BIZweek n°223 11 jan 2019
BIZweek n°223 11 jan 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°223 de 11 jan 2019

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Capital Publications Ltd

  • Format : (260 x 370) mm

  • Nombre de pages : 8

  • Taille du fichier PDF : 3,2 Mo

  • Dans ce numéro : les nouveaux règlements internationaux préoccupent.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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VENDREDI 11 JANVIER 2019 BIZWEEK ÉDITION 223 LA TOUR ORGANISATION MARITIME INTERNATIONALE Pourquoi ces nouveaux règlements ? La nouvelle réglementation relative au Low Sulphur de l’Organisation maritime internationale (OMI) entrera en vigueur le 1er janvier 2020 et obligera l’ensemble des compagnies maritimes à réduire leurs émissions de soufre de 85%, et ainsi privilégier l’utilisation d’un fioul à une teneur de 0,5% en souffre. Cette mesure implique globalement un surcoût conséquent, qui est estimé, aux conditions actuelles, entre 160 et 300 USD/EVP (Équivalent vingt pieds). En avril 2018, le Comité de protection du milieu marin (CPMM) de l’OMI, auquel incombe l’élaboration de politiques en matière d’environnement et de sécurité, s’est fixé comme objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant du transport maritime d’au moins 50% d’ici 2050 par rapport à 2008. Cela, conformément aux engagements pris par 195 États dans le cadre de l’Accord de Paris de l’ONU et qui visent prioritairement à limiter le réchauffement planétaire en deçà de 2°C. Une stratégie doit être adoptée en 2023 et, d’ici là, des négociations entre États-membres, sans doute politiquement chargées et techniquement complexes, devront aboutir à un accord final sur les GES. Plusieurs pays s’y mettent déjà pour respecter les nouvelles normes d’ici 2020, tandis que d’autres s’y opposent. Les États-Unis réclament une révision du plafond fixé par l’Organisation maritime internationale (OMI) sur les émissions de soufre. Une demande qui remet en cause la date de mise en œuvre, prévue pour 2020. Ils tentent de repousser l’échéance qui approche à grands pas, en demandant l’introduction d’une « phase expérimentale ». Toutefois, décarboniser un secteur qui est actuellement responsable de 3% des émissions mondiales tout en supportant plus de 80% du commerce international, constitue un défi herculéen. Pour les navires les plus légers, la perspective de l’électricité est Singapour est fin prêt envisageable, mais les batteries actuelles sont loin de pouvoir faire avancer les grands navires. L’hydrogène et les biocarburants ont également été considérés, mais tous deux présentent un inconvénient de coût et de durabilité. Le GNL a ses atouts, dont la Le plus grand bunkering hub (‘hub de soutage’) que représente le Singapour serait fin prêt en janvier 2020 pour être en phase avec les nouveaux règlements de l’Organisation Maritime Internationale. Selon les médias internationaux, en octobre de l’année dernière, des mesures ont déjà été prises pour assurer la transition. L’Autorité maritime et portuaire de Singapour (MPA) mettra à disposition une liste des fournisseurs de soute agréés pour les carburants à faible teneur en soufre d’ici mi-2019. Singapour, faut-il souligner, est le plus grand centre mondial de ravitaillement en carburant ou bunkering marin. De plus, il continue à promouvoir l’utilisation de gaz naturel liquéfié (GNL) à combustion propre comme carburant marin, aussi appelé bunkers, chez soi et à l’étranger. La MPA a également annoncé que l’Autorité de la zone économique du canal de Suez avait rejoint le groupe de réflexion sur le port de soutage du GNL, le premier port du Moyen-Orient à le faire, dans le but de renforcer les capacités de soutage du GNL dans les principaux ports mondiaux. L’utilisation de GNL pour alimenter des navires au lieu de mazout ou de gasoil marin peut réduire les émissions de polluants oxydes d’azote et de soufre de 90 à 95%. Qu’est-ce que l’OMI ? L’Organisation maritime internationale (OMI, IMO en anglais) est le pivot de l’action internationale en matière de réglementation maritime. Cette agence spécialisée de l’Onu a repris à son compte les conventions internationales conclues avant sa mise en œuvre effective et est en charge de les faire appliquer. Dès lors, c’est sous son égide que des amendements y ont été apportés et des nouvelles conventions adoptées. Cette réglementation est ensuite intégrée dans la législation des pays. L’OMI a été créée par une convention internationale adoptée le 6 mars 1948 à Genève et celle-ci est entrée en vigueur dix ans plus tard, le 17 mars 1958. Elle a porté le nom d’Organisation maritime consultative internationale (OMCI) jusqu’en 1982, mais le changement d’appellation n’a pas changé ses prérogatives. Sa création a permis d’harmoniser le droit maritime, qui était auparavant le fruit de règles unilatérales et d’accords bilatéraux ou multilatéraux, et de limiter le nombre de litiges, désengorgeant ainsi la Cour internationale de justice. L’OMI est rattachée à l’Organisation des Nations unies (Onu) et compte 168 États membres, dont la France depuis 1952, et facilité de transport, et ses inconvénients, notamment sa forte teneur en méthane. Mais ses défenseurs insistent sur le fait que le transport maritime devrait le voir comme une solution à court ou moyen terme, avant de passer à un GNL biologique à faible teneur en carbone à long terme. trois États associés, Hong Kong, Macao et les îles Féroé. Des organisations non gouvernementales (ONG) y ont un statut consultatif, dont l’International Chamber of Shipping (ICS), qui représente les armateurs, et Greenpeace. L’OMI a son siège à Londres. Son secrétariat emploie environ 300 personnes. Le budget de l’institution est alimenté par la contribution annuelle de chaque État membre, calculée essentiellement en fonction du tonnage de sa flotte de commerce. Pour autant, chaque membre bénéficie d’une voix. L’organe directeur est l’Assemblée, qui comprend les représentants de tous les États membres et qui se réunit une fois tous les deux ans. Entre les sessions de l’assemblée, le Conseil joue le rôle d’organe directeur. Il se compose de quarante gouvernements membres élus par l’Assemblée. L’OMI a un rôle essentiellement technique, réglementaire et normatif. Elle ne peut donc ni obliger les États à incorporer ces textes dans leur corpus législatif et réglementaire, ni s’assurer elle-même de leur application. En revanche, selon le principe fondateur de l’OMI « pas de traitement plus favorable », un navire portant le pavillon d’un État non signataire d’une convention devra l’appliquer pour faire escale dans le port d’un pays signataire. 6
VENDREDI 11 JANVIER 2019 BIZWEEK ÉDITION 223 POST SCRIPTUM AON HEWITT DASHBOARD - DECEMBER The markets in 2018 In its Investment Consulting Dashboard for December, Aon Hewitt (Mauritius) analyses the best and worst performing global stock market Indices (on a country basis) and also provides an overview on the Mauritian markets in 2018 Since the financial crisis, the major equity markets worldwide have endured their worst calendar year in 2018, according to the latest analysis of Aon Hewitt (Mauritius) in its Investment Consulting Dashboard for the month of December. This has left many investors around the globe fearing further declines in theupcoming months. Financial markets have been battered by the festering trade tensions between the two largest economies of the world (U.S and China), mounting concerns over increasing interest rates, a reduction in quantitative easing by central banks and persistent geopolitical issues — such as Brexit. However, there were some remarkable exceptions to the overall doom and gloom over the past year. The U.S. Dollar Index, which measures the performance of the USD against other major currencies, gained 4.3%, its strongest rise since 2015. This was mostly supported by a significant interest rate differential over most other developed economies as wellas political uncertainty in Europe. The best and worst performing global stock market Indices (on a country basis) in U.S. dollar denominated terms for 2018 are as follows  : Top Performers Ukraine +80.39% Ukraine’s stock market index (PFTS) skyrocketed by more than 80% in 2018, comfortably becoming the top performer around the world. This rally occurred despite Ukraine’s demand for assistance from its international partners at the EU and NATO, after Russia detained three naval vessels and 23 crew members in November. Macedonia +30.41% The blue-chip MBI 10 index of the Macedonian Stock Exchange (MSE) increased by almost a third in 2018. This followed after the country reached an agreement with Greece to settle a long-running name feud when Skopje (capital city of Macedonia) agreed to change its country name to Republic of North Macedonia in June. Qatar +20.87% Qatar’s stock exchange surged over 20% in U.S. dollar denominated terms in 2018. The country officially left OPEC, ending a membership which had stood for more than half-a-century. Doha also announced it would leave the Middle East denominated group shortly before a critical meeting between the influential oil cartel and its allies in December. Worst performers Venezuela -94.89% Venezuela saw its IBVC index collapse more than 94%, as President Nicolas Maduro attempted to terminate an elongated period of economic chaos in the oil-rich but cash-poor nation. The crisis-stricken country has been the worst stock market performer in U.S. dollar denominated terms in 2018. Argentina -50.2% The South American country strived to handle yet another financial crisis in 2018. Argentina’s stock market index closed more than 50% lower in 2018, after Buenos Aires found itself at the center of an emerging markets financial spiral. China -28.64% China’s Shanghai composite index lost more than a quarter of its value in 2018 and this is largely attributable to trade tensions with the U.S. President Donald Trump and Chinese leader Xi Jinping however declared a 90-day truce at the beginning of December. Emerging Markets (-14.6% for MSCI Emerging Markets) have generally been hurt by U.S. Federal Reserve rate hikes, which have increased the value of the dollar versus other currencies, making it more expensive to repay dollar-denominated debt. Commodities, which are important revenue sources in emerging markets, have also been affected by trade wars. Local Equity Markets, when compared to foreign equity markets, did not have such a bad year on a relative basis. In Rupee terms, the SEMDEX and the SEM-10 wentup by 0.7% and 0.9% respectively. The SEMTRI showed even better results, increasing by 3.7% (or 1.6% in USD terms) in 2018. We have also computed the performance of the equities listed on the SEMDEX over the last 12 months. Taking into considerations the dividends paid out by the companies, the top 5 performers during the year are  : ENL Commercial Ltd (119%), Automatic Systems Ltd (40%), ENL Land Ltd (39%), Lottotech Ltd (32%) and Harel Mallac Ltd (25%). The bottom are  : Omnicane Ltd (-25%), Air Mauritius Ltd (-23%), Alteo Ltd (-20%), Terra Mauricia Ltd (-19%) and SBM Holdings Ltd (-16%). Local Fixed Income Yields on local Treasury Securities rose quite significantly on a year on year basis. For instance, the one year treasury weighted average yield closed the year at 3.7% compared to 2.53% at end December 2017. The weighted average 10-year yield also rose by 1% to 5.42%. During the year there was the issue of 4.25% Three Year Bank of Mauritius Golden Jubilee Bonds, which were subsequently listed on the Official Market. On September 5 2018, 20-year Government of Mauritius bonds (new auction) had a weighted average yield of 6.12%. The key repo rate remained unchanged at 3.50% during the year. On another note, the Pound dipped further by 1% against the MUR in December 2018. The currency moreover depreciated by 4.1% against the MUR in 2018. The Euro remained flat against our local currency during December. The single currency however weakened by 2.8% against the MUR in 2018. The US Dollar remained rangebound against the MUR during the month. Over the past 12 months, the USD strengthened by nearly 2% against our Mauritian Rupee. 7

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