Bing Bang n°49 déc 11/jan-fév 2012
Bing Bang n°49 déc 11/jan-fév 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°49 de déc 11/jan-fév 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Edibang

  • Format : (245 x 320) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 12,5 Mo

  • Dans ce numéro : Eric Pras, la face cachée de Chagny.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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10 Saint-Vincent-Tournante : Dijon entre dans la danse ! Le programme est alléchant, la fête s’annonce belle, si le temps veut bien être de la partie. Reste une interrogation : comment va-t-on déambuler entre les rails et comment vat-on aller de cave en cave ? Quelles caves d’ailleurs ? La Ville pourra ouvrir ses celliers, les caves peu connues de l’hôtel de Vogüé, celles encore plus profondes de l’hôtel Bouchu d’Esterno et l’on pourra peut-être voir des propriétaires privés ouvrir les leurs pour des soirées festives. Belle occasion pour découvrir des lieux secrets et pour fédérer des habitants, des commerçants autour d’une des plus belles manifestations de la Bourgogne, la célébration du vin. Jusqu’au dernier moment, les initiatives seront les bienvenues. On comprend que les organisateurs, l’association Saint -Vincent et la confrérie des Chevaliers du Tastevin, se soient méfiés au départ de ce qui pouvait arriver dans une grande ville, et aient voulu limiter au Dijon accueille la Cie Transe Ex - press à l'occasion de la Saint - Vincent Tournante, le samedi 28 janvier 2012. PHOTO : Cie Transe Express - Les Divas Cette année, la Saint-Vincent tournante sera exceptionnellement urbaine ! Fait tout nouveau. La Ville, avec Beaune et la Côte, a postulé pour être sur la liste du patrimoine mondial "universel et exceptionnel" de l'Unesco, démarche louable mais ô combien incertaine et longue en tout cas. Il faut mettre tous les atouts de côté pour affirmer que notre bonne vieille ville est une cité vigneronne. Alors on multiplie les expositions dédiées au vin, on communique et on organise moult événements à la gloire de Bacchus. On ne s’en plaindra pas, loin de là. Bon temps pour les Climats ! maximum les dégâts : il fallut attendre l’arrivée des premiers froids pour avoir une idée précise d’une fête qu’on nous promet aujourd’hui à la fois populaire, festive mais aussi culturelle en proposant toute une série d'événements (visites thématiques, concerts, théâtre de rue) visant à éclairer le rôle de notre bonne ville de Dijon dans l'Histoire… L’histoire des climats, du moins, qui sont plus que jamais de saison. Climat. Mot longtemps réservé aux spécialistes du vin, appelé à entrer dans le langage populaire en forçant en peu le passage, tout de même, par la grande porte. Derrière cette fête à la fois chrétienne et païenne (selon les points de vue) que devrait être la prochaine Saint -Vincent, il y a un enjeu terrible : le dossier Unesco ! On ne va pas revenir ici sur une histoire complexe longtemps racontée de façon compliquée par des Bourguignons plus aptes à communiquer par le verre que par le verbe. L'important, c’est que cet ensemble articulé autour de Dijon soit retenu un jour prochain 2 8. 2 9 j a nvier 20 12 D i j on Nu i t s -st-G e Be o r ge au s ne sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco qui est l'appellation attribuée à des lieux ou des monuments ayant une valeur universelle exceptionnelle, des lieux aussi divers que les pyramides d'Egypte, le Mont Saint-Michel, voire la Basilique et la colline de Vézelay, et l'Abbaye de Fontenay, pour rester dans le domaine bourguignon. Décembre en terre, janvier en verre (nouveau dicton bourguignon) Bon, entre nous soit dit, c’est pas gagné, va falloir se serrer les coudes tout en levant les verres car l’Unesco est très sollicitée à travers le monde, qu’il s’agisse des vieilles pierres, des grands vins ou des côtes pas toujours d’or (on ne parle pas d’argent, ici, quoique… si l’on écoutait les mauvaises langues !) Il faut juste espérer qu’il y aura dix fois plus de monde encore fin janvier pour cette Saint - Vincent un peu spéciale que pour la marche des climats en avril dernier, qui a rassemblé 4 000 personnes, pas toutes certaines de savoir vraiment où elles mettaient les pieds (Carla Garfield, notre dévouée collaboratrice, se croyait à une gaie pride à la bourguignonne !). Une marche qui a eu le mérite de témoigner " du fort attachement de nos citoyens à leur territoire, à leur fierté de vivre sur un site qui a su gagner une renommée mondiale tout en préservant son authenticité et son intégrité", pour parler un langage offciel qui a le mérite d’être clair. Même si une balade sur la route des vins, en plein cœur de l’hiver, peut faire moins rêver qu’un vagabondage dans les vignes, au printemps, l’idée de faire la fête, pour la bonne cause, devrait susciter vocations et réflexions. www.s t -v i n c ent -tour nante. c om
Nez rouges et culs bleus Ebauche affiche par Henri Vincenot Tout au bout de l’entonnoir, géographiquement parlant, Dijon entend occuper " une place centrale dans ce dossier. D'abord parce que jusqu'à son industrialisation, la Ville fut une terre de vignoble. Mais surtout, parce que, capitale de la Bourgogne, elle joua un rôle déterminant en matière vitivinicole : ville parlementaire, capitale économique, ville de négoce." Si le Cellier de Clairvaux ou la statue du Bareuzai témoignent directement de ce lien de la Ville à l'activité vitivinicole, c'est en réalité tout le patrimoine du secteur sauvegardé qui est intimement lié à l'histoire des climats : le Palais des Ducs, qui n’a pas attendu le chanoine Kir pour faire trinquer le monde à la santé des Dijonnais, mais aussi l'église Saint-Philibert, paroisse des vignerons, les "culs bleus", les hôtels particuliers dans lesquels logeaient les parlementaires qui possédaient de la Vigne, mais aussi légiféraient sur le négoce du vin. Ce sont aussi les manuscrits de l'abbaye de Citeaux, conservés à la Bibliothèque municipale, ou encore les nombreux documents historiques (charte, plans, édits) conservés au sein des archives municipales. Et je suis fier-ère… La Ville et l'agglomération dijonnaise ont pris le train en route, mais les voilà aujourd’hui dans le wagon de tête. Lenjeu’est de taille, faut - il le rappeler, aussi bien sur le plan touristique que patrimonial et culturel. On sait ainsi qu'on peut espérer une hausse de la fréquen - tation touristique de 30%, l’inscription au patrimoine vous valant d’être cité dans tous les guides touristiques du monde ! Il doit l’être pour avoir su rassembler, au-delà des clivages politi - ques, de multiples acteurs dans une même synergie. En participant à la Saint -Vincent des Climats, vous ferez une bonne action, promis. Lisez le programme, faites vos choix, en espérant qu’il y aura suff - samment de bouteilles pour tout le monde (on parle de 10 000 bou - teilles). Les derniers détails vous seront communiqués sur le site internet. Alors, qu’importe si vous avez passé un Noël tristounet, vécu une fin d’année morose, commencé la suivante sur une île ou dans un état de déprime avancé : on se retrouve tous pour suivre la 68ème édition de la Saint -Vincent tournante, les 28 et 29 janvier. r 1 À Dijon, une Saint-Vincent-tournante à la fois "in" et "off" Tradition et modernité, fête populaire mais aussi l'occasion d'offrir un off qui va des expositions dans les musées au grain de folie du spectacle de rue : telle sera la Saint-Vincent dijonnaise. Des concerts, de la vie, des déambulations, chacun y trouvera son compte, selon Christine Martin, adjointe au maire de Dijon, à qui on doit ces précieuses infos de dernière minute sur ce mini-festival, ajouté à tous ceux dont elle s’occupe chaque année ! Dijon a choisi de montrer toute la richesse de sa vie culturelle à ceux qui viendront participer à cette grande fête populaire qu’est une Saint-Vincent. Le in et le off réunis ! Expositions, spectacles de rues, danses bourguignonnes, concerts - du rock au baroque - grand bal du samedi soir et déambulations en tous genres… l’envie qui préside à tout cela étant de porter la tradition en y ajoutant un grain de folie et une dose d’exception. Le programme est connu dans ses grandes lignes : samedi matin, messe à Saint-Bénigne à 9h, défilé à partir de 10h de la rue Docteur-Maret à la cour d’honneur du palais des ducs, en passant par la rue de la Liberté. 42 sociétés vigneronnes participeront au défilé ! On intronise, on "ban bourguignonnise" jusqu’à 11 h et c’est ensuite l’ouverture tant attendue des sept chapiteaux : cour d’honneur de la mairie, place François Rude, rue de la Chouette (au chevet de Notre-Dame), hôtel Bouchu d’Esterno (rue Monge), musée archéologique (rue du docteur Maret), Parvis de Saint-Philibert et enfin, rue Sainte-Anne, au musée de la vie bourguignonne. Plus de 18 000 sets de dégustations devraient être vendus rien que pour Dijon : 7 dégustations par set, sous les 7 chapiteaux qui correspondent chacun à des crus différents. Plusieurs expositions sont proposées par les musées de Dijon, les bibliothèques et les archives municipales. Ainsi, le musée archéologique a choisi de mettre en valeur ses collections autour de la viticulture dans l’antiquité, avec possibilité d’initiation au goût du vin tel qu’il était produit autrefois. Le musée de la Vie bourguignonne et celui des Beaux-Arts proposeront des parcours au sein des collections, le Jardin des sciences proposera un atelier chromato-sensoriel, une balade olfactive sera proposée à l’hôtel de Vogüé…. Côté spectacles, le programme est varié et surtout pas définitif. La Compagnie du Clair Obscur (théâtre de rue) proposera différents spectacles, déambulations, charivari ! Très attendue également, la compagnie Trans-Express proposera le samedi soir, après les fermetures des chapiteaux, un spectacle place de la libération : déambulation et spectacle céleste ! Un grand bal populaire devrait sans doute se dérouler le samedi soir dans la cour d’honneur. Le reste… à vous de proposer votre propre animation, pourquoi pas ? Surtout si vous avez une cave ou un caveau dont vous ne savez que faire… Pour plus de renseignements, contactez les services de Christine Martin, adjointe au Maire de Dijon, déléguée à l'animation de la ville, aux festivals et à l'attractivité, qui arrive à transmettre son énergie au service de la cause dijonnaise en toutes saisons (j’allais dire sous tous les climats, qu’ils soient politiques, économiques, etc !) … L J 11



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