Bing Bang n°50 mar/avr/mai 2012
Bing Bang n°50 mar/avr/mai 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°50 de mar/avr/mai 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Edibang

  • Format : (245 x 320) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 13,7 Mo

  • Dans ce numéro : le vent de la rumeur souffle sur le tram.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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54La valeur ajoutée compense ainsi la valeur culturelle de la chose. De là à prétendre, comme je le lis dans le sémillant fascicule « D comme Dijon » que le Zénith « illumine Dijon » parce qu » il « a permis d’offrir la culture au plus grand nombre », il y a un fossé, avec un F, comme fayot, voire une immensité avec un I comme ineptie. D’autant qu’au chapitre « C comme culture » - cocassement placé sous l’égide de Warhol, spécialiste ambigu de l’art de consommation - on ne trouve à peu près rien sur la médiation, l’éducation artistique ou autre chaînons fatalement manquants à une politique culturelle qui se voudrait réellement « pour tous », si culture pour tous il faut (je préfère de loin l’idée d’une culture PAR tous). Attention, pas de méprise : ce qu’a réalisé la présente municipalité en matière d’équipements et d’efforts culturels est à la fois formidable et significatif. Il faut le dire d’autant plus fort que pendant des décennies, on n’avait à peu près rien foutu - à part, bien sûr… l’auditorium. Budget culturel de la ville : plus de 62 millions d’euros ; le premier poste, nous dit la revue « Dijon mag ». Si on entre un peu dans le détail, je vous épargne les chiffres, on voit pourtant qu’une fois retirées les inévitables dépenses structurelles, les travaux, le patrimoine, les grosses baraques (l’opéra au premier chef), les frais générés par icelles, une fois retirés, sur les quelques 20% qui restent, les trois quarts assignés à l’institutionnel (du Centre dramatique aux Fêtes de la vigne), il ne reste pas grand chose pour les autres et pour faire autrement, alors qu’en théâtre, cirque, il y a plein de talents qui rament ; consécutivement, je dis merde a Siegfried, aux Walkyries réunies et même à Wotan. Et qu’on ne me dise pas que ça n’a rien à voir. Postérité ? Priorités ! Egalité Fatalité ? Pas sûr. Bientôt, tout le monde - ou à peu près - aura sa maison où faire briller le produit de saison ; on pourrait alors choisir de s’attaquer au plus dur, au plus politique, de la problématique, laquelle - tâchons de raccourcir sans être trop abusif - tient en ceci que la culture artistique² n’est pas un besoin. On peut vivre sans. Pour s’y intéresser, il faut être déjà cultivé ; autrement dit ressentir comme un plaisir ce qui se présente à d’autres comme un effort (question annexe : existe-t-il des plaisirs chiants ?). Ce qui induit que, s’il est nécessaire de favoriser l’expression (par le spectacle entre autres), il importe encore plus d’en créer le désir, via le plaisir. Or, le plaisir peut s’apprendre. On peut apprendre à aimer pour, peut-être, aimer apprendre. Il existe des moyens pour ce faire. En tout cas, c’est pour ce faire qu’il faut des € ommuniqué B9 9, pl. de la Libération. Tél. 03-80-38-32-02. Le Pré aux Clercs 13, pl. de la Libération. Tél. 03-80-38-05-05. www.le-pre-aux-clercs.com Tlj sf lun. moyens, prioritairement. Parce qu’augmenter l’offre sans fortifier la demande, c’est in fine faire de l’art « une étoile qui n’éclaire qu’ellemême ». Bien au-delà, c’est aussi accepter l’idée pénible que la culture est inapte à perfectionner le fonctionnement démocratique en aidant à comprendre un peu mieux le monde, non comme il va mais comme il nous arrive. Les musées, la bibliothèque, d’autres aussi, plus ou moins, se sont attelés à ce travail fondamental. Respect. D’autant plus qu’il n’est ni le plus spectaculaire, ni le plus gratifiant. Quant à l’auditorium, il est évident qu’on plaisantait : il est bien sûr hors de question de le raser, ce serait stupide. Il suffit de récupérer les espaces perdus pour en faire un VRAI conservatoire avec tout ce qu’il faut, sensibilisation, formation pas seulement professionnelle, création et diffusion aussi. En gardant bien entendu la salle de spectacle, pour la préservation de notre standing culturel… …Bien sûr que c’est encore pour de rire. Quoique… Finissons sur une nouvelle. François Chattot va quitter la direction du TNDB. J’en connais qui critiquent la programmation. Bon. Mais cet homme a soudé une équipe, donné leur chance à plein d’artistes régionaux, irrigué les territoires, ennobli l’action culturelle. Je trouve que comme programme, c’est assez beau, voire exemplaire. Le seul en tout cas qui ait ici respecté le cahier des charges d’un centre dramatique national, c’est lui. Alors, salut l’artiste ; ça nous change des brillants sujets venus améliorer leur position sur le marché du spectacle. Jean Maisonnave³ ¹ Je sais bien que Wagner n’aimait pas que les cuivres. D’après les Munichois, il aimait aussi l’argent. ² Art, culture et sous-produits, je mélange tout, je sais. Ce n’est pas très grave : on voit de quoi il retourne ; en fait, de plus en plus, d’une contre-culture. ³Quelle mouche le pique ? Outre quelques coïncidences, la mouche Tseu Tseu. Pas Lao. Tchouang Tseu, qui prétend que l’homme sans culture est comme la taupe qui cherche le fleuve où s’abreuver. Résultat : ne sachant plus où elle habite (puisque née cessiteuse), la taupe ignare erre, loin de sa taupinière, de berges en ravins. Ce qui constitue tout à la fois une métaphore, une homophonie, une paronomase et, plus prosaïquement, un kakemphaton. Ou pire. Bref, on mesure à ce dernier trait combien la culture est nécessaire a l’épanouissement de l’homme simple. B9 Affinités électives suites… et faim ! Le Pré-aux-Clercs a su vivre avec son temps : il s’est agrandi d’un brasserie de poche, aux couleurs du temps, place de la Libération, et d’un hôtel de charme, tout petit lui aussi, avec des suites superbes qui font le bonheur des visiteurs. 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