BIZweek n°338 16 avr 2021
BIZweek n°338 16 avr 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°338 de 16 avr 2021

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Capital Publications Ltd

  • Format : (260 x 370) mm

  • Nombre de pages : 9

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : Joe Biden's radical tax proposal.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
VENDREDI 16 AVRIL 2021 BIZWEEK ÉDITION 338 ACTA PUBLICA BONNE GOUVERNANCE, ÉDUCATION, SÉCURITÉ ET COMMUNICATION Leviers de systèmes alimentaires durables à Madagascar D’après le diagnostic mené à l’échelle nationale depuis décembre 2020, la performance des systèmes alimentaires malagasy est loin de répondre à l’objectif d’assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle contribuant à la santé de la population A l’issue des échanges entre acteurs des systèmes alimentaires à Madagascar visant à définir des orientations clés pour l’avenir des systèmes alimentaires du pays, le verdict est tombé sur la nécessité de  : transformer la structure de la production, améliorer les chaînes d’approvisionnement, et modifier le comportement du consommateur en faveur d’une diversification et d’une fortification du régime alimentaire. Du 13 au 15 avril 2021, un atelier de synthèse s’est tenu en ligne – pandémie oblige – afin de présenter les résultats des analyses et études réalisées dans le cadre de l’initiative menée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le centre français de recherche agronomique et de coopération internationale pour le développement durable des régions tropicales et méditerranéennes (CIRAD), grâce au financement de l’Union Européenne (UE) pour recueillir les informations et propositions de tous les acteurs des systèmes alimentaires du pays. Systèmes alimentaires durables Les acteurs et les activités des systèmes alimentaires génèrent des impacts à long terme suivant quatre dimensions pour leur durabilité  : 1) sécurité alimentaire, nutrition et santé ; 2) socio-économie ; 3) gouvernance et territoire, et 4) environnement. Un système alimentaire durable est un système qui atteint ces quatre objectifs fondamentaux sans que les bases économiques, sociales et environnementales ne soient compromises sur le long terme. En résistant aux chocs (par exemple à la COVID 19), un système alimentaire durable doit continuer à fonctionner et à atteindre ses objectifs, même dans un contexte de plus en plus difficile. En toute circonstance, il est important de garantir la disponibilité et l’accès à une alimentation sûre, nutritive et abordable, pour créer des emplois et des moyens de subsistance décents et pour protéger les ressources naturelles et la biodiversité, ainsi que l’équilibre et l’équité entre les différents territoires et régions. Rapide état des lieux En 2019, Madagascar figurait au 114ème rang sur 117 pays selon l’Indice de la faim dans le monde et au 108ème rang sur 113 pays sur l’Indice global de sécurité alimentaire. La sous-alimentation concernait 44% de la population. Cette sous-alimentation est liée à une production nationale qui n’arrive pas à suivre la croissance démographique galopante ; à la pauvreté élevée de la population ; et à l’enclavement de certaines zones rendant difficile l’acheminement des denrées alimentaires. De plus, les scores de diversité alimentaire des ménages sont déplorables  : le régime est essentiellement glucidique (céréales à 79%) influencé par une réduction de la disponibilité en fruits et légumes, poissons et fruits de mer, viandes et abats, lait et œufs depuis la période postindépendance. Ceci est exacerbé par le faible pouvoir d’achat, le manque d’éducation nutritionnelle, la méconnaissance des ménages sur les méthodes de conservation et de transformation des produits, l’enclavement, etc. Les enfants de moins de 5 ans sont les premières victimes, en 2016, 42% étaient en retard de croissance généralement irréversible, ainsi ces enfants porteront des séquelles à vie. Par ailleurs, le système alimentaire malagasy peine à fournir des moyens d’existence et des emplois décents à ses acteurs. Le secteur agricole ne contribue qu’à hauteur de 20% du PIB, et génère peu de ressources pour les exploitants agricoles en majorité familiaux, par contre la balance commerciale alimentaire en calorie révèle une dépendance relativement modérée de Madagascar aux importations autour de 21%. La disparité de développement entre milieu rural et urbain est une des principales résultantes du système alimentaire avec un double enclavement des zones de production agricole lié au problème d’approvisionnement et d’évacuation, et à l’isolement créé par la protection d’intérêts monopolistiques locaux. Le cœur du système alimentaire est dominé sans partage par les collecteurs et les exportateurs ; les producteurs constituent systématiquement un maillon faible par manque de capacité. Sur le plan environnemental, le système alimentaire éprouve des difficultés à gérer, préserver et régénérer les écosystèmes et les ressources naturelles ; à l’instar de la déforestation en faveur des surfaces cultivées et du charbonnage ; mais également les pratiques agricoles (culture sur pente très forte, culture sur brûlis, etc.) qui favorisent la perte (par ruissellement ou par lessivage) des matières organiques et des ions essentiels à la productivité agricole, et l’utilisation de fertilisants et pesticides chimiques qui laissent des résidus persistants aussi bien dans le sol que dans les aliments produits. 6
VENDREDI 16 AVRIL 2021 BIZWEEK ÉDITION 338 MR MOKRANE SABRI Senior Trade Manager and Maritime Expert for North Africa & Middle East ECONOMY POST SCRIPTUM Focusing on Africa’s Growth and the potential of the Blue Economy The African Union has designated the years 2015-2025 as ‘The Decade of African Seas and Oceans’, and in February 2020, it launched the African Blue Economy Strategy. Africa is a complex continent. She is an eclectic mix of authoritarian regimes — where leaders have been in power for many decades ; countries that are attempting to make their way towards democracy — even if progressis incremental and slow ; and others that have had a stronger semblance of democracy for many years — though in honesty they are still trying to find their feet As beautiful as Africa is, she is a continent scarred by war, tainted by corruption, and in many instances lacking in transparency. For years there have been numerous attempts to bring the continent together to create a continentwide common market — a free trade area where all can benefit, but the attempts have yet to gain serious traction. For a cohesive effort, you need common understanding, and the ability to find common ground, so that you can make decisions for the greater good of the continent, rather than just your own country. With such diverse politics and governance, however, that’s not easy to achieve. It is one of the reasons there are so many regional economic communities, and why so many countries belong to more than one. There areeight recognised by the African Union, and a further seven that they don’t recognise, and overlaps occur in each. So far, the most successful attempt at uniting sub-Saharan Africa has been the African Continental Free Trade Area (AfCFTA), which started trading on 1 January 2021. Focusing on growth AfCFTA presents enormous opportunities for Intra-African trade on the continent. It is about driving the continent’s agenda for growth, rather than individual country’s designs. Intra-Africa trade has increased to 15.4 percent over recent years, however, Asia and Europe are still the continent’s main trade partners. Greater focus needs to be placed on raising Africa’s percentage of world production which is currently 2,9 percent, and world trade which is currently 2,6 percent. Unfortunately, many African countries have low performance in trade facilitation indicators, scoring low in e-commerce ; linear shipping connectivity ; and doing businessindicators. Lack of transparency and perceptions of corruption are also hindrances to intra, and inter-continental trade, and sub-Saharan Africa is currently the lowest performing region on Transparency International’s CPI 2020  : SUB-SAHARAN AFRICA Report. Alternative approaches to revenue growth In order to achieveher full capacity, Africa needs to look at alternative approaches to increasing revenue. In 2008, the Seychelles Cont’d on page 8 7

1 2-3 4-5 6-7 8-9 9


Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :