné vers Toronto pour des raisons de sécurité. Depuis, j’essaie de ne pas trop y songer. De toute manière, je me vois mal prendre un bateau pour traverser l’Atlantique. Déjà, parce que ça me prendrait plusieurs semaines et, ensuite – et je suis bien placée pour le savoir ! –, les bateaux ne sont pas toujours insubmersibles (rire)… ! Vous souvenez-vous de votre tout premier rôle ? Difficile d’oublier ! J’incarnais la Vierge Marie dans la crèche vivante de mon école. J’avais cinq ans et j’avais vraiment pris mon rôle très au sérieux. À onze ans, mes parents m’ont inscrite dans une école de théâtre, à Maidenhead, dans la banlieue ouest de Londres. Mais mon premier job, c’était une pub pour les céréales Sugar Puffs, où je dansais à côté d’un monstre en miel. Pour la petite anecdote, à chaque fois que je sers un bol de céréales à ma fille, je songe à ce monstre en miel. C’est un peu ma madeleine de Proust (rire) ! Est-il vrai que vous avez grandi dans une famille de hippies ? Mes parents partageaient les valeurs de cette communauté, mais n’étaient pas pour autant des extrémistes du « Flower Power ». Nous étions un peu bohèmes. Je me souviens d’avoir passé pas mal de temps sur les épaules de mon papa dans des festivals de rock, de jazz ou de pop music. On vivait au rythme de la musique. Comme nous n’avions pas beaucoup d’argent, nous campions ici et là. On faisait appel au système D. C’était l’époque où l’on volait du papier toilette dans les cafés parce que nous n’avions pas un rond en poche ! En plus d’être une actrice, votre mère était également une nurse diplômée. Elle gardait des nourrissons à la maison. Cela vous a-t-il permis d’être moins paniquée le jour où vous avez eu les vôtres ? Bien entendu. Je ne compte plus les fois où
je l’aidais, car, il faut bien l’avouer, maman était parfois un peu débordée. Depuis l’âge de raison, j’ai toujours su que je donnerais la vie. J’étais destinée à cela. Il suffit pour s’en convaincre de jeter un coup d’œil sur mes seins : de vrais obus mammaires ! Quelle fut la réaction de votre maman, le jour où vous avez décroché le rôle de Rose dans Titanic ? Avant d’avoir LE rôle, j’appelais ma mère plusieurs fois par jour. J’avais besoin qu’elle me rassure, qu’elle me dise : « Ne t’inquiète pas, chérie, tout va très bien se passer. » Le jour où l’on m’a annoncé que j’avais été retenue par James Cameron, je me revois dire à ma mère, au téléphone : « Maman, maman, tu sais quoi ? Ça y est ! J’ai le premier rôle de Titanic ! » Et vous savez ce qu’elle m’a répondu ? « Fantastique ! Mais je vais te rappeler : j’ai du jardinage à finir… » Vous avez déclaré un jour que le tournage de Titanic vous avait grandement servi pendant l’accouchement. Racontez-nous… Sur le tournage de Titanic, j’avais appris à respirer en apnée, ce qui m’a donné la possibilité de mieux contrôler mes contractions au moment où le travail a commencé. Sur le plateau de Holy Smoke, j’ai aussi eu l’opportunité de « goûter » au yoga. Grâce à cette discipline, j’avais le sentiment de mieux sentir mon bébé et, quelque part, de communiquer avec lui. Je suis devenue, depuis, une inconditionnelle. Pour rentrer dans le corset de la belle romantique de Titanic, on a raconté que vous aviez dû perdre beaucoup de poids… Il faut rétablir la vérité. On a affirmé que James Cameron m’avait martyrisée pour que je perde plusieurs kilos. Ce qui est faux. Au contraire, il m’a demandé de grossir ! Je vous explique : lorsque je l’ai rencontré la première fois, j’étais mal dans ma peau, au point de ne plus rien avaler. C’était aussi l’époque où je faisais du sport de manière obsessionnelle. Je devais alors flirter aux alentours des 50 kilos. Après quatre mois de tournage, je suis allée rejoindre ma famille en Angleterre pour Noël. C’est à ce momentlà que j’ai compris que si je continuais ainsi je finirais à l’hôpital. Aujourd’hui, je me sens presque navrée par l’obsession des filles pour leur précieux tour de taille. Preuve que j’ai surmonté mes complexes : à chaque fois que je suis assise à côté d’une maigre, je me dis, dans mon for intérieur : « Mon Dieu, quelle fadeur ! » Moi, j’aime être à l’aise dans mes culottes ! « Être une maman corvéable à merci, que voulez-vous, c’est mon karma ! « Il y a quelques semaines, vous posiez quasiment nue pour Vanity Fair. (Ndlr : Dans ce « shooting », l’actrice ressemblait à Catherine Deneuve dans Belle de jour). Racontez-nous… Je me suis donnée à fond, car se faire prendre en photo par Steven Meisel, c’est un vrai privilège. J’avais vraiment le sentiment d’incarner Catherine Deneuve, et c’est probablement pour ça que je n’étais pas du tout embarrassée à l’idée de me déshabiller devant un objectif. J’ai 33 ans, c’était le moment ou jamais. Jouer les sex-symbol alors que j’ai accouché de deux enfants, franchement, on ne vous propose pas ça tous les jours ! t Comment se comportent les mamans que vous croisez dans les parcs publics ? Parcs que vous fréquenteriez assidûment, paraît-il ? Les gens, et en particulier les journalistes, s’imaginent que lorsque je me rends dans un parc, c’est en limousine et entourée de quatre gardes du corps ! Vous allez être étonné, mais je prends le métro et, comme toutes les mamans, j’adore voir mes gamins jouer avec d’autres gamins. Je suis une maman désespérément normale ! Mais, en déclarant cela, vous vous « déglamourisez » … ? Vous savez, lorsque votre bébé régurgite sur votre chemisier une compote aux pruneaux, le glamour en prend un sacré coup (rire) ! Vous avez une bonne lessive, j’espère ? (Éclat de rire.) J’ai surtout une bonne machine à laver ! Prévoyante, j’ai investi dans le gros modèle. Celui qui lave dix kilos de linge. Car, de vous à moi, j’envisage de ne pas m’arrêter à deux enfants… Ah oui, et vous, vous en voulez combien, au total ? Trois, quatre, je ne sais pas trop. Moins de dix, ça c’est sûr ! Et pas maintenant (rire). Avec, bien entendu, une grande maison pour accueillir ce petit monde… Déjà un grand cœur (rire) ! Je ne peux pas concevoir une vie de famille sans cris, sans rires, sans joie, sans rouleaux de papier toilette coincés dans la fosse septique par une petite main coquine, sans murs de cuisine tapissés de crème caramel. Être une maman corvéable à merci, que voulez-vous, c’est mon karma ! 35



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