BIZweek n°296 26 jun 2020
BIZweek n°296 26 jun 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°296 de 26 jun 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Capital Publications Ltd

  • Format : (260 x 370) mm

  • Nombre de pages : 9

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : Wirecard en dépôt de bilan.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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VENDREDI 26 JUIN 2020 BIZWEEK ÉDITION 296 ACTA PUBLICA ORGANISATION MONDIALE DU COMMERCE Forte contraction du commerce au premier semestre 2020 Le commerce mondial s’est fortement contracté au premier semestre de l’année, en raison de la pandémie de COVID-19 qui a bouleversé l’économie mondiale. La réaction rapide des gouvernements a toutefois permis d’atténuer cette contraction, et les économistes de l’OMC estiment maintenant que, même si le volume des échanges devrait enregistrer une baisse brutale en 2020, l’hypothèse la plus pessimiste envisagée en avril ne devrait pas se produire Selon les statistiques de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) publiées le 22 juin, le volume du commerce des marchandises a régressé de 3% en glissement annuel au premier trimestre. Les premières estimations pour le deuxième trimestre, période au cours de laquelle le virus et les mesures de confinement associées ont touché une grande partie de la population mondiale, prévoient un recul d’environ 18,5% en glissement annuel. Ces baisses sont d’une ampleur sans précédent, mais elles auraient pu être pires. Compte tenu du fort degré d’incertitude touchant la gravité et l’impact économique de la pandémie, les prévisions commerciales annuelles faites par l’OMC le 20 avril mentionnaient deux trajectoires plausibles  : un scénario relativement optimiste dans lequel le volume du commerce mondial des marchandises en 2020 se contracterait de 13% et un scénario pessimiste dans lequel il chuterait de 32%. Dans l’état actuel des choses, il faudrait seulement que le commerce progresse de 2,5% par trimestre durant le reste de l’année pour que la projection optimiste se réalise. Toutefois, dans la perspective de 2021, des circonstances défavorables, par exemple une deuxième vague de COVID-19, une croissance économique plus faible que prévu ou un recours généralisé à des restrictions commerciales, pourraient se traduire par une expansion des échanges inférieure aux projections antérieures. Les efforts intensifiés pour contenir la Covid-19 « La chute du commerce à laquelle nous assistons aujourd’hui est d’une ampleur inégalée – ce serait en fait la plus forte jamais enregistrée », a déclaré le Directeur général, Roberto Azevêdo. « Mais il y a quand même un aspect réconfortant important  : elle aurait pu être bien pire. C’est une nouvelle véritablement positive, mais nous ne pouvons pas nous permettre de relâcher nos efforts. Les décisions mises en œuvre ont été essentielles pour atténuer le coup porté à la production et au commerce, et elles continueront de jouer un rôle important en déterminant le rythme du redressement économique. Pour assurer une forte reprise de la production et du commerce en 2021, il faudra que les politiques budgétaires, monétaires et commerciales aillent toutes dans le même sens. » Compte tenu des données commerciales disponibles pour le deuxième trimestre, le scénario pessimiste d’avril, qui prévoyait un coût sanitaire et économique encore plus élevé que ce qui s’est réalisé, semble moins probable, car il envisageait des baisses plus fortes au premier et au deuxième trimestre. La pandémie de COVID-19 et les efforts déployés pour la contenir se sont intensifiés au cours de la seconde moitié de mars. Les mesures strictes de distanciation sociale et de restriction touchant les voyages et les transports qui étaient pleinement en vigueur dans la plupart des pays pendant les mois d’avril et de mai sont maintenant de plus en plus assouplies. Ces évolutions se reflètent dans divers indicateurs économiques qui, pris ensemble, laissent penser que le commerce pourrait avoir touché le fond au deuxième trimestre de 2020. Les vols commerciaux, qui assurent un volume important du fret aérien international, ont diminué de près des trois quarts (-74%) entre le 5 janvier et le 18 avril, pour remonter de 58% jusqu’à la mi-juin. Le trafic des ports à conteneurs semble aussi enregistrer une reprise partielle en juin par rapport au mois de mai. Parallèlement, les indices des nouvelles commandes à l’exportation dérivés des indices des directeurs d’achat ont aussi commencé à se redresser en mai, après des baisses record en avril. Il est utile de rappeler que ces reprises font suite à des chutes historiques ou presque, et il faudra les suivre attentivement avant de tirer des conclusions définitives sur la reprise. D’importants ralentissements du commerce et du PIB en vue Dans la perspective de l’année prochaine, une reprise économique plus lente que prévu pèserait sur la croissance du commerce. Cette possibilité relative à une croissance plus proche de 5% pour 2021, ce qui serait très inférieur à la trajectoire antérieure à la pandémie. Pour retrouver rapidement cette trajectoire, il faudrait que la croissance du commerce en 2021 avoisine 20%, conformément au scénario optimiste des prévisions d’avril. Les choix en matière de politique monétaire, budgétaire et commerciale joueront un rôle important pour déterminer le rythme de la reprise. Les perspectives de l’économie mondiale au cours des deux prochaines années restent très incertaines, comme le révèle l’éventail des estimations du PIB faites par d’autres organisations internationales, qui reposent parfois sur des scénarios multiples. La Banque mondiale, l’OCDE et le FMI ont publié des prévisions qui montrent toutes d’importants ralentissements du commerce et du PIB dans le monde ; ces prévisions sont toutes globalement conformes à celles de l’OMC pour l’année en cours. Les prévisions récentes de la Banque mondiale annoncent un recul de 5,2% de la production mondiale en 2020, chiffre qui se situe entre les prévisions optimistes et pessimistes de l’OMC. Les prévisions d’autres organisations internationales concernant le PIB en 2020 sont également de plus en plus négatives, même si leurs projections concernant le commerce restent à peu près du même ordre que le scénario optimiste de l’OMC. Ces estimations indiquent une réaction moins négative du commerce au recul de la croissance du PIB que ce qui a été observé durant la crise financière mondiale de 2008-2009. 4
VENDREDI 26 JUIN 2020 BIZWEEK ÉDITION 296 Leoncio Amada NZE NLANG, Executive President of the African Energy Chamber for the CEMAC Region Lessons from Singapore With 1.2 billion people and the youngest population on the planet, the African continent has great potential and much room for improvement to become one of the most vibrant economic centers globally. To achievethis, the continent will have to undertake deep and painful but necessary structural reforms in its socio-economic architecture, if we are ever to get on board the train that leads to progress and sustainable development. In this regard, the development model of Singapore offers several lessons. Singapore is a relatively young country, like many in Africa, but is now globally considered as an example to follow in terms of sustainable economic development. Singapore is also mistakenly considered an economic miracle, even though nothing is further from reality. The success of Singapore is not a fortuitous event or a miracle, but the fruit of the effort, sacrifice and vision of men and women with a great sense of state who decided to work towards a common goal that was none other than getting their country out of the list of the poorest in Asia, and turn it into one of the richest and most prosperous on the planet. It can be argued that no country made the leap from Third World poverty to the wealth of the developed world as quickly and completely as Singapore did. In the 1960s, Singapore was known for its opium lairs, gang-ridden streets, and racial tensions. It is now known for its high-tech industries, comfortable lifestyle, and high-speed internet penetration. Singapore emerged from being a tropical haven to become one of the richest nations in Asia in just only a few decades. Per capita gross domestic product increased from $516 in 1965 to $22,000 in 2004 to $50,123 in 2011 and to $66,000 in 2019, according to government statistics. Attracting foreign capital POST SCRIPTUM AFRICAN ECONOMIC AND SOCIAL AWAKENING Singapore is a relatively young country, like many in Africa, but is now globally considered as an example to follow in terms of sustainable economic development It is surprising to see how a small country of just 700 square kilometers with few natural resources has become one of the richest countries in the world in just five decades. At its accession to independence, the country’s per capita income was then comparable to that of countries such as Ghana, Nigeria, Kenya, etc. Projections by the World Bank and other international institutions predict that by 2050 Singapore will continue to top the list of countries with the highest income. When Lee Kuan Yew became prime minister in 1959, the country’s per capita income was just under $500. A short time later the Singapore Economic Development Board was created to design and implement a series of economic measures. At that time, Lee Kuan Yew decided to go for the secondary sector, initiating a prosperous stage of industrialization. The father of the nation knew how to create six decades ago a master plan on what his country should do to become a very prosperous nation in Southeast Asia. The central axis of that plan has been economic freedom and a high-end education. This vision was rewarded in the 1970s, by attracting foreign capital from oil companies and becoming one of the largest oil refining centers in the world. Today, Singapore is one of the world leaders in a multitude of industries with high added value, as is the case of the petrochemical industry. If we have to explain the key to its successin the shortest possible way, we would cite the following factors : Great sense of state. Assumption of historical responsibilities. Very high degree of economic freedom. Low tax pressure. Limited size of the State. Trust in the internal financial system Low public debt. Leading education. Zero tolerance policy against corruption. Although each country is unique and has a particular story to tell (with its strengths and weaknesses), the case of Singapore can serve as an example for African countries, in pursuit of structural reforms that are capable of creating economic and social development. Despite vast natural resources and a rapidly growing young population, Africa remains the worst-positioned in terms of world’s economic, human and social development indexes. Africa to stop its dependence on aid The African continent must build its own paradigm and economic model based on the values of effort, discipline and free market. This requires, first and foremost, to ditch the development aid approach that has been adopted since the Second World War. After decades of failed policies, we believethat aid is unnecessary, prevents governments from seeking their own solutions, and encourages laziness. Therefore, the best thing Africans can do is to trust the market and its growth models. Africa must break its dependence on aid and work on strategic plans that would allow its people to be lifted out of poverty in an orderly and sustainable way through the promotion of entrepreneurship and free market. Aid has never been a catalyst to escape poverty and achieveeconomic development in any African country. It should be Africans themselves who take the initiative and set themselves the goal of creating economies with a high regional and national content, since they have enough resources to achievethis strategic goal. It is paradoxical that the same countries that exploit the natural resources of the African continent later return a minimal part of the profits in the formof aid. The problem, then, is the inadequate management of resources and the technical incapacity to transformnatural resources into added-value goods and services. Africans have to understand that they do not need others to build the house for them, but rather learnhow to build it themselves. No help is bad as long as it is done in a selfless and responsible way. In a globalized economy where the strategic interests of the most influential countries and economic poles set the agenda, control of economic springs and access to sources of financing become essential, as demonstrated during the Covid19 crisis. In this sense, it is urgent that Africa assumes its responsibility and the real control of African political and economic institutions. By way of illustration, many Africans complain and lament the dysfunctionality of continental political institutions such as the African Union (AU) for their inability to provide solutions to recurring problems at the continental level. A large part of the obstacles faced by the African Union in doing its job lie in the funding structure of its budgets. No control still over strategic sectors At the AU Extraordinary Summit held in Niamey, Niger on July 2019, the Executive Council adopted the AU’s budget for the year 2020 of some $647.3m, the breakdown of which is as followed : $157.2m to fund the Union’s operating budget $216.9m will go to the program budget. The program budget to be funded at 41% by Member States and 59% by international partners. $273.1m to fund peace support operations. The budget for peace support operations to be funded by Member States at 38%, while 61% to be funded by international partners. Given its funding, it is impossible for the African Union to be efficient and effective in solving African strategic issues when a large part of its funding depends on the good will of its economic and political adversaries in the global arena. With this structure, it is unimaginable that the AU can develop economic and social policies at the continental level that would allow African countries to position themselves in the international arena to compete with other economic poles on equal terms. As the popular saying goes  : « the one who pays, rules. » In the financial and banking spectrum, we can cite the shareholding architecture of the African Development Bank (AfDB), Cont’d on page 6 5

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