BIZweek n°220 8 déc 2018
BIZweek n°220 8 déc 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°220 de 8 déc 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Capital Publications Ltd

  • Format : (260 x 370) mm

  • Nombre de pages : 9

  • Taille du fichier PDF : 3,5 Mo

  • Dans ce numéro : 3 milliards de roupies injectées comme assistance financière.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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SAMEDI 08 DÉCEMBRE 2018 BIZWEEK ÉDITION 220 BIZ ALERT DIPLOMATIE ÉCONOMIQUE Maurice mise sur le potentiel de la connectivité numérique de l’Afrique Digital Africa ouvre de nouvelles portes d’entrée sur le continent. Le ministre des Affaires étrangères, Vishnu Lutchmeenaraidoo, a officiellement lancé un séminaire sur le thème « Cyber Resilience for Development » jeudi 6 décembre à Moka. Le ministre de la Technologie, de la Communication et de l’Innovation, Yogida Sawmynaden, participait lui aussi à cette fonction Le chef de la diplomatie mauricienne, Vishnu Lutchmeenaraidoo, s’est appesanti sur le potentiel de Maurice à jouer un rôle prépondérant dans le processus de numérisation en Afrique à l’ouverture d’un séminaire sur le thème ‘Cyber Resilience for Development’, avant-hier. « Nous avons l’ambition de jouer un rôle de phare dans la région et, de ce fait, participer pleinement au processus de Digital Africa », soutient le ministre. Le projet ‘Cyber Resilience for Development’est financé et mis sur pied par l’Union euro-péenne (UE). Il a pour objectif de permettre aux pays participants de rehausser le niveau de sécurité et de résilience de leurs réseaux informatiques. Maurice bénéficie de cet accompagnement compte tenu de sa capacité à absorber les nouvelles technologies et son ambition à s’ouvrir sur le continent africain. Mouvance de la numérisation La solidité et la sécurité de la connectivité numérique sont devenues un enjeu de développe-ment de taille pour les pays comme Maurice qui ont misé sur le potentiel de l’économie numérique. L’informatisation a accompagné les grandes étapes de développement du pays au cours de ces quatre dernières décennies. Les années 1980 ont vu le véritable décollage de l’IT à Maurice. Le ministre Vishnu Lutchmeenaraidoo a brièvement retracé les débuts de la politique d’informatisation avec la création dans les années 1980 des institutions tels le National Computer Board, la State Informatics Ltd et le SITRAC. Le ministère des Finances à l’époque chapeautait le développement de l’informatique et avait déjà engagé l’informatisation du service civil. « Nous avons toujours été à l’avant-plan du développement. Aujourd’hui encore, nous ne pou-vons-nous permettre de ne pas participer à la mouvance de la numérisation. C’est la raison pour laquelle nous nous engageons avec notre partenaire l’Union européenne », a déclaré le ministre. Vers un nouveau palier Le pays se trouve à la croisée des chemins. Les jeunes et les femmes seront au centre du Forum Africa 2018 Le Forum Africa 2018, qui se tiendra à Charmel-Cheick cette semaine, les 8 et 9 décembre, mettra l’accent sur les inquiétudes des jeunes et des femmes d’Afrique. Plus de 250 start-ups seront au Forum, et plusieurs chefs d’État du continent sont attendus au Forum. Ce dernier pro-posera une Journée des jeunes entrepreneurs et une discussion sur le thème « Les Femmes pour la réussite de l’Afrique ». Les présidents de six banques de développement multilatérales seront présents. Plusieurs chefs d’État sont également attendus à l’événement annuel, qui prend encore davantage d’importance cette année, avec l’Égypte qui présidera l’Union africaine à partir de 2019. Quelques-unes des sociétés les plus prometteuses d’Afrique ainsi que de jeunes dirigeants d’entreprise participeront à la Journée des jeunes entrepreneurs. Plus de 200 start-ups seront représentées. L’objectif est de les mettre en relation avec des investisseurs et de leur apporter les compétences nécessaires pour développer l’entreprise. Toutes ces sociétés ont de bonnes perspectives de croissance et d’expansion. Cette initiative fait suite au Forum mondial de la jeunesse qui s’est déroulé en Égypte le mois dernier. Le Président égyptien Abdelfattah al-Sissi y a annoncé plusieurs mesures pour soutenir les jeunes et les entrepreneurs afin qu’ils puissent devenir des acteurs économiques importants. Les femmes au cœur du forum Le rôle des femmes est également au cœur du programme du forum cette année. Plusieurs études ont montré que l’égalité entre les hommes et les femmes améliore la qualité de la gouvernance et stimule le développement. Plusieurs sessions seront consacrées aux moyens qui permettraient de renforcer la participa-tion des femmes dans les projets gouvernementaux et les conseils d’administration des entre-prises. « Nous ne devons pas oublier qu’en Afrique, nous jouons un rôle de premier ordre dans de nombreux domaines, avec une représentation plus élevée des femmes aux gouvernements et aux parlements que dans la plupart des autres pays du monde – à commencer par la directrice générale du COMESA », affirme Heba Salama, PDG de l’Agence régionale des investissements du COMESA, co-organisatrice du forum. Premier bloc commercial d’Afrique, le COMESA a largement En 2015, le gouvernement a mis en place une nouvelle architecture de l’économie pour sortir du mid-income trap. Cette nouvelle architecture repose sur trois grands piliers, à savoir l’économie bleue, le Maritime Hub et l’ouverture vers l’Afrique. L’économie numérique est extrêmement pertinente à cette nouvelle vision. L’Afrique offre de grandes opportunités en matière de développement de l’informatique. Il y a des investisse-ments colossaux dans le Digital Africa, et Maurice se doit de bien se positionner à cet effet, explique le chef de la diplomatie. Le ministre évoque le partenariat avec l’Estonie pour porter la numérisation de l’économie vers un nouveau palier à Maurice. Il rappelle l’accord de coopération signé par les Premiers ministres de Maurice et de l’Estonie en novembre 2017 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, et qui offre un cadre par excellence pour engager le transfert de technologie et de savoir-faire. Protection de la population par l’État Le ministre Vishnu Lutchmeenaraidoo préconise l’avènement de la signature digitale qui viendra transformer les services et les transactions en ligne. Maurice se penche sur une technologie développée en Estonie, leader mondial de l’économie numérique. La technologie esto-nienne est utilisée dans les pays de l’Union européenne et offre, à ce titre, des bénéfices considérables aux utilisateurs mauriciens en termes de compatibilité et d’acceptabilité. Le ministre de la Technologie, de la Communication et de l’Innovation, Yogida Sawmynaden, a, pour sa part, fait état des mesures adoptées par son ministère pour assurer la cyber-sécurité et la cyber-résilience. Il a aussi souligné les dispositions prises par le gouvernement pour protéger la population contre les personnes et groupes malintentionnés. Le ministre a annoncé la mise en place à Maurice d’un centre d’excellence par l’International Telecommunications Union. Ce développement illustre la reconnaissance des institutions inter-nationales du niveau élevé de connectivité numérique à Maurice. La mission du « Cyber Resilience for Development » à Maurice est dirigée par Raul Rikk, un ex-pert estonien. contribué à mettre en place l’Accord de libre-échange continental qui a été signé cette année. Le forum est l’un des plus grands événements d’Afrique réunissant des dirigeants d’entreprise et des responsables de gouvernement. Des capitaines de l’industrie, notamment Abdulsamad Rabiu, président du Groupe BUA au Nigeria, Issad Rebrab, plus grand industriel d’Algérie, et Ylias Akbaraly, l’homme d’affaires le plus prospère de l’Afrique francophone, participeront à une table ronde avec les chefs d’État présents au forum. Leur objectif sera de stimuler les in-vestissements intra-africains. 4
SAMEDI 08 DÉCEMBRE 2018 BIZWEEK ÉDITION 220 ACTA PUBLICA SUGAR INSURANCE FUND BOARD 2009 – 2017  : Rs 3 milliards injectées comme assistance financière Dans la tourmente depuis bientôt trois semaines, à la suite d’une Private Notice Question (PNQ) qui fait état d’une fraude alléguée de Rs 450 millions au détriment des petits planteurs, suivie de la révélation de l’achat controversé d’un terrain et qui a culminé vers le départ de son CEO, le Sugar Insurance Fund Board (SIFB) demeure néanmoins un acteur important dans l’industrie sucrière. De 2009 à 2017, il aurait déboursé Rs 3 milliards en termes d’assistance financière à l’industrie pendant les périodes difficiles Le rapport couvrant la période de 18 mois (jusqu’à juin 2017) soutient que le Sugar Insurance Fund Board (SIFB) a enregistré un déficit de Rs 94 millions, contre Rs 619.2 millions en 2015 en raison d’une compensation à hauteur de Rs 821.6 millions accordée aux planteurs. Ce qui a creusé un vide au niveau du montant disponible pour d’autres types d’investissements pour cette institution. Pour ajouter de l’huile sur le feu, le SIFB est sous les projecteurs depuis plus de deux semaines. C’est une Private Notice Question (PNQ) du leader de l’Opposition au sujet d’une fraude alléguée de Rs 450 millions au détriment des petits planteurs qui a mis le feu aux poudres. Un deuxième épisode concerne la révélation entourant l’achat controversé d’un terrain. Cette semaine a également vu la démission de son Chief Executive Officer (CEO). Hormis ces révélations, le SIFB fait également face à un nombre décroissant de planteurs de canne. Le nombre de comptes enregistrés auprès du SIFB passe de 26 898 en 2005 à 13 729 en 2016. Ce qui représente une chute de près de 50%. La superficie sous culture de canne à sucre a également diminué, passant de 73 266 hectares en 2005 à 55 878 en 2016, soit une baisse de 24%. Par contre, l’assistance financière accordée aux planteurs a accusé d’une hausse. Ainsi, une assistance spéciale a été accordée aux planteurs à hauteur de Rs 1,3 milliard pour les coupes 2014 et 2015. Ce montant a été puisé des réserves du SIFB. Rien que pour la coupe 2014, le SIFB a déboursé Rs 900 millions comme ‘special financial assistance’. De 2009 à 2017, le Sugar Insurance Fund Board aurait injecté la somme de Rs 3 milliards – puisée de son capital – pour offrir une assistance financière à l’industrie en temps difficiles. Ce qui fait de lui un acteur incontournable dans le paysage local, surtout qu’il compte plus de 70 années d’existence. Comment donc le SIFB a-t-il pris forme ? Le rapport datant de juillet 2018 en dit long sur son histoire, retraçant sa création. « In 1946, after having suffered considerable losses due to the disastrous cyclones of 1945, the planting community of the island asked for aid and assistance from the British Government. As a result, the Secretary of State for the Colonies announced the terms of assistance which would be rendered to the Sugar Industry. In addition, the Secretary of State for the Colonies insisted that an insurance scheme should be introduced in Mauritius so that there might be some cover in the future against such calamities, which in the past history have been attended by cyclones and to a lesser degree, droughts. An ad hoc committee was setup to that effect. The committee made certain recommendations, which served as a basis for discussions between the Chamber of Agriculture and the Government – following which, the Cyclone and Drought Insurance Fund of Mauritius was established, on the 5th October 1946, by the Cyclone and Drought Insurance Fund Ordinance (Ordinance 53 of 1946) to « provide for the compulsory insurance of the sugar cane crops of the Colony against cyclones and drought ». Thus, Mauritius placed itself in the forefront of sugar crop insurance, being the first country to establish such insurance. The Fund kicked off as a self-financed not-forprofit institution with no initial capital injection, hence its compulsory participation by all categories of producers. The first premiums paid covered crop 1947 and the first « Event Year » was declared by the Board in 1957 on account of drought. The claims for compensation amounting to some Rs 9 Million were settled for that crop. In 1960 the devastating cyclones Alix and Carol damaged 62% of the national crop harvest. During that year, the fund collected Rs 12 Million as premiums but effectively paid out 11 times more as compensation to all producers amounting to Rs 140 Million. This scenario prompted the Fund to strengthen its methods of assessing claims of small planters. Thus, verification of acreages cultivated by small planters first began in February 1960 through land surveys. Registration of planters was for the first time resorted to in May 1960 in respect of the 1960 crop. In 1961, the concept of systematic field inspection was established with a view of accurate settlement of insurance claims. Inspection of cane plantations was carried out for all planters. In 1969, the insurance coverage was enlarged to include « Excessive Rainfall » as another risk event whether or not brought by cyclonic conditions or bad weather. In 1974, the Ordinance was repealed and replaced by a new legislation The Sugar Insurance Fund Act, which established a new entity namedSugar Insurance Fund Board to carry over altogether the activities of the defunct Cyclone and Drought Insurance Board. Losses against fire outbreaks in cane fields became another insured peril taken on board by the Fund. The fire premium was initially set at Re. 1 per ton of insurable sugar in respect of the harvest of each crop year. The 1999 crop encountered the most severe and prolonged drought that inhibited cane growth. An unprecedented drought that ever struck the island resulting with 47% of insurable crop harvest lost. The SIFB again stood by the side of all producers by its prompt intervention of cash advance payments on compensation to the tune of 80% of losses paid by December 1999. » 5

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