Bing Bang n°51 jun/jui/aoû 2012
Bing Bang n°51 jun/jui/aoû 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°51 de jun/jui/aoû 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Edibang

  • Format : (245 x 320) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 11,8 Mo

  • Dans ce numéro : banc d'essai... 11 gaspachos à la moulinette.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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BB51 À boire et à manger > EDITO 56 Il dans la série "le tram, on en fait tout un plat " (suite… et fin au prochain numéro !) BB présente : les fils du tram La langue française est merveilleuse. Les fils du tram évoquent tout à la fois le réseau arachnéen qui transforme petit à petit les rues de Dijon pour permettre l’avancée du tram, et ceux qui ouvrent au fur et à mesure des adresses de bars, restos et grignoteries en tous genres au long de ces nouveaux boulevards dans l’air du temps. Du bio, du beau, du moins beau, du bobo, du bon à la fois, tout le monde le dit, mais tout le monde ne le fait pas (encore). Pour que Dijon ressemble à Rennes, Bordeaux, Strasbourg, Nice, Marseille et à toutes les villes que le tram a réconcilié avec la vie saine et joyeuse, ici, il y a encore du pain sur la plancha… écrivions-nous il y a un an de cela. Et aujourd’hui ? République nous voilà ! L’arrivée du tram a d’ors et déjà fait de la place de la République la nouvelle place centrale du Dijon de demain, à mi-chemin de la Toison d’Or et de la gare, et à deux pas du centre ancien. 30000 à 40000 personnes attendues, chaque jour, voilà de quoi donner des idées à des restaurateurs fûtés comme Gérard Parmentier, qui a ouvert L’Aparté rue Marceau, ou les frères Humbert qui cartonnent boulevard de la Trémouille avec leur Bœuf Blanc (Les Tables du Bœuf Blanc, leur enseigne initiale, ne manquait pas d’humour). Mieux vaut tartare que jamais, c’est un Grand Dijon peu la devise de cette jolie brasserie d’angle, installée à l’ombre du Conseil Régional, et donc idéalement placée pour qui voudrait regarder passer le tram. En attendant la fin des travaux du parking Trémouille et l’installation d’une vraie terrasse, fini de ruminer des idées noires. Plus question de fuir en zone non plus désormais. Même le fils Colombo doit finir par regretter d’avoir quitté la République pour Ahuy. Certaines adresses qui ont fait les beaux jours et les belles nuits de la place sont déjà en vente. Après Côté Terrasse, on a retrouvé un de ceux qui avaient fait vivre cet établissement, mis à mal par les travaux, côté Tivoli, aux Remparts. Nouveau lieu, nouvelle terrasse, à deux pas d’une autre station de tram, d’ailleurs. Un investisseur a déjà racheté l’ancien resto mitoyen de la Rhumerie, les rumeurs vont bon tram quant à la future destination du lieu : certains annoncent l’arrivée d’une nouvelle chaîne de resto à prix doux, dur, dur… D’autres bars sont appelés à (re)naître de l’autre côté de la place autour de l’Alhambra, dont on a salué l’ouverture, en ce mois de mars (le bistrot, pas la salle de spectacle !) Une idée à soumettre à Eric Téjérina,
qui fut un des plus brillants jeunes chefs de la Côte d’Or, à Gemeaux, et qui a tout laissé tomber pour venir ouvrir un bureau de tabac… place de la Rép, à côté de la BNP. Un bon geste, Eric, laisse tomber tes journaux, retourne à tes cromesquis d’escargots, fais nous une table d’hôte originale, dans le quartier. Et La Place, au fait ? Qui reprendra l’affaire, si Eddie jette l’éponge pour repartir vers d’autres aventures ? La Bourgogne, à deux pas, brasserie d’angle célèbre entre Jean-Jacques Rousseau et Diderot, fait peau neuve cet été. Souhaitons qu’elle garde son cachet, tout en s’ouvrant sur la rue et la place, avec une maxi-terrasse très attendue. Vinomania : veni, vidi, vici ! Tout au début de la rue Jean-Jacques, Les Enfants Terribles ont raté leur rentrée, en septembre dernier. L’équipe féminine de choc qui a repris le flambeau a vu le ciel lui tomber sur la tête (une poutre !). Déjà mis à mal niveau fréquentation par les travaux du tram, cet établissement sans terrasse s’est retrouvé sans toit, ou presque. Depuis, Cathy et Annie ont relevé les manches, tout nettoyé et ouvert en juin leur joli petit resto que tout le monde a déjà rebaptisé… Les Mamies Terribles ! Veni, vidi, vici, comme disait un Romain de passage, le jour où il s’arrêta rue Jean-Jacques, avant d’aller faire un tour au parc Vercingétorix à Alésia. Pour ceux qui en perdraient leur latin, on traduit : j’y suis allé, à Vinomania Dijon, j’ai vu, et j’ai vaincu… ma phobie du Cubi. Ou du moins de son descendant actuel, le Bag-in-Box. Pour un Bourguignon élevé au pied du tonneau, un tournant surprenant. Des vins à découvrir, à travers la dégustation d’assiettes proposées avec 3 vins choisis par le sommelier. Pas de prétentions côté gastronomie, on entre ici dans un nouveau concept de restauration-boutique-bar à vins destiné à la clientèle plus jeune qui va débarquer du tram. Concept qu’on retrouve en rejoignant les Halles, le nouveau quartier show de la ville, par la rue Verrerie. Ilot de résistance, la terrasse à deux visages de la rue Lamonnoye rassurera ceux qui cherchent un lieu pour dîner bien, et en terrasse, deux conditions pas toujours faciles à réaliser, comme on le sait : d’un côté La Maison des Cariatides, de l’autre Le Grain de Sel. Pleins feux, rue Verrerie, sur Little Italia, adresse maligne ouverte par David Julien et sa femme (alias Mr et Mme Bento), qui ont su créer l’événement de l’été, à prix choc, certes : de la decobrute de décoffrage, des grignoteries sucrées-salées avec un accent mis sur les standards de la cuisine romaine, un service enlevé et un petit bout de terrasse côté rue pour l’apéro, voire plus, si affinités. Pour rejoindre les Halles, inutile de faire un détour par la rue Musette avant que la nouvelle équipe ayant repris L’Hôtel Particulier ait pris ses marques. Une reprise très attendue par de vrais pros du vins, qui ont demandé, aux dernières nouvelles, à Laurent Peugeot de livrer ici des plats griffés par lui. Laurent continue, après Le Charlemagne et le Sushikai à Beaune, à proposer ses bokos et ses plats sous-vide à Paris comme à Lyon, dans des lieux tendance qui ne peuvent s’offrir de vrai cuisinier. Une option intelligente, qui permettra d’éviter les dérives fumeuses de l’ancien HP. Le Marché du Tram… On ne va pas revenir sur toutes les nouveautés des Halles, certaines sont évoquées, vacheries obligent, dans le dossier « Vache » présenté dans ces mêmes pages estivales. Tout à côté du nouveau pub Mac Callaghan, qui a déjà fait le plein de supporters autour du marché, le Bistrot des Halles a été racheté par un investisseur associé à Eric Carrière, un joueur de foot célèbre reconverti dans les vins et la vigne, que nous vous avons présenté dans un précédent numéro. C’est au team choc de La Charme que la nouvelle équipe a fait appel pour mettre en place une carte bistrotière plus méditerranéenne que celle que proposait jusqu’alors Jean-Pierre Billoux, qui a préféré se recentrer sur ses trois établissements de la place de la Lib. L’animation du pub ne semble pas faire peur à d’autres, puisque la famille Rapezzi (Le Chabrot) s’apprête à ouvrir à son tour un établissement bien dans l’air du temps tout à côté… Mais le grand renouveau arive par la rue des Godrans, et ses nouvelles adresses « sur le pouce » qui poussent leur terrasse en attendant la déferlante des sorties de tram. Curieusement, la seule adresse ayant un rapport direct avec « Le Tram » a déjà disparu. Restent Bol & Tasse, qui a remplacé la cuisine de Mamy, un bar à salades et à soupes froides, et Coffee & Muffin pour ses smothies et ses cocktails à côté du Caveau de la Chouette, qui garde un œil ouvert à la nuit tombée sur tout ce petit monde en mutation. En attendant la reprise de La Poste et sa réouverture sous forme de galerie (une grande enseigne serait déjà sur le coup, inédite à Dijon), l’ex-Imprimerie a déjà placé ses pions et une terrasse qu’on a du mal à croire inamovible sur la nouvelle place Darcy, qui sera superbe une fois les travaux de la rue de la Liberté complètement terminés, c’est à dire… dans un an ! L’Ex-Imprimerie est devenue L’Edito, ce qui ne manque pas de sel, puisqu’un édito, dans le métier, est censé donner le ton du moment. Si la cuisine de cette brasserie donne celui de la restauration dijonnaise (et pourquoi pas ?) , il faudra revenir sur le phénomène dans les mois à venir… Et le tram qui vous fait marcher ! Il y a d’autres brasseries et bars à vin dont on devrait découvrir les enseignes, en suivant les fils du tram, tout autour du nouveau centre ville que les travaux ont dessiné. Il va y avoir du neuf aussi bien côté Junot (l’AOC devrait cartonner, avec sa terrasse ouverte sur un écoquartier témoin de son temps) que côté Auditorium, avec les travaux d’embellissement des Congrès. Un resto avec terrasse ouverte désormais. De l’autre côté de la ville, près du port, tout un quartier revit, à deux pas du centre, dont on vous parle en évoquant le temps retrouvé des guinguettes (notre autre dossier estival !). De La Marinette à L’Avenue 51, ce sont des adresses ensoleillées qui vous attendent. Couleurs flashy ou déco nostalgie, ambiance détendue et même bon enfant, jolie cour pour diner en paix, ce sont des adresses qui vont faire péter le crémant de Bourgogne, pour fêter la fin des travaux. Et La Péniche, avec son ambiance festive, sa terrasse au bord du canal, va devenir le lieu de rendez-vous de tout le quartier du port, avec Le Bœuf Carotte, adresse incroyablement vivante à deux pas de là. Pour ceux qui ont peur de l’arrivée massive de la foule ou qui ne supporteraient pas le cassis autrement que dans les verres, un repli au centre est toujours possible. La place de la Lib, cet été, devrait continuer à faire bien des heureux, sans parler des gosses et des chiens qui peuvent se rafraichir à bon compte aux fontaines, tandis que les parents boivent et mangent. On ne sait pas qui reprendra Le 3 Vauban, dans les mois à venir, mais juste en face, La Petite Reine a ouvert ses volets, avec le retour du soleil. Un bistrot sans prétention, face au bar à vin, La Part des Anges, géré par la même équipe. A propos d’anges, on attend peut-être pour bientôt dans le quartier l’arrivée de Maria (La Régalade), cuisinière et personnalité beaunoise hors catégorie, que ses copains du BHV aimeraient bien voir s’installer dans le quartier. Entre nous, on serait ravis, car avoir de nouvelles adresses à se mettre sous la dent, c’est bien, mais retrouver de vrais chefs en cuisine, ce serait encore plus rassurant. Mais on ne peut pas avoir le beurre, le fil à couper le beurre, l’argent du beurre et les fils…du tram ! Gérard Bouchu 57



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