BIZweek n°73 27 nov 2015
BIZweek n°73 27 nov 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°73 de 27 nov 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Capital Publications Ltd

  • Format : (260 x 370) mm

  • Nombre de pages : 18

  • Taille du fichier PDF : 4,7 Mo

  • Dans ce numéro : avec Business Mauritius, j'ai peur que...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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B i z - A l e r t 4 SBM APRÈS 18 ANS À MAURICE, MUNICH REINSURANCE COMPANY PART 2,6 millions d’actions échangés mercredi Les « rumeurs » affolent toujours les marchés boursiers. Nous l’avons vu cette semaine. Mercredi matin, un quotidien faisait mention d’un nouveau Group Chief Executive Officer en la personne de Sanjeev Nanavati, pour la SBM Holdings Ltd. Le titre est coté sur le marché officiel. Donc, la Stock Exchange of Mauritius n’a pas tardé à réagir, et a suspendu toute transaction sur la SBM en attendant que la direction de la SBM confirme la nouvelle publiée. C’est ainsi que la direction a émis un communiqué dans l’après-midi de mercredi pour rassurer ses actionnaires. « Following an international head hunting exercise and interviews for the position of Chief Executive Officer, the Board of Directors of the SBM Holdings Ltd is please to announce the appointment of Mr Sanjeev Nanavati as CEO of SBMH, subject to regulatory approvals and completion of formalities, » y lit-on. Par contre, la date effective de sa nomination n’a pas encore été communiquée. Lorsque les échanges ont repris, pour la SBM, sur la bourse, environ 2,6 millions d’actions ont « changé de main », selon les analystes, à 74 sous. Plus tard, à la clôture de la séance, le prix de l’action devait grimper à 75 sous (+1,2%) sur ABC Motors  : Placements privés pour financer ses nouveaux projets COMMONWEALTH BUSINESS un échange de 20 000 actions. A noter que Sanjeev Nanavati compte plus de 25 années d’expérience dans les secteurs bancaire et financier. LA STOCK Exchange of Mauritius a accordé le feu vert à ABC Motors pour son programme d’émission de titres obligataires. La société, cotée sur le Development and Enterprise Market, envisage de lever un montant de Rs 150 millions dans un premier temps, par voie de placements privés. Cette première tranche sera divisée en trois parties  : Rs 75 millions pour la mise sur pied d’un « High tech Centre » à Port-Louis et qui comprendra un showroom et un centre ICT/BPO qui desservira uniquement les filiales du groupe ABC dans un premier temps ; Rs 50 millions seront accordées, sous forme de prêts, à la filiale Expert Leasing Ltd et Rs 25 millions seront utilisées pour restructurer la dette du Groupe. Dans la deuxième tranche, ABC Motors envisage la construction d’un nouveau showroom sur ses terrains dans les parages de Terre Rouge Verdun Trianon Link Road, ainsi que la diversification de ses activités en Afrique, plus particulièrement au Mozambique et au Kenya. Le Premier ministre mise sur le secteur financier LORS DU Commonwealth Business Forum à Malte, le Premier ministre sir Anerood Jugnauth, a mis l’accent sur le secteur financier mauricien. Il a expliqué que le gouvernement vise « un second miracle économique » ainsi que la transformation de l’île en une « puissance de développement régional ». Selon sir Anerood Jugnauth, un aspect rassurant et prometteur du secteur financier à Maurice est la résilience des opérateurs face à la récente agitation financière et économique qui a secoué les marchés financiers mondiaux. Durant ces moments difficiles, dit-il, le secteur financier mauricien a enregistré un taux de croissance annuel important d’une moyenne de 6%. Autre que le secteur financier, les Smart Cities faisaient aussi partie des discussions. Le chef du gouvernement a fait ressortir que ces Smart Cities seront conçues de sorte à offrir l’encadrement et le soutien nécessaires VENDREDI 27 NOVEMBRE 2015 BIZWEEK ÉDITION 73 à de nouveaux types d’entrepreneurs et d’investisseurs. SAJ n’a pas manqué d’attirer l’attention sur la proximité géographique de Maurice avec l’Afrique. Selon lui, c’est ce qui permettra à Maurice d’être partie prenante dans le développement économique du continent. Il a également affirmé que Maurice a déjà « un pied en Afrique » car, selon lui, plusieurs institutions du pays sont implantées dans le Continent noir. La compagnie de réassurance, Munich Reinsurance Company of Africa Limited, est en train de revoir son business modèle. Elle envisage de faire de Johannesburg son hub principal pour la région d’Afrique subsaharienne. L’objectif est de centraliser les compétences, et réduire les complexités internes afin de mieux se concentrer sur les besoins des clients. « While this will entail the closure of Munich Mauritius Reinsurance Company, which was setup in 1997 in Mauritius with full operational responsibility for non-Southern African business, as always, the needs of our clients and our staff are at the forefront of our minds, and we will ensure that those needs are met, » a fait comprendre Junior Ngulube, Chief Executive Officer de Munich Reinsurance Company of Africa Limited. TRANSPARENCY INTERNATIONAL – AFRIQUE LES RÉSULTATS D’UN SONDAGE D’OPINION SUR LA CORRUPTION ATTENDUS LE 1ER DÉCEMBRE Transparency International publiera le 1er décembre un sondage d’opinion réalisé auprès du grand public de 28 pays africains pour évaluer ses expériences et perceptions de la corruption. Dans le cadre de l’enquête intitulée ‘People and Corruption  : Africa Survey 2015 Global Corruption Barometer’, Transparency International s’est associée à Afrobaromètre, qui a interrogé 43 143 personnes dans 28 pays d’Afrique subsaharienne. La nouvelle enquête fait suite aux éditions précédentes du Baromètre mondial de la corruption dont la dernière publication remonte à 2013. La publication du rapport sera suivie dans la journée d’un événement médiatique à Johannesburg, en Afrique du Sud, à l’occasion de la conférence Africities 2015. MISSION À DUBAÏ  : BILAN POSITIF De retour au pays, le vice-Premier ministre Showkutally Soodhun et le ministre de la Bonne gouvernance Roshi Bhadain ont fait plusieurs annonces suite à la mission de sir Anerood Jugnauth à Dubaï. Entre autres, environ 1000 Mauriciens seront recrutés par la compagnie d’aviation Emirates. Toujours dans le domaine d’aviation, un demi-milliard de roupies comme « minimum guarantee » sera accordé à Air Mauritius par Emirates. Le prix de billet d’avion d’Emirates pour tous les touristes souhaitant venir à l’île Maurice sera revu à la baisse. Le prix du billet du pèlerinage Umrah baisse de Rs 10 000. Par ailleurs, le gouvernement des Émirats arabes unis, selon Roshi Bhadain, s’est engagé à financer le projet de Heritage City à Ebène à hauteur de 800 millions de dollars. Ce projet verra la construction d’un nouveau Parlement et d’un nouveau bureau du Premier ministre, ainsi que la construction de huit « intelligent buildings » qui abriteront des ministères importants. En ce qui concerne le dossier de bunkering et de stockage de produits pétroliers, le bilan est positif suite à la rencontre avec la direction de Dubai Ports World. Une équipe sera bientôt à Maurice pour soumettre sa proposition finale. DIRECTRICE ET RÉDACTRICE EN CHEF Herrsha Lutchman-Boodhun RÉDACTION Ornella Thathiah ADMINISTRATION Jessie Bappaya MARKETING ET PUBLICITÉ Email  : bizweek.marketing@gmail.com Capital Publications Ltd 5, Antonio Street, Port Louis Tél  : (+230) 2111744, 2111743 Fax  : (+230) 2137114 Email  : bizweek.redaction@gmail.com
Q & A VENDREDI 27 NOVEMBRE 2015 BIZWEEK ÉDITION 73 5 MOOKESH GOPAL, SECRÉTAIRE POLICY FORUM ET ANCIEN PRÉSIDENT DE LA MEF ET LA MEXA « Avec Business Mauritius, j’ai peur que... » L’ancien président de la défunte Mauritius Employers’Federation, et de la Mauritius Exports Association, revient sur la nouvelle entité  : Business Mauritius. Cette dernière est née de la fusion entre la MEF et le Joint Economic Council. Mookesh Gopal, aujourd’hui secrétaire de Policy Forum, un think-tank, se dit inquiet pour les Petites et moyennes entreprises, dont beaucoup étaient membres de la MEF, dans le sillage de la fusion. Il revient aussi sur le taux directeur dont la baisse récente, estime-t-il, n’aura pas l’effet escompté sur l’investissement et l’épargne HERRSHA LUTCHMAN-BOODHUN NEn tant qu’ancien président de la Mauritius Employers’Federation, que pensez-vous de Business Mauritius, qui a finalement pris forme après tant d’années ? Bien avant l’Indépendance, la Mauritius Employers’Federation (MEF) était connue comme l’organisation patronale. Elle a évolué avec l’industrie sucrière. A l’époque, elle a été créée par les barons sucriers, et elle a évolué pour englober tout le monde. La tristesse est qu’au bout de 50 ans, la MEF a perdu son identité. A travers Business Mauritius, il fallait garder son identité quelque part. Malheureusement, je trouve qu’à travers la fusion MED-Joint Economic Council (JEC) pour céder la place à Business Mauritius, la MEF est morte. Cette organisation a quand même un parcours assez long, et a fait ses preuves. Elle a fait partie des négociations tripartites, de l’époque de l’embarquement du sucre en passant par la zone franche, l’informatique etc. Les Remuneration Orders, l’Employment Rights Act et l’Employment Relations Act ont été en consultation avec la MEF. Je ne vous dis pas que cela ne se fera pas sous Business Mauritius. Je pense personnellement qu’il fallait garder son identité quelque part. Je ne suis pas contre Business Mauritius, mais j’espère que les Petites et moyennes entreprises (PME) ne vont pas être mises de côté. NPourquoi mettez-vous l’accent sur les PME ? Le Joint Economic Council, on le sait, a été le porte-parole du secteur privé sur tous les fronts macro-économiques. Il était un conseil des organisations, y compris la MEF, la Mauritius Export Association, la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCIM), la Mauritius Bankers’Association. Il n’y avait que les représentants de ces associations… La MEF avait aussi des représentations, mais avait davantage de membres individuels, dont des Petites et moyennes entreprises, pour bénéficier des conseils de la MEF sur plusieurs aspects tels que les lois du travail. Donc, je me pose la question. Avec Business Mauritius, y a-t-il une structure qui continuera à offrir ces services à ces PME ? Y a-t-il des plans d’action comme dans le passé, des ateliers de travail, des séminaires où l’aspect macroéconomique primera ? Ils étaient tous organisés pour que les membres puissent y accéder et trouver des solutions à leurs problèmes. Si c’est que macroéconomique, la cause des PME ne sera pas prise en considération. Déjà, combien de membres PME font partie du conseil de Business Mauritius ? Mon inquiétude c’est que les PME soient négligées. NEncore une fois on retrouve les mêmes visages à la tête de Business Mauritius. Par exemple, Raj Makoond est resté ainsi que Pradeep Dursun. Comment voyez-vous cela ? Je n’ai aucun problème avec Monsieur Makoond ou Monsieur Dursun. Ils ont de l’expérience et ils ont été à la tête des deux organisations qui ont fusionné. Mais si vous prenez le JEC séparément, il a tout le temps évolué sous la houlette de Raj Makoond, et maintenant Business Mauritius. Je pense qu’il faut toujours préparer une ‘backup team’. Est-ce déjà fait ? Parce que Monsieur Makoond est déjà presque à la fin de sa carrière. Il sera là pendant encore deux ou trois ans. Pareil pour Pradeep Dursun. Qui seront appelés à les remplacer après ? Ces personnes auront-elles alors l’expérience nécessaire ? Il faut commencer à préparer les gens pour prendre la relève. Par ailleurs, je ne sais pas quel sera le ‘membership criteria’de Business Mauritius. NMais si à chaque fois on retrouve les mêmes visages à la tête des organisations, cela veut-il dire que nous avons un manque de compétences ? C’est la question à poser. Y a-t-il réellement un manque de compétence ou alors certaines organisations sont accaparées par une poignée de personnes ? Je ne crois pas qu’il y ait un manque de compétences à Maurice. Pour revenir à Messieurs Makoond et Dursun, il faut accepter qu’ils aient contribué énormément et ont fait évoluer la MEF et le JEC, ainsi que le business en général. Raj Makoond est très connu sur la scène internationale, ainsi que sa force de négociations. Il était présent pour le Protocole sucre. Il a aussi une volonté de travailler 24/7. Donc on aura besoin de lui, et il sera peut-être, à l’avenir, un bon mentor pour son successeur. Ce n’est pas aussi facile de le remplacer. NPassons maintenant à l’économie. La Banque centrale a revu le taux directeur à la baisse alors que les opérateurs misaient sur un statu quo. Cette SUITE EN PAGE 6



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