BIZweek n°290 15 mai 2020
BIZweek n°290 15 mai 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°290 de 15 mai 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Capital Publications Ltd

  • Format : (260 x 370) mm

  • Nombre de pages : 7

  • Taille du fichier PDF : 3,1 Mo

  • Dans ce numéro : impact économique du covid-19.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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VENDREDI 15 MAI 2020 BIZWEEK ÉDITION 290 Les estimations du ministre des Finances « Il faut s’attendre à un ralentissement plus prononcé. C’est d’ailleurs sur cette base que nous avons établi, au niveau national, des scenarii plus réalistes que ceux prévus par des instances internationales », a déclaré d’emblée le ministre des Finances lors de la Private Notice Question (PNQ) à l’Assemblée nationale, hier. Si le Fonds monétaire international (FMI) prévoit pour Maurice, dans le meilleur des cas, une croissance négative de 6.8% (estimation réalisée avant le prolongement du confinement de Maurice), les estimations du ministère des Finances sont une contraction de notre Produit intérieur brut (PIB) allant de 7% à 11% pour l’année 2020, selon la profondeur et la durée de la crise. « A mesure que le confinement se prolonge, et que cette crise sanitaire globale perdure, un dépassement de contraction de 10% devient une forte probabilité », a-til affirmé. En termes de chômage, si rien n’est fait, Maurice pourrait voir son nombre de chômeurs grimper de 150% pour arriver à un total de 100 000 actifs non-employés, soit 17.5% de la population active. Cela représenterait une augmentation de 60 000 chômeurs à travers le pays. Estimations sectorielles Lors de son intervention, le ministre Renganaden Padayachy a partagé ses estimations pour les différents secteurs de l’économie. Il est estimé que la croissance positive du secteur agricole se situera entre 1% et 1,5%. LA TOUR IMPACT ÉCONOMIQUE DU COVID-19 Lors de la Private Notice Question (PNQ) à l’Assemblée nationale, hier, le ministre des Finances a partagé ses estimations quant à l’impact sur l’économie. Les chiffres demeurent alarmants en ce qui concerne les prévisions pour le chômage, ainsi que les contractions au niveau de certains secteurs Une contraction de 80% dans le secteur du tourisme est attendu. Une contraction de 15% à 30% est attendue dans le secteur manufacturier. Une contraction de 35% est attendue dans le secteur textile. Une croissance positive dans le secteur des TICs, s’établissant entre 2% et 3%, est prévisible. Le secteur de la construction, malgré le contexte actuel, sera (avec l’appui du gouvernement) résilient et pourrait connaitre une croissance positive de 3% à 4%. La contraction du secteur du commerce de détails sera de l’ordre de 5% à 6%. La croissance du secteur financier sera positive à 2% dans le scénario optimiste, et à moins 7% dans le scénario pessimiste. La contraction du secteur immobilier est jaugée à 3% dans les 2 scénarii. Aucune croissance n’est estimée dans le secteur professionnel et administratif. « De nombreuses incertitudes perdurent. Il est peu probable que la situation tant mondiale que locale continue d’évoluer au cours des prochaines semaines et des prochains mois. Nous suivons de très près l’impact de la pandémie sur le PIB, le sectoriel et sur l’emploi. Nous ajusterons nos estimations à la lumière des dernières informations », a-t-il fait comprendre. Lors de son allocution à l’Assemblée nationale dans le cadre du COVID-19 (Miscellaneous Provisions) Bill et du Quarantine Bill, le Dr Renganaden Padayachy a affirmé que « l’heure est grave ». Plusieurs indicateurs économiques doivent tirer la sonnette d’alarme. L’investissement, d’après ses dernières estimations, pourrait se contracter de 18%. Elargissement du pouvoir de la BoM  : Le Grand Argentier explique La Banque de Maurice a soumis une demande d’élargissement de ses pouvoirs afin, selon le ministre des Finances, d’assurer plus efficacement sa mission primaire, celle de la stabilité des prix, et surtout, de la soutenabilité du développement économique. Les explications du Grand Argentier par rapport à ces amendements qui font partie du COVID-19 (Miscellaneous Provisions) Bill  : « A l’inverse de la crise de 2009, celle que nous connaissons actuellement trouve sa genèse dans l’économie réelle. C’est une crise systémique. Et, permettez-moi de le dire sans détours, si la crise économique d’aujourd’hui se propageait demain dans le système bancaire, ce serait le chaos économique. En accédant à cette demande, le Gouvernement permet à la Banque de Maurice de protéger le système bancaire de notre pays, certes bien capitalisé, mais en proie aux risques exponentiels comme l’a indiqué l’agence de notation Moody’s dans son rapport en date du 12 mai 2020. Ainsi, en termes d’investissement stratégiques, le Covid-19 Bill introduira la possibilité pour le Conseil d’administration de la Banque de Maurice d’investir, à sa discrétion et en toute indépendance, dans l’économie mauricienne. Sachez que la Banque de Maurice, possède des réserves équivalentes à plus de 12 mois, un ratio bien plus élevé que les standards internationaux, plaçant la barre a 6 mois de réserves. Ces réserves sont actuellement investies à l’international. Cependant, dans le contexte de la crise économique, la Banque de Maurice a exprimé sa volonté de rapatrier certains de ces fonds investis car soumis aux risques accrus de la volatilité du marché au niveau international. A travers les amendements apportés au Bank of Mauritius Act, les réserves de la Banque de Maurice seront utilisées au profit des Mauriciens. Car cet argent, après tout, Monsieur le Président, n’appartient-il pas aux Mauriciens ? Car quoi de plus beau que d’investir dans ce en quoi nous croyons plus que tout  : la production nationale. » 4
VENDREDI 15 MAI 2020 BIZWEEK ÉDITION 290 is one of the biggest international challenges faced in a generation. But our great country has faced and overcome huge trials before», said Britain’s Prime Minister during the presentation of ‘Our Plan to Rebuild : The «This UK Government’s COVID-19 recovery strategy’to Parliament at the beginning of the week. Nevertheless, a recovery from the coronavirus will not be without obstacles. The challenges ahead As the Government moves into the next phase of its response to the virus, it is important to be clear about the challenges that the UK, in common with other countries around the world, is now facing. 1. This is not a short-termcrisis. It is likely that COV- ID-19 will circulate in the human population long-term, possibly causing periodic epidemics. In the near future, large epidemic waves cannot be excluded without continuing some measures. 2. In the near term, we cannot afford to make drastic changes. To successfully keep R below 1, we have little room for manoeuvre. SAGE modelling suggests thateither fully opening schools or relaxing all social distancing measures now, will lead to a resurgence of the virus and a second ACTA PUBLICA PLAN UK’s COVID-19 recovery challenges On 11th of May, Britain’s Prime Minister Boris Johnson presented to Parliament ‘Our Plan to Rebuild : The UK Government’s COVID-19 recovery strategy’. He enumerated a list of challenges the country will have to face in the cadre of a recovery from the coronavirus and to rebuild the UK for a world with COVID-19 wave that could be larger than the first. In a population where most people are lacking immunity, the epidemic would double in size every few days if no control measures were in place. 3. There is no easy or quick solution. Only the development of a vaccine or effective drugs can reliably control this epidemic and reduce mortality without some formof social distancing or contact tracing in place. In the medium-term, allowing the virus to spread in an uncontrolled manner until natural population-level immunity is achieved would put the NHS under enormous pressure. At no point has this been part of the Government’s strategy. If vaccines can be developed they have the potential to stop the disease spreading ; treatments would be less likely to stop the spread but could make the virus less dangerous. 4. The country must get the number of new cases down. Holding Reproduction Number below 1 will reduce the number of new cases down to a level that allows for the effective tracing of new cases ; this in turn, will enable the total number of daily transmissions to be held at a low level. 5. The world’s scientific understanding of the virus is still developing rapidly. We are still learning about who is at greatest personal risk and how the virus is spread. It is not possible to know with precision the relative efficacy of specific shielding and suppression measures ; nor how many people in the population are or have been infected asymptomatically. 6. The virus’spread is difficult to detect. Some people carry the disease asymptomatically, which may mean that they can spread the virus without knowing that they are infectious. Those who do develop symptoms often do not show signs of being infected for around five days ; a significant proportion of infections take place in this time, particularly in the two days before symptoms start. Even those who are not at risk of significant harmthemselves may pose a real risk of inadvertently infecting others. This is why a significant part of the next phase of the Government’s response will be to improve its monitoring of and response to new infections. 7. The Government must prepare for the challenges that the winter flu season will bring. This will have wide-ranging effects, from impeding any efforts to trace the virus (because so many people without COVID-19 are likely to have symptoms that resemble COVID-19), to increasing the demand for hospital beds. 8. The plan depends on continued widespread compliance. So far people have adhered to the measures well. However, to avoid R (reproduction number) tipping above 1 and the epidemic increasing in an uncontrolled manner, very high continued levels of compliance are essential. The risk is an unbalanced one ; if the UK tips back into an exponential increase in the spread of the infection, it could quickly get out of control. 5

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