BIZweek n°218 16 nov 2018
BIZweek n°218 16 nov 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°218 de 16 nov 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Capital Publications Ltd

  • Format : (260 x 370) mm

  • Nombre de pages : 8

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : impôts, frais, licences...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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VENDREDI 16 NOVEMBRE 2018 BIZWEEK ÉDITION 218 AUTOMATIC SYSTEMS LTD LA TOUR Impôts, frais, licences  : Excessifs ! « The directors consider this amount to be excessive when benchmarked to international rates. » C’est ce qu’estime le conseil d’administration du groupe Automatic Systems Ltd (ASL) – gérant de Supertote – dans son communiqué financier émis cette semaine pour le trimestre et les neuf mois se terminant au 30 septembre 2018 Dans son rapport annuel 2017, publié en mars de cette année, la direction d’Automatic Systems Ltd (ASL) – gérant de Supertote – stipulait que le montant d’impôts et de licenses payées aux autorités locales représente environ 45% du revenu du groupe. Il semblerait que ce pourcentage soit en hausse. Dans le communiqué financier publié cette semaine, et retraçant la performance du groupe au trimestre et neuf mois prenant fin le 30 septembre 2018, le conseil d’administration avance que le montant représente 49% du revenu du groupe. Au total, Automatic Systems Ltd a été appelée à s’acquitter d’une somme de Rs 130,2 millions en termes d’impôts et diverses licences. « The company paid Rs 130.2 million in betting taxes, GRA licences, levy on football outlets and municipal licenses to Government and authorities for the first nine months representing 49% of its income. The directors consider this amount to be excessive when benchmarked to international rates », peut-on y lire. Malgré cela, le revenu du groupe a connu une hausse de 10% pour les neuf mois au 30 septembre 2018, passant de Rs 263 millions à Rs 289,7 millions. « This is mainly attributable to an increase of 13% from the Tote turnover as football income remained on par with the previous year », fait ressortir la direction. Le groupe a enregistré des profits de Rs 15,2 millions contre Rs 14,4 millions en 2017. L’année dernière, les profits du groupe avaient chuté, passant de Rs 16,7 millions en 2016 à Rs 14.4 millions. « The main factors contributing to this drop are the increase in GRA license fees and copyright fees representing Rs 3M for the corresponding period », y lit-on. Sun Resorts launches the Scientific Research Project on Beach Erosion Sun Resorts has partnered with the University of Mauritius and University of Western Australia to launch the Scientific Research Project on Beach Erosion on the west coast of Mauritius. Fully funded by the Tertiary Education Commission, a grant of 5 million has been allocated to support this great initiative. This important research work will be based at La Pirogue for a period of three years and will help to understand the state of the reef and lagoon ecosystem. The instruments will be placed as from this week at Flic en Flac beach. They will monitor the waves, temperature and currents everyday. A coral growth trial willalso be taken out little by little. Dr Andrew Pomeroy from University of Western Australia stated that « it willalso be a great opportunity for students to participate in this project as wellas a number of public forums, where we will welcome members of the community to come and hear about what we are doing. » « We are very pleased the University of Western Australia partners with the University of Mauritius and Sun Ltd to embark on a 3-year research project on coastal zone erosion on the West Coast of Mauritius - the first project to receive funding under the Tertiary Education Commission’s Interdisciplinary and InterInstitutional Team-Based Research Program. It is a practical example of how Australian and Mauritian researchers and private sector are working together to address common environmental challenges at a time when both countries are cochampions within the Commonwealth Blue Charter on Coral Reef Restoration, » stated Jenny Dee Australia’s High Commissioner to Mauritius. David Anderson, the CEO of Sun Limited, admits that « Sun is happy to work closely with the authorities to contribute to make our lagoons great again. A sustainable environment is important for the hotel industry. The cooperation between public and private sectors shows that all together we can make the difference. » The Scientific Research Project on Beach Erosion was launched November 14 at La Pirogue in the presence of Prof. Sid Nair Executive Director of TEC, Natacha Morris, Second Deputy High Commissioner of Australia, Dr Andrew Pomeroy from the University of Western Australia, Dr Bissessur, General Manager of Beach Authority, and Nadeem Nazurally, Lecturer University of Mauritius. 4
VENDREDI 16 NOVEMBRE 2018 BIZWEEK ÉDITION 218 ACTA PUBICA RAPPORT ANNUEL 2018 Les grandes préoccupations de la patronne du FMI Le Fonds monétaire international (FMI) vient de rendre public son rapport annuel 2018 ayant pour titre ‘Bâtir un avenir partagé’. L’institution de Bretton Woods est très connue à Maurice. Le pays bénéficie souvent de l’appui et des conseils de cette instance, mais aussi de critiques. Par exemple, la dernière recherche intitulée « The Cost and Benefits of Tax Treaties with Investment Hubs  : Findings from Sub-Saharan Africa », qui a suscité de vives réactions des autorités mauriciennes. Quand la patronne du FMI fait part de ses grandes préoccupations, on a donc intérêt à prêter l’oreille… Incertitude économique, conflits commerciaux, endettement, volatilité des marchés, enjeux géopolitiques. Ce sont des termes qu’on retrouve dans le message de la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) dans le rapport annuel 2018, ‘Bâtir un avenir partagé’, qui vient d’être rendu public. Cette institution est souvent citée à Maurice, lors des analyses liées à la croissance ou encore lors de la publication des fameux Article IV Consultations qui dressent un constat de divers secteurs du pays et qui conseillent aux autorités les mesures à prendre pour améliorer certains aspects. Bien aimé, mal aimé, on ne peut donc passer à côté des préoccupations majeures de la patronne du FMI, Christine Lagarde. « L’économie mondiale a donné la preuve de son L’élan qui porte l’économie mondiale est menacé par la lente érosion de la confiance dans les institutions. Or, la confiance est un élément essentiel dans une économie. Cette perte de confiance revêt plusieurs aspects  : persistance des effets de la crise financière mondiale, impression que les gains tirés de la croissance mondiale et de la mondialisation ne sont pas partagés équitablement, inquiétude quant aux perspectives d’emploi et aux possibilités économiques futures, et faiblesse des dispositifs de gouvernance qui favorisent trop souvent la corruption dynamisme au cours de l’année écoulée, présageant des créations d’emplois et d’une amélioration des niveaux de vie dans la plupart des États membres du FMI. Mais des menaces existent  : risque d’escalade des conflits commerciaux, niveau record d’endettement public et privé, volatilité des marchés financiers et fragilité de la situation géopolitique, entre autres. Face aux défis actuels, le message que j’adresse aux pays membres reste le même  : c’est quand il fait beau qu’il faut réparer la toiture. C’est le cas aujourd’hui. Pour entretenir la dynamique actuelle, les pays doivent atténuer les risques financiers et budgétaires en accroissant la résilience du secteur financier et en reconstituant leurs marges de manœuvre, mais ils doivent aussi faire des progrès sur la voie des réformes structurelles qui rendront l’économie plus forte face à de futures intempéries. Ils doivent également promouvoir un système commercial multilatéral ouvert et fondé sur des règles et s’employer à faire en sorte que les nouvelles technologies profitent à tous et qu’elles renforcent la croissance inclusive et la stabilité financière au lieu de les affaiblir. À plus long terme, l’élan qui porte l’économie mondiale est menacé par la lente érosion de la confiance dans les institutions. Or, la confiance est un élément essentiel dans une économie. Cette perte de confiance revêt plusieurs aspects  : persistance des effets de la crise financière mondiale, impression que les gains tirés de la croissance mondiale et de la mondialisation ne sont pas partagés équitablement, inquiétude quant aux perspectives d’emploi et aux possibilités économiques futures, et faiblesse des dispositifs de gouvernance qui favorisent trop souvent la corruption. Le vieillissement de la population et les problèmes de financement des régimes de retraite freinent aussi cet élan, et les inégalités de revenus s’accentuent. Enfin, si aucune réponse efficace n’est trouvée, le changement climatique portera vraisemblablement un coup sévère au bien-être économique dans les décennies à venir. Les pays doivent également garder à l’esprit ces menaces latentes. Comme le montre le présent Rapport annuel, le conseil d’administration et les services du FMI s’emploient avec énergie à prêter assistance aux États membres et à les aider à relever ces défis, grâce aux conseils de politique économique, aux programmes de prêts et au développement des capacités. Quelques exemples  : nous avons travaillé à l’amélioration des outils de prévention des crises ; perfectionné la méthodologie d’évaluation des déséquilibres mondiaux et des taux de change ; déterminé les réformes structurelles prioritaires afin de favoriser une croissance économique durable et solidaire, notamment en ce qui concerne l’égalité femmes–hommes et l’activité des femmes ; affiné notre analyse des questions macrofinancières et macrostructurelles ; mis au point un nouveau cadre visant à remédier aux faiblesses en matière de corruption et de gouvernance ; approfondi notre compréhension de l’économie numérique et des technologies financières ; enfin, intensifié nos efforts en faveur des objectifs de développement durable. En ces temps d’incertitudes sur le plan économique, je suis convaincue que les valeurs fondatrices du FMI, qui font de la coopération économique le moyen le plus sûr pour créer un avenir meilleur, sont plus importantes que jamais. Réaffirmons ensemble notre attachement à ces valeurs. » Focus sur l’Afrique subsaharienne En ce qui concerne la région Afrique subsaharienne, le rapport annuel du FMI fait ressortir que le principal défi pour l’action publique en Afrique subsaharienne est d’améliorer les niveaux de vie en réalisant les objectifs de développement durable. Et que l’investissement privé est plus faible en Afrique subsaharienne que dans d’autres régions. Il est essentiel d’augmenter l’investissement privé intérieur et extérieur pour parvenir à une croissance inclusive et durable. Par ailleurs, d’après une étude récente du FMI, les recettes fiscales supplémentaires mobilisables par l’Afrique subsaharienne pourraient représenter jusqu’à 5% du PIB, un chiffre nettement supérieur aux montants que la région reçoit chaque année de l’aide au développement international. Pour exploiter ce potentiel, les pays doivent poursuivre leurs efforts visant à moderniser les administrations fiscales et à élargir l’assiette de l’impôt. 5

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