BIZweek n°253 16 aoû 2019
BIZweek n°253 16 aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°253 de 16 aoû 2019

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Capital Publications Ltd

  • Format : (260 x 370) mm

  • Nombre de pages : 7

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : le sucre réunionnais sur un volcan.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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VENDREDI 16 AOÛT 2019 BIZWEEK ÉDITION 253 LA TOUR ÉCONOMIE Le sucre réunionnais sur un volcan Le 18 juin dernier, le ministre de l’Agro-industrie, Mahen Seeruttun, indiquait - lors d’une Private Notice Question - que le gouvernement attend le rapport de la Banque mondiale sur l’industrie cannière qui sera rendu public en mai 2020 pour voir plus clair. Si les acteurs locaux ne cessent de tirer la sonnette d’alarme quant à la situation alarmante, tout porte à croire que c’est une situation générale dans la région. Notre voisine, l’île de la Réunion, ne se porte pas mieux lorsqu’il s’agit du secteur sucrier (Maurice a déjà évolué vers une industrie cannière) en question Situation identique. Alors que notre industrie cannière connaît des difficultés, et qu’il est question de survie, il en est de même chez notre voisine. L’île de La Réunion connaît également son lot de difficultés. Les deux pays tablent sur 2020 pour voir plus clair par rapport au secteur. Le 18 juillet dernier, le gouvernement français a présenté sa position sur la filière canne outre-mer. Il a annoncé tout d’abord le maintien de l’aide compensatoire à la suppression des quotas sucriers, ce qui entraînera une nouvelle notification à la Commission européenne. Cette aide avait été accordée en 2017 pour trois ans par le précédent gouvernement, pour permettre à la filière « canne-sucre » de faire face à la levée des quotas de production au niveau européen et compenser les surcoûts de production par rapport à la métropole. Cette décision s’accompagne de la présentation d’une feuille de route au monde agricole et aux collectivités  : présenter d’ici juillet 2020 des propositions pour un modèle agricole conciliant les défis sociaux et climatiques ainsi que l’évolution des marchés. Si pour la récolte de 2019 les planteurs de canne obtiendront une somme de Rs 25 000 par tonne, mesure annoncée dans le Budget 2019- 20, ceux de La Réunion sont toujours en attente d’une aide compensatoire, comme en rapporte le journal Témoignages, le 19 juillet dernier, ci-dessous. « La campagne sucrière s’est ouverte le 17 juillet dans le Sud et l’Ouest. Au deuxième jour de la coupe, Axel Hoarau était hier à pied d’œuvre. Cela fait 30 ans qu’il est agriculteur. Il constate qu’au fil des années, la situation ne cesse de se dégrader. L’incertitude entretenue ces dernières semaines par le gouvernement au sujet du versement de l’aide compensatoire de 28 millions d’euros à la filière a encore accentué l’inquiétude de tous les planteurs. Sur son exploitation, Axel Hoarau cultive un peu plus de 3 hectares de cannes. S’y ajoute un peu de maraîchage qui apporte un complément de revenu bien précieux, notamment entre les campagnes sucrières ce qui lui fait dire que « cela fait longtemps que nous avons fait la diversification ». Mais tous ses efforts ne permettent plus de dégager un revenu suffisant malgré le fait qu’il coupe seul ses cannes. S’il n’y avait pas le salaire de sa conjointe, il ne pourrait plus tenir. » Engrais  : de 300 à 500 euros la tonne Cette situation difficile est liée à la stagnation du prix de la canne, alors que dans le même temps, tout augmente. « Le versement de la recette bagasse de 13 euros par tonne nous a donné une bouffée d’oxygène », soulignet-il. « Mais ce gain a été mangé progressivement par la hausse du coût de production. Ainsi, le prix de l’engrais est passé de 300 euros à 500, voire 600 euros la tonne. Celui du désherbant a connu une hausse de 100%. Dans ces conditions, il n’est pas possible d’embaucher un ouvrier pendant la coupe. « Si auparavant, Axel Hoarau disposait d’une trésorerie suffisante pour acheter son engrais, ce n’est plus le cas depuis 3 ans. C’est donc Tereos qui lui avance la somme nécessaire, et l’industriel est remboursé par un prélèvement de 7 euros par tonne de cannes. « Axel Hoarau ne ménage pas sa peine pour arriver à un rendement d’environ 75 tonnes par hectare en moyenne sans irrigation. Il aurait pu faire mieux, mais des pluies trop nombreuses et un manque d’ensoleillement ont entraîné des pertes estimées à 50 tonnes. L’eau pourrait arriver en 2022. Cela nécessitera des investissements supplémentaires pour planter une variété plus adaptée à l’irrigation et installer du matériel, des conditions nécessaires pour que l’irrigation puisse améliorer le rendement. Bien entendu, tout cela sera possible qu’à condition que la filière canne puisse avoir une meilleure visibilité pour l’avenir qu’en ce moment. Replanter suppose en effet un investissement dans le temps. D’ailleurs, les aides à la replantation obligent à maintenir la canne pendant 5 ans sur la parcelle concernée. 5 ans, cela renvoie à 2024 alors que la Convention canne qui fixe les revenus des planteurs se terminera en 2021. » Dans le contexte actuel, Axel Hoarau pense que les négociations de la prochaine Convention canne seront très difficiles. Mais malgré les difficultés, il estime que « dans la canne, il faut être toujours optimiste. Et d’ailleurs, par quoi remplacer la canne ? » 4
VENDREDI 16 AOÛT 2019 BIZWEEK ÉDITION 253 POST SCRIPTUM ‘THEY’RE YOUR RULES, BREAK THEM !’How Rule-Breakers Scrap the Script and Reorient the Orientation Book Douglas Kruger specialises in dismantling needless rules. A business presenter and author of 5 books with Penguin Random House, including ‘They’re Your Rules, Break Them !’, he speaks locally and internationally on the topic of disruptive innovation and how to reduce your own rules in order to achieveit. Douglas is also a multiple award-winning speaker, who was inducted into the ‘Speakers Hall of Fame’in 2016. See him in action at www.douglaskruger.co.za. It’s Day One for your terrified new employee and, like Moses receiving the Ten Commandments, he takes possession of his orientation handbook. Your intention with the handbook is to help the frightened duckling to find his way, but for the frightened duckling, this book has unspeakable gravitas. It represents all the rules and norms, the shalts and shalt nots, and it must be obeyed. You didn’t just hand it to him. You imparted it. In normalising behaviour from the beginning of employment, we sow the early seeds of what can become extreme conformity. Extreme conformity results in a rigid bureaucracy, rather than an agile and innovating culture. So how can we kill two birds with one stone ; providing useful guidance to our frightened duckling, while stillavoiding the beginnings of imposed blinkers ? Our philosophy here is to use simple value-driven heuristics, which guide behaviour, rather than detailed rules. Brutal simplicity – the Nordstrom’s manual Fashion retailer Nordstrom, which is renowned for its great customer service, has quite possibly the simplest employee handbook ever. It is really just a single page. The cover (if it can be called that) reads  : Employee Handbook – Our number one goal is to provide outstanding customer service. Set both your personal and professional goals high. We have great confidence in your ability to achievethem, so our employee handbook is very simple. We have only one rule… The card within then says  : Our One Rule – Use good judgement in all situations. Please feel free to ask your department manager, store manager or Human Resources any questions at any time. That’s it. It empowers, provides a guiding value-driven heuristic, expresses trust and, perhaps most importantly, fails to impart limitations. In a plethora of studies, Nordstrom has not only received excellent reviews on its customer service, but unusually high marks for employee morale, retention and job satisfaction, too. The formula is essentially this  : tell them what type of behaviour is important, then let them act freely within that guiding heuristic. Scrap the script What is excellent about the Nordstrom manual is that it is empathy-led, not rulesled. In Humans are Underrated  : What High Achievers Know That Brilliant Machines Never Will, Geoff Colvin points out that empathy-based guidelines can way outperformrules-based guidelines, asserting that empathy is the key to our most crucial abilities. He cites the example of American Express scrapping the scripts that its call-centre agents used (you can always tell when a call-centre agent is reading at you), and replacing the fixed wording with information about the particular clients. Call-centre agents were then allowed to simply speak to the person, while key facts about that person were displayed before them. This created an empathy-led experience, rather than a scripted one. American Express had to change the way it recruited, and started looking for people from the service industry, not for people who had previously worked in call centres. Customers were delighted. They were far more likely to recommend AmEx to friends, and the financial benefits were measurable. They said the formula was simple  : people can tell when you really care, and a script vacuums an experience of empathy. I agree. Personally, I will take the call-centre agent with imperfect language, who genuinely tries to help me, over the robotically perfect but ineffective and unsympathetic one any day. And I’m fairly confident that your customers would, too. What if this simple switch drove how you create not only job descriptions, but also job manuals and entire roles ? An empathy-led description necessarily leans towards goals, whereas rules are fairly heartless, and can actually disconnect from the entire point of the role. Then sing it as a ballade In Made to Stick, the authors point out that telling simple and concrete stories and using analogies about the specific kinds of behaviours that you value and desire can be way more effective than ‘management speak’and buzzwords. In summary, don’t give your employees extensive explanations of rules and guidelines. Give them a value-based heuristic. Best-case scenario ? Deliver it in the formof illustrative stories  : ‘Onceupon a time, this guy did this thing. I loved it and so did our customers ! He did it because he understood how to be that kind of person. Now go ye and do likewise …’What if… ? What if you scrapped the ‘thou shalt nots’and replaced them with powerful parables that encouraged specific behaviours ? 5

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