BIZweek n°288 1er mai 2020
BIZweek n°288 1er mai 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°288 de 1er mai 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Capital Publications Ltd

  • Format : (260 x 370) mm

  • Nombre de pages : 9

  • Taille du fichier PDF : 4,1 Mo

  • Dans ce numéro : business Mauritius, pour la première fois en 40 ans, l'économie de Maurice va se contracter.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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VENDREDI 01 MAI 2020 BIZWEEK ÉDITION 288 Le président de Business Mauritius, Vidia Mooneegan, a expliqué la mise en place de comités pour aider à répondre aux impacts de cette pandémie en urgence et aussi pour préparer la relance dans un monde post COVID 19. « Ces comités ont abattu un travail conséquent depuis de début de la crise, » a-t-il expliqué. « Ils ont participé aux campagnes de communication pour transmettre les messages nécessaires pendant le confinement, à la mise en place de protocoles pour ceux qui ont assuré les services essentiels et ont mis à disposition leur savoirs logistique pour faciliter l’approvisionnement de fournitures médicales. Aujourd’hui, à l’heure du déconfinement partiel, il s’agit d’assurer la résilience économique, de protéger les entreprises et les emplois, et d’éviter autant que possible les impacts sociaux et économiques sur notre pays.» Kevin Ramkaloan a, pour sa part, fait le point sur la situation économique, « Nous sommes face à un défi gigantesque, » a-t-il déclaré, « pour la première fois en 40 ans notre économie va se contracter. » Le CEO a poursuivi avec un bilan des secteurs les plus touchés par cette crise  : Parmi, l’hôtellerie, qui représente 8.2% du PIB mauricien et qui est au centre d’un écosystème avec une multitude de secteurs secondaires co-dépendants qui risquent d’être fortement affectés. La construction, n’est pas en reste avec 58,000 personnes directement concernées. Et le bilan pour le textile n’est pas plus positif puisque 40% des commandes textiles ont été annulées. « Nos habitudes de dépenses ne seront plus les mêmes, cette mutation va entraîner une pression supplémentaire sur la roupie mauricienne et les secteurs qui, historiquement, ont eu un effet équilibrant sur la roupie, ne pourront pas agir vu leurs difficultés, » a-t-il ajouté. Il s’attend donc à une réduction significative de l’exportation avec un effet considérable sur l’économie mauricienne. Parole aux comités du BM Covid-19 Response Structure LA TOUR BUSINESS MAURITIUS « Pour la première fois en 40 ans notre économie va se contracter » Business Mauritius a tenu, hier, sa première conférence de presse depuis l’annonce du confinement mauricien. Pandémie oblige, la conférence était sous forme de webinar. Se sont exprimés Vidia Mooneegan, président du conseil d’administration de Business Mauritius, Kevin Ramkaloan, CEO de Business Mauritius et les représentants de certains comités d’urgence mis en place par Business Mauritius pour faire face à la crise du COVID -19. « Nous sommes face à un défi gigantesque. Pour la première fois en 40 ans notre économie va se contracter », dixit Kevin Ramkaloan Hélène Echevin a représenté le Health Committee qui regroupe des opérateurs de la santé- cliniques privées, importateurs de matériel médical, importateurs de médicaments et chefs d’entreprises. Elle a commencé par féliciter le gouvernement pour les mesures appliquées pour combattre le COV- ID 19 et qui ont donné de bons résultats. La priorité du Comité a été d’assurer la constitution de stocks nécessaires d’oxygène et de PPE pour soigner les malades, opération menée à bien en collaboration avec le gouvernement. Le comité s’est ensuite penché sur la formation des personnes dans les entreprises pour assurer les mesures sanitaires et sur la production locale de masques (+ 700,000 masques ont été produits à Maurice), et la préparation des zones d’accueil opérations et la mise en place protocoles pour grands espaces tels les centres commerciaux. Le Food, Essential Supplies and Energy (FESE) Committee a été représenté par Jacqueline Sauzier, Ce Comité réunit toute la chaîne de valeur du secteur alimentaire  : supermarchés, AMM, MCCI, planteurs, importateurs. Dans un premier temps ce comité a travaillé sur la création et la distribution du pack alimentaire aux familles vulnérables pendant le lock-down et a facilité le maintien des circuits d’approvisionnement aux supermarchés puisque ces derniers étaient la source principale de nourriture à travers l’île. Elle a aussi mentionné les enjeux à venir  : mettre en place une production locale capable de se substituer à l’importation. Sur le plan de la fourniture d’énergie sur notre île, elle a souligné la nécessité de faire la coupe des cannes, dont est issu la bagasse, pour fournir l’énergie dont le pays a besoin. Vishal Nunkoo s’est exprimé au nom du Cross-Border Logistics Committee qui regroupe les associations et opérateurs du port. Il a fait état de difficultés importante au début du confinement  : « Le gel des activités portuaires et l’arrêt de travail de camionneurs représentait un risque conséquent de la congestion du port. Pour cette raison, certains navires contenant des produits essentiels ont refusé d’accoster et ont continué leur route sans s’arrêter à Maurice. Fort heureusement, après une longue négociation, le CHC arrive à travailler à 50% de sa capacité, ce qui permets aux navires de débarquer les vivres essentiels.» Sur le plan aérien Vishal Nunkoo explique que l’arrêt des vols a pénalisé l’importation par avion puisque le prix d’importation par charter est, 5 à 6 fois supérieur au prix de l’importation via vol normal. Le travail du Committee on Economic Recovery a été présenté par Kevin Ramkaloan, le comité étant composé de personnes de différents horizons professionnels pour permettre un échange équilibré et pour convenir de recommandations et de mesures appropriées à tous. Ce comité suit les indications du FMI selon lesquelles une inflation majeure est à prévoir. Le FMI a aussi déclaré que ce grand confinement va causer la pire récession depuis la Grande Dépression. Kevin Ramkaloan explique que le ralentissement mondial va avoir des répercussions massives sur notre économie à hauteur d’une baisse de revenus conséquente pour les secteurs comme l’hôtellerie le textile et la construction. Les banques ne devraient pas être épargnées. Tout ceci risque de causer un déficit de notre balance de paiement. Un document sur la reprise économique a été transmis au ministère de finances. En conclusion de cette conférence de presse Vidia Mooonegan, Président de Business Mauritius a réaffirmé le soutien de BM au gouvernement et a lancé un appel à tous les stakeholders  : « Nous devons mettre de côté nos différences pour trouver des solutions ensemble. Notre priorité reste la santé des mauriciens et la préservation de leur gagne-pain. » 4
VENDREDI 01 MAI 2020 BIZWEEK ÉDITION 288 Tripartite Group Leadership Changes Hands The Tripartite brings together three RECs, including the East African Community into a cooperative framework on the implementation of the Tripartite Free Trade Area Agreement (TFTA) that was launched in 2015. The changeover was conducted by teleconference on Tuesday this week, during the 31st Meeting of the Tripartite Task Force (TTF) madeup of the Chief Executives of the three RECs. COMESA has chaired the TTF since November 2017. Outgoing chair and Secretary General Ms. Chileshe Kapwepwe (COMESA), the EAC SG Mr. Libérat Mfumukeko (EAC) and Deputy Executive Secretary of SADC in charge of Regional Integration, Dr Thembinkosi Mhlongo attended. BIZ ALERT AFRICA COMESA has handed over the stewardship of the Tripartite group of regional economic communities (RECs) to the Southern Africa Development Community with effect from 22 April 2020 Economists see world at a coronavirus crossroads Governments and economies are facing unprecedented challenges and uncertain outcomes as they seek to address and overcome the coronavirus pandemic, a group of leading economists said on 16 April. «The world is at a crossroads», EBRD Chief Economist Beata Javorcik said, reflecting on an expected rise in inequality during a virtual panel discussion hosted by the EBRD and the London School of Economics. «This could goeither way», one of her predecessors, Lord Stern, added. «We could go into deeper darkness or come out much better,» he said. The discussion under title «Coronavirus and the global economy : what next ? » was joined by two other former EBRD Chief Economists Erik Berglof, now Director of the LSE Institute for Global Affairs, and Sergei Guriev, now at SciencePo in Paris. Professor Berglof noticed that the crisis has massively strengthened the role of the state, but warned : «I think there is going to be dramatic realisation of the inability of governments in many of these countries to deliver in many ways and I worry that this is going to lead to massive populist reactions and weaken what democracies.» Underhand nationalisations In contrast, Professor Guriev saw a «silver lining» : «This crisis has demonstrated to many people the importance of expertise and science. This matters because populists define themselves as people who fight experts and don’t recognise rational thinking. This crisis shows the importance of science.» On the economic fallout of the crisis, the speakers agreed that the state has taken a key role in supporting the economy, but while rich countries could afford such a mobilisation, in many developing countries the consequences remained unforeseeable : «When you are facing war time challenges, war time deficits are fine», Professor Guriev said. About the future of the state intervention in economies, Professor Berglof said : «I’m not too worried in advanced economies. We will see a rethinking of some areas like the labour market and maybe reforms in health sector in light of the current experience.» However, Professor Javorcik warned : «I am worried that there may be underhand nationalisations done for political purposes in countries with weaker institutions and less democratic accountability.» All speakers agreed that future growth will only be achieved with a significant role for the private sector : «We need better, sustainable and green growth», Lord Stern said. «The crisis has exposed what was wrong with our development model. Now we have the task, but also the chance to build a better world.» In her handing over statement Ms Kapwepwe outlined key accomplishments that the Tripartite group has achieved in its three pillars : Market Integration, Infrastructure Development and Industrial Development. COMESA leads in the first pillar, while EAC and SADC takes the lead in the other two respectively. Under market integration, 22 countries out of 28 have now signed the TFTA Agreement, whileeight have signed and ratified. Theeight include Egypt, Kenya, South Africa, Rwanda, Uganda, Burundi, Botswana and Namibia. Only four remains to reach the 14 States threshold to operationalize Agreement. Comoros, Eswatini, Malawi, Sudan, Zambia and Zimbabwe are at advanced stages of ratification. Forte chute attendue du commerce avec une économie mondiale bouleversée Le large éventail de possibilités liées à la baisse prévue s’explique par la nature sans précédent de cette crise sanitaire et par l’incertitude quant à son impact économique précis. Mais les économistes de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) pensent que cette baisse sera probablement supérieure à la contraction du commerce causée par la crise financière mondiale de 2008-2009. Les estimations de la reprise attendue en 2021 sont tout aussi incertaines, avec des résultats qui dépendront largement de la durée de l’épidémie et de l’efficacité des mesures adoptées pour y faire face. «Cette crise est avant toute une crise sanitaire qui a contraint les gouvernements à prendre des mesures sans précédent pour protéger la vie des personnes», a déclaré le Directeur général de l’OMC, Roberto Azevêdo. «La baisse inévitable du commerce et de la production aura des conséquences douloureuses pour les ménages et les entreprises, en plus des souffrances humaines causées par la maladie elle‐même.» «L’objectif immédiat est de maîtriser la pandémie et d’atténuer les dommages économiques causés aux individus, aux entreprises et aux pays. Mais les responsables politiques doivent commencer à planifier l’après-pandémie.» «Les chiffres sont mauvais, c’est indéniable. Mais une relance rapide et vigoureuse est possible.» 5

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