Bubble mag n°10 fév/mar 2009
Bubble mag n°10 fév/mar 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°10 de fév/mar 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Elbbub

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 4,4 Mo

  • Dans ce numéro : l'anglais et les kids

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 52 - 53  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
52 53
F.I i 0 Turbu Llence PSYCHOLOGIE L’association Enfance et Partage existe depuis 30 ans. Pouvez-vous nous présenter vos actions ? Enfance et Partage se bat pour la reconnaissance et la défense des droits de l’enfant, en France et dans le monde. Nous luttons contre les différentes formes de maltraitance, que celle-ci soit physique, psychologique ou sexuelle. La violence physique, ce sont des coups, des gifles et des cris à répétition. La violence psychologique est d plus difficile à discerner : ce sont des insultes, des insinuations négatives – « tu es un moins-que-rien » –, une carence affective et l’absence d’un regard positif sur l’enfant ou d’un geste tendre envers lui. Mais cela peut également se traduire par le fait d’enfermer un enfant dans un placard ou dans sa chambre pendant toute une journée, ou encore de le négliger, au point de mettre sa vie en danger : ne pas le nourrir, ni le surveiller, etc. Quant à la maltraitance sexuelle, elle englobe, d’une part, les agressions sexuelles et les viols et, d’autre part, l’exposition de l’enfant à des images pornographiques. Ces trois formes de violence sont tout aussi dramatiques et laisseront chacune des traces indélébiles. Elles privent l’enfant de son enfance. Or, comment se construire en tant qu’adulte lorsqu’on n’a pas eu d’enfance ? Comment faites-vous pour lutter contre cette maltraitance ? Nous sollicitons chacun d’entre vous à nous signaler tout enfant semblant être en danger. On pense souvent que ce sont les instituteurs ou les médecins qui doivent alerter les services sociaux. Mais pas seulement ! Que ce soit votre voisin qui tape sur son enfant, une connaissance qui laisse les siens sans surveillance et qui oublie de les nourrir, ou bien votre mari ou votre père qui touche indélicatement votre fille, vous devez le(s) signaler en appelant 40 Brisons la loi du silence ! , - — ENFANTS MALTRAITÉS Ne les privez pas de leur enfance. Appelez. Ul MI notre Numéro Vert, anonyme et gratuit. Une personne formée à la psychologie et aux questions juridiques vous répondra. Comment se déroule l’entretien téléphonique ? Vous êtes mis en contact avec une personne de l’association qui va prendre votre signalement et vous posera des questions sur l’enfant et sur la personne malveillante. par Solène de Lalande Chaque jour, chaque minute, des milliers d’enfants sont maltraités en France : coups, violence verbale, agressions sexuelles… Ces enfants se taisent. Pour protéger leurs parents, ou parce qu’ils ignorent que la vie que leur imposent ces adultes malveillants peut être différente. Depuis 20 ans, l’association Enfance et Partage a mis en place un Numéro Vert qui permet à tout un chacun de signaler un enfant en danger. Christian Gautier, son président, nous aide à comprendre cet acte citoyen. Qu’est-ce qui vous fait croire que l’enfant est en danger ? Il arrive souvent que des personnes appellent parce qu’elles ont des doutes, mais, au cours de la conversation, elles se rendent compte que leurs doutes ne sont pas fondés. Nous sommes là aussi pour ça ! Mieux vaut téléphoner et se tromper que de laisser un enfant en danger ! Des enfants meurent sous les coups de parents
violents, parce qu’on n’a pas osé les signaler. Rappelons que vous pouvez garder votre anonymat en appelant ce Numéro Vert – il ne peut donc rien vous arriver. C’est l’association qui fera les démarches pour que des mesures de protection soient prises en faveur de l’enfant en danger. Il existe plusieurs cas de figure : s’il s’avère que l’enfant est en danger, notre service juridique alertera directement le procureur de la République pour qu’une aide immédiate lui soit apportée. Le plus fréquemment, nous prévenons l’Aide sociale à l’enfance (ou le conseil général, en fonction des départements), qui va mettre en place une enquête sociale. Cette dernière déterminera s’il faut donner suite à l’affaire – sous forme d’un suivi social ou, plus rarement, d’un éloignement de l’enfant, si celui-ci encourt un danger – ou bien la classer. Nous pouvons nous retrouver face à un vrai cas de conscience : devons-nous, par exemple, signaler un enfant dont la mère est alcoolique… au risque qu’on les sépare, si celle-ci s’occupe bien de sa fille ? Ou au risque qu’elle tue sa fille dans un accident de voiture, ou qu’elle l’oublie sur un parking de supermarché ? Face à un cas de conscience, mieux vaut prendre la décision d’appeler notre Numéro Vert. C’est à l’assistante sociale – qui rencontrera cette mère – d’évaluer si oui ou non son enfant est en danger, pas à vous. Si cette femme traite correctement sa fille malgré son état, l’enfant ne lui sera pas retiré, mais on lui « imposera » une aide afin qu’elle s’en sorte. Ne prenez pas le risque de laisser un enfant souffrir entre les mains d’un adulte malveillant ou négligent. Il a besoin de vous. De nous tous. Suivez-vous ensuite les dossiers de ces enfants signalés ? Bien sûr. Nous leur proposons à titre gracieux un soutien psychologique afin qu’ils puissent évacuer les mauvais traitements qu’ils ont reçus. Nous les soutenons également de manière juridique, s’il y a des poursuites à lancer contre la personne malveillante, s’il faut saisir un juge aux affaires familiales. Chaque année, nous suivons un millier de dossiers. L r Enfance et Partage• En 30 ans, leur Numéro Vert a reçu plus d’un million d’appels. Un millier de dossiers sont suivis chaque année.• 4% des appels aboutissent à un signalement auprès du procureur de la République : il s’agit de cas de violences sexuelles ou d’extrême gravité.• Les autres appels entraînent une prise d’informations – réalisée par le service juridique de l’association – auprès des institutions en relation avec l’enfant (école, médecin traitant, service social). En fonction de ces informations, soit l’affaire est classée, soit elle donne lieu à une enquête sociale qui a pour but d’aider la famille et non pas de lui retirer l’enfant. Cet acte n’a lieu qu’en dernier recours. Milieux sociaux Même si ce ne sont pas les mêmes formes de maltraitance, il existe des enfants maltraités dans tous les milieux sociaux. Dans les milieux défavorisés, l’association observe davantage de cas de maltraitance par négligence ou maltraitance physique – la conjoncture économique actuelle favorise donc ces formes de maltraitance. Dans les milieux aisés, on constate davantage d’abus sexuels et de maltraitance psychologique. Vous souhaitez devenir bénévole ? Envoyez une lettre de motivation à Enfance et Partage, qui débouchera le cas échéant sur un entretien. Vous devez être disponible régulièrement – au minimum une demijournée par semaine. L’association vous formera sur le plan psychologique et juridique. Il existe 27 comités en France. Enfance et Partage 2-4, Cité Ameublement, 75011 Paris. Tél. : 01 55 25 65 65 ; www.enfance-et-partage.org. Numéro Vert (appel anonyme et gratuit) : 0 800 05 1234. 41



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :