BIZweek n°308 18 sep 2020
BIZweek n°308 18 sep 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°308 de 18 sep 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Capital Publications Ltd

  • Format : (260 x 370) mm

  • Nombre de pages : 8

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : pluviométrie, offrir une meilleure visibilité jusqu'en 2021.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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VENDREDI 18 SEPTEMBRE 2020 BIZWEEK ÉDITION 308 ACTA PUBLICA FACE AU COVID-19 La Banque africaine de développement mobilise 27 millions de dollars pour intensifier la riposte de l’Union africaine Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé, mercredi 9 septembre, une subvention de 27,33 millions de dollars américains pour l’Union africaine (UA) qui cherche à mobiliser les efforts au niveau continental pour enrayer la pandémie de Covid-19 Cette approbation fait suite à une réunion du Bureau élargi de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement avec le secteur privé africain, tenue le 22 avril dernier et présidée par Cyril Ramaphosa, président de l’Afrique du Sud et président de l’UA, au cours de laquelle le président de la Banque, Akinwumi Adesina, s’est engagé à soutenir fermement l’Initiative de riposte au Covid-19 de l’Union africaine. La réunion du Bureau de l’UA a été l’occasion de lancer un appel à contribution au Fonds de riposte Covid-19 de l’Union africaine, institué en mars 2020 par le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat. « Avec cette enveloppe de financement, nous réaffirmons notre ferme engagement en faveur d’une réponse africaine coordonnée face à la pandémie de Covid-19 », a affirmé le président Adesina. « De façon plus importante encore, nous envoyons un signal fort pour dire que grâce à une action collective, l’Afrique est en mesure de contenir la pandémie qui met à rude épreuve ses systèmes de santé et Le secteur privé africain exige un système de commerce mondial plus équitable et plus transparent Les PDG africains appellent explicitement à un système plus juste qui soutiendra les pays émergents et en voie de développement selon l’enquête commandée par le Comité panafricain du commerce et de l’investissement du secteur privé (PAFTRAC), et réalisée par le magazine African Business, en partenariat avec Afreximbank. Les PDG sont également optimistes quant aux perspectives d’avenir  : - 37% des PDG interrogés estiment que l’OMC, dans son état actuel, est inefficace. - 65% des PDG estiment que le système commercial mondial est injuste pour l’Afrique. - Plus de 50% des PDG jugent que le commerce mondial augmentera au cours des 12 prochains mois - Plus de 70% des PDG pensent que le commerce intra-africain augmentera au cours des 12 prochains mois. Une enquête commandée par le Comité panafricain du commerce et de l’investissement du secteur privé (PAFTRAC) pour évaluer le point de vue du secteur privé sur le commerce, a mis en évidence le désir du secteur privé provoque des impacts socioéconomiques sans précédent à l’échelle continentale. » Approfondir les compétences Le financement de la Banque aidera les Centres africains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC Afrique) à fournir une assistance technique et à renforcer les capacités des 37 pays éligibles au Fonds africain de développement (FAD), en particulier les États en transition, pour lutter contre la pandémie et en atténuer les impacts. Le FAD est le guichet de prêt à taux concessionnel de la Banque. Prélevées sur l’enveloppe des opérations régionales/biens publics régionaux du FAD et la Facilité de soutien à la transition, ces deux subventions permettront d’appuyer la mise en œuvre du Plan de préparation et de riposte du CDC Afrique à la pandémie de Covid-19. Elles renforceront la surveillance à divers points d’entrée dans les pays de réformes considérables pour doter le système mondial de règles commerciales plus justes et plus transparentes. Consensus général 200 PDG ont été interrogés sur des questions concernant l’OMC et le commerce en général. L’enquête a été conduite à la lumière de la deuxième phase du processus de sélection du prochain directeur général de l’institution. Trois des huit candidats sont Africains  : le Nigérian Ngozi Okonjo-Iweala, le Kenya Amina Mohamedet l’Égyptien Abdel-Hamid Mamdouh. L’enquête, qui couvre de nombreux domaines, fait apparaître un consensus général sur le fait que les règles actuelles pénalisent le continent africain et son secteur privé. Ainsi, 86,6% des répondants disent comprendre le rôle de l’OMC dans le commerce mondial. Cependant, une majorité considère que l’OMC n’est pas assez efficace pour remplir son rôle. Si les infrastructures, la logistique et le capital humain ont été cités comme des défis majeurs à la croissance en Afrique, africains (par air, mer et terre), approfondiront les compétences infrarégionales et nationales en vigilance épidémiologique, et assureront la disponibilité de tests les dirigeants ont également mentionné le commerce international biaisé comme contrainte clé. Il est intéressant de noter que si la majorité des PDG estimaient que le système commercial mondial était injuste, la plupart voient également le système multilatéral se renforcer dans les années à venir. Ils ont présenté un ensemble de réformes pour un système commercial plus juste et plus transparent. Ils demandent de donner de dépistage et d’équipements de protection individuelle pour les effectifs déployés dans les zones sensibles et travaillant en première ligne. L’opération facilitera également la collecte de données ventilées par sexe et la mise à disposition de personnels formés auprès du centre des opérations d’urgence du CDC Afrique. une plus grande voix aux pays émergents, et de revoir les barrières tarifaires et non tarifaires, surtout dans le domaine de l’agriculture et des subventions. Les dirigeants sont optimistes quant aux perspectives d’avenir  : plus de 50% des PDG considèrent que le commerce mondial augmentera au cours des 12 prochains mois ; et plus de 70% des PDG jugent que le commerce intra-africain augmentera au cours des 12 prochains mois. 4
VENDREDI 18 SEPTEMBRE 2020 BIZWEEK ÉDITION 308 REDÉFINIR LES RÉALITÉS La reprise post-pandémie de l’Afrique sera probablement longue et irrégulière Y AgriTech Nigeria Kenya South Africa'9- EdTech h/\_/c) 25 E-Commerce Control Risks, cabinet de conseil spécialisé dans la gestion des risques, et NKC African Economics, cabinet international de conseil indépendant et la filiale d’Oxford Economics spécialisée dans les questions africaines, ont publié le 15 septembre la cinquième édition de l’Africa Risk-Reward Index. L’indice offre un aperçu comparatif des opportunités et des risques du marché sur l’ensemble du continent. Il fournit une perspective fiable à long terme des principales tendances qui caractérisent l’écosystème des investissements dans les principales économies africaines, et pourrait étayer les stratégies des organisations désireuses d’investir ou de développer leurs activités en Afrique. Les investisseurs recherchant à minimiser les risques et à maximiser les bénéfices sont invités à ne pas se focaliser sur les gros titres, mais plutôt à comprendre les contextes spécifiques aux pays, secteurs et projets qui les concernent. La pandémie de COVID-19 a sans aucun doute affecté l’amélioration générale des scores de risque et de performance observés sur le continent africain ces dernières années, mais cela ne doit pas décourager les investisseurs. Le relèvement de l’Afrique pourrait être long et irrégulier, mais il pourrait POST SCRIPTUM La pandémie de COVID-19 a sans aucun doute affecté l’amélioration générale des scores de risque et de performance observés sur le continent africain ces dernières années, mais cela ne doit pas décourager les investisseurs 15 Egypt Ghana Uganda Mauritius C) EnerTech U 26 aussi avoir un effet transformateur. L’énorme coût économique de la pandémie a provoqué une baisse universelle de nos scores de performance, mais l’impact sur les scores de risque s’est avéré plus hétérogène. L’Ethiopie a connu les plus fortes baisses de notation car les problématiques induites par la COVID-19 s’ajoutent à l’escalade des tensions ethniques dans le contexte d’une élection repoussée. La note de risque de l’Égypte est restée relativement stable, mais sa note de performance a été durement touchée par le triple coup de la pandémie, de la faiblesse des prix du pétrole et de la chute des revenus du tourisme. Le score de risque de l’Algérie a progressé depuis les manifestations de masse et les élections historiques de 2019, mais les défis pour son économie, dépendante du pétrole, ont encore fait baisser son score global. « La pandémie de COVID-19 est une crise mondiale, mais la reprise sera plus lente et irrégulière sur le continent », prévient Barnaby Fletcher, directeur associé de Control Risks. « Toutefois, cette reprise permettra aux gouvernements à travers le continent de s’attaquer aux contraintes structurelles et de promouvoir de nouvelles stratégies. Nous observons déjà des progrès en ce sens, et pour les investisseurs, cela implique des opportunités intéressantes ». Zimbabwe Tunisia Algeria Zambia Cameroun Tanzania Senegal IL 13 3 3 HealthTech -.'O Other t), C) C) Post-pandémie  : Impact de la COVID-19 et perspectives de redressement de l’Afrique L’impact immédiat de la COVID-19 fera subir à l’Afrique sa première récession en 25 ans, mais le plus inquiétant est le manque de marge de manœuvre budgétaire dont disposent les gouvernements africains pour engager des dépenses inhérentes à la relance. Pour de nombreux pays, la reprise économique devra être menée par un secteur privé déjà affaibli et encore fragilisé par la pandémie. « L’impact économique de la COVID-19 sera variable, mais la reprise le sera encore plus », déclare Jacques Nel, responsable de la macroéconomie africaine chez NKC African Economics. « Les optimistes espèrent assister à une relance sans pareil à l’heure où les gouvernements lancent des réformes plus que nécessaires, tandis que les pessimistes prédisent un continent régressant de plus d’une décennie. La réalité se situera quelque part entre les deux, chaque pays trouvant une place unique sur cet échiquier ». Toutefois, certains éléments indiquent déjà Cont’d on page 6 5

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