BIZweek n°230 1er mar 2019
BIZweek n°230 1er mar 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°230 de 1er mar 2019

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Capital Publications Ltd

  • Format : (260 x 370) mm

  • Nombre de pages : 7

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : le cadre réglementaire pour la CSDA Licence entre en vigueur.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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VENDREDI 01 MARS 2019 BIZWEEK ÉDITION 230 LA TOUR À PARTIR DU 1ER MARS 2019 Le cadre réglementaire pour la « Custodian Services (Digital Asset) Licence » entre en vigueur Une première sur l’échelle mondiale. C’est à partir d’aujourd’hui que le cadre réglementaire pour les actifs numériques entre en vigueur. Maurice devient ainsi la première juridiction, sur le plan global, à offrir un cadre réglementaire pour la garde d’actifs numériques Le ministère des Affaires étrangères a convié le mercredi 27 février ses cadres diplomatiques et administratifs pour une séance de travail suivant l’Advisory Opinion de la Cour internationale de Justice (CIJ) sur l’excision de l’archipel des Chagos du territoire de Maurice en 1965. « Il faut éviter tout ego trip dans nos démarches », insiste le Chef de la diplomatie, Vishnu Lutchmeenaraidoo. Le ministre des Affaires étrangères a fait ressortir que la Grande-Bretagne et les États-Unis sont des alliés de Maurice et ils le resteront. Il dit rejeter toute attitude de confrontation et privilégier à tout moment les solutions diplomatiques et le dialogue pour faire avancer les nouvelles initiatives suivant l’opinion de la CIJ et qui devraient tracer la voie vers le plein exercice de la souveraineté C’est un cadre révolutionnaire qui entre en vigueur aujourd’hui. La Financial Services Commission (FSC), régulateur des services financiers, a mis sur pied un cadre réglementaire pour la garde d’actifs numériques. Dans son communiqué en date du 8 février, la FSC annonçait déjà que « this regulatory framework will be effective as from 01 March 2019, positioning the Mauritius IFC as the first jurisdiction globally to offer a regulated landscape for the custody of Digital Asset. » C’est donc une première sur le plan mondial, et cela permet de placer le centre financier mauricien comme un centre compétitif et lui permet de jouer dans la cour des grands. À titre d’exemple, la banque américaine Goldman Sachs annonçait, en novembre de l’année dernière, qu’elle envisageait prochainement des services de garde aux fonds investis en crypto-monnaies. La banque d’investissement conserverait ainsi des actifs numériques pour le compte de ces entités, leur permettant de sécuriser leurs investissements. Et au moins trois géants de Wall Street – The Bank of New York Mellon, JPMorgan Chase et Northern Trust – envisageraient d’offrir prochainement de tels services. Ainsi, cette nouvelle offre à Maurice pourrait favoriser la création de nouveaux crypto-fonds et amener un plus grand nombre d’investisseurs à miser sur les actifs numériques. Dans son papier consultatif émis le 5 novembre 2018, la FSC explique la nécessité de ce grand pas pour promouvoir davantage la juridiction mauricienne comme un ‘Fintech Hub’. « With the transformative incidence of financial technology (« fintech ») on the global financial services industry, one landmark development in the fintech landscape has been the emergence of Digital Assets2 and their use as a medium of exchange for transactions over the internet. The recent years have also witnessed significant strides in evolution of the technologies underpinning these Digital Assets, including blockchain. » « As a forward-looking regulator, the Financial Services Commission, Mauritius has embarked on settingup an enabling framework for fintech. Following the issue of the FSC Guidance Note on the Recognition of Digital Assets as an asset-class for investment by Sophisticated and Expert Investors on 17 September 2018, the FSC is now establishing the regulatory framework in relation to the Custodian Services (Digital Asset) Licence which will enable its holder to provide safe-keeping services in relation to Digital Assets. » « In traditional financial services, a custodian fulfils three (3) key functions relating to assets, namely validation, security and trust. Currently, in the absence of licensed custodians specialised in holding Digital Assets, first-party custodianship remains the main option to safeguard clients’Digital Assets. This creates a fundamental security concern for Digital Assets given that the loss of a private key equates to losing the ownership rights to the Digital Asset. » « With Digital Assets now being a recognised asset-class for investment by specific investors and CIS, the Digital Assets of a CIS must also be held for sake-keeping by a custodian. The FSC however acknowledges that while fintech activities have been developing exponentially in complexity, one major growth limiting factor has been the lack of appropriate custody services for the safekeeping of Digital Assets. » « To bridge this gap and provide a solution for the custody of Digital Assets to the fintech ecosystem, in line with the Budget 2018/19, the FSA has POST L’ADVISORY OPINION DE LA COUR INTERNATIONALE DE JUSTICE Le dialogue privilégié pour la suite du combat sur le dossier Chagos mauricienne sur l’archipel des Chagos. Le ministre s’est réjoui du consensus qui a prévalu sur ce dossier tant au niveau de la population qu’au sein de la classe politique. Il s’est dit confiant que ce climat consensuel va prévaloir lors des prochaines étapes de cette lutte. Le Chef de la diplomatie a exprimé sa gratitude à tous les États qui ont soutenu la cause de Maurice. Le ministre va adresser des lettres de remerciement aux ministres des Affaires étrangères de ces pays en guise d’appréciation de leur soutien. Vishnu Lutchmeenaraidoo dit reconnaître qu’il y a encore un long chemin à parcourir pour que Maurice puisse exercer sa pleine souveraineté sur l’archipel des Chagos et compléter ainsi son processus de décolonisation. been amended to empower the FSC to issue the Custodian Services (Digital Asset) Licence under which an entity will be licensed to hold for safekeeping, the Digital Assets of its clients. » 4
VENDREDI 01 MARS 2019 BIZWEEK ÉDITION 230 OPINION JEAN PIERRE LENOIR Jean Pierre Lenoir RECTIFICATIF Je demande aux lecteurs de bien vouloir m’excuser pour une interprétation bien involontaire de mon texte de la semaine dernière sur ‘Parent 1 et Parent 2’. Ce texte de loi n’a pas été voté le 12 février dernier comme je l’avais écrit. Vu son côté excessif, il est actuellement en train d’être « retoqué » par le Sénat français, et n’a donc pas force de loi. Errare humanum est... VENEZUELA P O S T S C R I P T U M 11 POST SCRIPTUM Encore et toujours ce sacré pétrole interventionniste... Si le Venezuela était le plus gros producteur de « dholl puris » ou de « gâteaux piment » au monde, il est probable qu’il n’intéresserait pas grand monde Mais voilà, le Venezuela a la chance, ou la malchance, de posséder 20% des réserves mondiales de pétrole ; un pétrole certes plus difficile et coûteux, vu sa nature lourde que celui de son concurrent saoudien, mais suffisant pour nourrir les appétits démesurés de son presque voisin américain. Le gaz et le pétrole syriens ayant échappé aux Majors Américains suite à la victoire du gouvernement Assad sur les forces de l’État islamique, il semble que Washington a décidé de jeter son dévolu sur le pétrole vénézuélien. Ce pays de la côte nord de l’Amérique du Sud vivait grassement de la rente pétrolière lorsque la baisse des prix du marché mondial rend l’économie exsangue au début des années 90, la culture du cacao et du café ayant pratiquement disparu du paysage agricole du pays. Les mesures de redressement sont alors telles que le peuple, mécontent de l’austérité ambiante, envoie au pouvoir en 1994 un populiste de gauche, Hugo Chavez, ennemi juré du néo-libéralisme économique et adepte de la révolution bolivarienne*. De mal en pis Pour Washington, le choc est égal à celui de l’arrivée de Fidel Castro au pouvoir à Cuba en 1958. L’économie vénézuélienne continue de dépérir dans la foulée de l’industrie pétrolière en pleine débâcle à cause d’une dette abyssale et des sanctions américaines très dures, mais aussi à cause des méthodes socialistes de gouvernement qui vont d’échec en échec. Démocrates et républicains américains ne ménagent pas le pouvoir chaviste et de Clinton à Trump en passant par Bush et Obama, les sanctions succèdent aux sanctions. En 2002, au plus fort de la crise économique, l’opposition organise un coup d’État avec l’aide de Washington. Le coup est raté, mais la crise continue de couver. Comme Fidel Castro durant ses premières années à Cuba, Hugo Chavez bénéficie d’une aura exceptionnelle et galvanise son peuple à coups de slogans anti-américains. Atteint d’un cancer, il meurt en 2013 et, dans la foulée, Nicolas Maduro, pur produit du chavisme et vice-président du pays, succède le plus naturellement du monde à Chavez comme - ce qu’il faut appeler - dictateur du pays. Les choses vont de mal en pis et le pays est aujourd’hui économiquement dévasté. La dette de Caracas rééchelonnéee Devant l’intransigeance américaine à son égard, l’administration vénézuélienne se tourne, à partir de 2006, vers Moscou à qui elle achète pour plusieurs milliards d’armes pour équiper son armée ; tandis que des avions russes participent aux manœuvres militaires vénézuéliennes. Dans le même temps, Moscou rééchelonne plusieurs fois la dette de Caracas. Sur le plan pétrolier, la compagnie pétrolière russe Rosneft devient très impliquée dans l’industrie pétrolière vénézuélienne. Washington ne voit pas cela d’un bon œil et décide de passer à la vitesse supérieure. Le Venezuela devient alors un pion géopolitique sur l’échiquier sud-américain. C’est alors que naît Juan Guaidó qui est jusque-là président de l’Assemblée nationale. Avec le soutien de Washington, il s’auto proclame président de la République par intérim et fait pression sur l’armée pour qu’elle abandonne le président Maduro. Dans le même temps, Washington organise un « convoi humanitaire » qui doit passer par la Colombie, voisin et ennemi juré du régime vénézuélien. Maduro, sentant le coup fourré, refuse et le convoi est bloqué à la frontière par l’armée vénézuélienne restée fidèle jusqu’ici à son président. La veille, le vice-Président américain Mike Pence avait incité les Vénézuéliens à se soulever contre le pouvoir en place à Caracas tandis que Mike Pompeo, secrétaire d’État, déclarait que les États-Unis « allaient passer aux actes contre ceux qui s’opposent à la restauration pacifique de la démocratie au Venezuela. » Ce pays n’abrite aucun terroriste et n’a pas d’armes nucléaires. Il se contente, très maladroitement certes, d’appliquer une politique qui ne plaît pas à Washington. De quoi je me mêle donc, comme dirait l’autre... La révolution bolivarienne tire son nom de Simón José Antonio de la Santísima Trinidad Bolívar y Palacios (plus connu sous le nom de Simon Bolivar, 1783-1830), surnommé Le Libertador et qui avait libéré le Venezuela des Espagnols qui dirigeaient alors le pays. 5

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