BIZweek n°330 19 fév 2021
BIZweek n°330 19 fév 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°330 de 19 fév 2021

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Capital Publications Ltd

  • Format : (260 x 370) mm

  • Nombre de pages : 9

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : la crise de liquidités des compagnies aériennes africaines.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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VENDREDI 19 FÉVRIER 2021 BIZWEEK ÉDITION 330 LA TOUR ÉTUDE STRATÉGIQUE Les compagnies aériennes africaines dans le contexte de la pandémie de COVID-19  : Surmonter une crise de liquidités Imprimée en décembre 2020, et rendue accessible le 11 février 2021, une étude stratégique de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et l’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA) démontre que 15 compagnies aériennes africaines ont besoin d’un total de 3,2 milliards de dollars pour respecter leurs engagements envers leurs créanciers en 2020 et 2021. Les besoins financiers de ces compagnies aériennes pour les deux années seront encore plus élevés si l’on prend en considération leurs dépenses opérationnelles, telles que le paiement des salaires du personnel, les remboursements de billets suite aux annulations de vols et le coût de l’entretien des avions. Le document montre qu’il existe d’énormes différences dans l’ampleur et la structure de la dette et aussi dans les effectifs des compagnies aériennes africaines. En outre, il met en évidence les difficultés rencontrées par les compagnies aériennes pour avoir accès aux facilités de riposte à la pandémie de COVID-19 disponibles, notamment celles créées par les institutions de financement du développement Une étude stratégique intitulée ‘Les compagnies aériennes africaines dans le contexte de la pandémie de COV- ID-19  : Surmonter une crise de liquidités’examine, sous l’angle financier, l’impact de la pandémie de COVID-19 sur les compagnies aériennes africaines. Il donne un aperçu des ressources financières dont ont besoin les compagnies aériennes pour survivre et se remettre de la crise de liquidités provoquée par la pandémie, recense les sources d’aide potentielles et propose des mesures pour les maintenir à flot. Il existe d’énormes différences dans le volume et la structure des dettes des compagnies aériennes, si bien qu’une solution unique ne serait peut-être pas appropriée pour résoudre leur problème de liquidité. Le soutien financier doit donc être adapté aux caractéristiques propres à chaque compagnie aérienne. Les États et les institutions de financement du développement ont rarement étendu aux compagnies aériennes leurs programmes d’aide et de financement face à la pandémie de COVID-19. Les mesures qu’ils pourraient prendre à cet égard sont multiples, comme l’octroi de subventions, de prêts et de garanties de prêts, l’émission de capital et aussi le report ou l’annulation du remboursement des dettes, des loyers, des charges et des taxes des compagnies aériennes. Il est donc essentiel que les parties prenantes du secteur, notamment les organisations intergouvernementales et les organismes de transport aérien, plaident en faveur d’un soutien direct des États aux compagnies aériennes et qu’elles créent une plateforme pour coordonner leurs efforts en vue de la survie du secteur, notamment en renforçant les liens entre les compagnies aériennes et les institutions financières et en facilitant l’accès aux fonds disponibles. L’accent doit également être mis sur la création de possibilités commerciales pour les compagnies aériennes. Bien que les besoins financiers des compagnies aériennes soient également multidimensionnels et qu’ils comprennent le règlement des factures de services publics tels que l’électricité, l’eau et la sécurité, le paiement des salaires du personnel, diverses charges de services, l’entretien des avions et l’achat de kérosène, pour ne citer que ceux-là, le document se concentre sur 4 Cont’d on page 5
VENDREDI 19 FÉVRIER 2021 BIZWEEK ÉDITION 330 l’endettement des compagnies aériennes envers différentes catégories de créanciers, en particulier les banques et les institutions financières, les sociétés de leasing d’avions et les constructeurs aéronautiques. Conséquences économiques désastreuses L’effondrement des compagnies aériennes africaines aura des conséquences économiques désastreuses. Le transport aérien représente plus de 7 millions d’emplois et contribue pour plus de 70 milliards de dollars à l’économie du continent. Avant la crise de COVID-19, les compagnies aériennes transportaient chaque année 76,6 millions de passagers en Afrique, chiffre qui devrait passer à 303 millions en 2035. Le marché de l’aviation commerciale du continent présente un immense potentiel de croissance. L’Afrique abrite 15% de la population mondiale et représente 20% de la masse terrestre du globe, mais son industrie aéronautique est de petite taille, puisqu’elle ne représente que 3% du marché mondial. Selon les prévisions d’avant la pandémie, les dix marchés les plus dynamiques du monde étaient en Afrique. Ils sont énumérés ciaprès, par ordre de leur taux de croissance prévu  : Sierra Leone, Guinée, République centrafricaine, Bénin, Mali, Rwanda, Togo, Ouganda, Zambie et Madagascar. Air Mauritius en redressement judiciaire Les compagnies aériennes risquent la faillite si on ne s’attaque pas de toute urgence à leur crise de liquidité. En effet, un certain nombre de compagnies aériennes dans le monde sont déjà insolvables. En Afrique, par exemple, Air Mauritius a été mise en redressement judiciaire. Il convient de souligner que certains transporteurs sur le continent étaient déjà en difficulté avant la pandémie de COVID-19. Étant donné l’importance du transport aérien pour le développement économique et la création d’emplois, de nombreux pays ont renfloué leurs transporteurs en difficulté. Par exemple, le Gouvernement allemand a mis en œuvre un plan de sauvetage de 9 milliards d’euros en faveur de Lufthansa. Aux États-Unis d’Amérique, la loi CARES (Coronavirus Aid, Relief and Economic Security), d’un montant de 2 200 milliards de dollars, est un programme de relance qui comprend une aide de 61 milliards de dollars pour les compagnies aériennes du pays. Bien qu’il existe diverses initiatives nationales ou régionales de soutien face à la pandémie de COVID-19 en Afrique, les compagnies aériennes du continent n’ont généralement reçu aucune aide financière directe de leurs gouvernements, contrairement à celles des États-Unis d’Amérique et d’Europe. On peut donc se demander qui va renflouer les compagnies aériennes africaines et quels sont les possibilités et les mécanismes existants qui pourraient leur apporter une bouée de sauvetage. Dette de 3,2 milliards de dollars Sur les 16 compagnies aériennes qui ont répondu à l’enquête CEA-AFRAA, 15 ont fourni des informations sur leur endettement en 2020 et 2021. La dette totale agrégée des compagnies aériennes pour les deux années s’élève à 3,2 milliards de dollars. Il existe des différences significatives dans le niveau d’endettement des compagnies aériennes, ce qui indique leur hétérogénéité en termes Tableau 4 Programmes d'aide budgétaire des pays africains Mnin Botswana Burkina Faso Cameroun Côte d'Ivoire Djibouti r qypte Et hie pie Gabon Gambie. ris budgétaire annoncées ournées (en millions de dollars ÉU) igt 17 Ghana 100 163 Malawi 130 67 Mali 27,5 1 Maurice 300 1 MO Maroc 1000 5 Afrique du Sud 700 6 400 luq 130 154 Tunisie 800 1.arnbie Source Growihrer-dre Pae. r1 parte murrespixtvrynnrncntrik=g Tableau 2 Impacts éco nom I g ues sur I es plus grands marchés africains de l'aviation Perte én'Ilions aériennes de dollars É.-U.) Rksque SLIP (en équivaknts temps plein).  : Al rirlue du Sud 3 U20 252 0E8 09/Nigeria 994 125 370 885 Éthiopie 430 500 521 1 903 Kenya 732 193 342 1 578 fanranie 310 336 182 1 513 Maurice 544 13 694 2 035 Mozambique 111 126 418 199 Ghana 380 284 J 55 1 575 329 156 224 6311 Caho Velde 204 46 652 478 ? hrrr, trxlrtect onde accideleuieur dri iteiréerw. Sparce : ! AM 2020. Ftgure 4 Principal mode de financement des compagnies aériennes 5-uurre &mis rierateur de taille et d’ambition. Par exemple, les engagements financiers de trois compagnies aériennes éclipsent ceux des autres. Ces trois compagnies ont une dette cumulée, respectivement, de 1,8 milliard de dollars, soit 56,3 LA TOUR ci:nitr- xa:ion au PIES., (en midi° tic dolars É-1 1 Hariqueb el Pistil Lition., IC.res Sorl[3115s rip leasing ▪ Avioivieurs% de l’engagement total des 15 compagnies aériennes qui ont fourni les informations requises ; 423 millions de dollars, soit 13,2% ; et 423 millions de dollars, soit 13,2%. Aucune des autres compagnies aériennes n’a des engagements atteignant 100 millions de dollars. C’est un grand défi pour les compagnies aériennes de s’acquitter de ces engagements en plus de leurs dépenses opérationnelles, alors qu’elles ont subi de lourdes pertes de revenus 5 Cont’d on page 6

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