Bing Bang n°48 sep/oct/nov 2011
Bing Bang n°48 sep/oct/nov 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°48 de sep/oct/nov 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Edibang

  • Format : (245 x 320) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 12,0 Mo

  • Dans ce numéro : les Meilleurs Ouvriers de France... les plus fous du pays.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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50 C’dans l’art 05 Texte : Françoise Perrichet Photo : DR La Sulamite dévoilée de Gustave Moreau Que veut dire Symbolisme ? Si l’on s’en tient au sens étroit et étymologique, presque rien. Si l’on passe outre, cela peut vouloir dire : individualisme en littérature, liberté de l’art, abandon des formules enseignées, tendance vers ce qui est nouveau, étrange et même bizarre… » Remy de Gourmont Alors là, rien ne pouvait me faire plus plaisir qu’un petit tour par le symbolisme à la rentrée ! Mes premières amours en matière plastique s’appelaient Munch, Odilon Redon, Klimt et bien d’autres dont Gustave Moreau. Fatigués de peindre des nymphéas, des bottes de foin ou des guinguettes au bord de la Marne, quelques artistes tournent le dos à l’impressionnisme pour se replonger dans les bouquins et tout y passe : la Bible, la mythologie, les légendes et croyances et surtout la poésie. La vérité qui se cache derrière les apparences devient alors pour les Symbolistes un thème privilégié. La solitude et la mort ou le fantastique et l’imaginaire sont, avec la femme, les premiers sujets de leur peinture. Le musée des Beaux-Arts, fier de son tableau de 9 mètres carrés, le plus grand que Gustave Moreau ait peint, et de ses acquisitions plus récentes de dessins préparatoires, nous présente ici une étude complète de cette gigantesque toile. Œuvre de jeunesse, elle illustre le viol de la Vierge de Sulam par des soldats ivres, extrait du cinquième chant du Cantique des Cantiques, poème hébraïque attribué au roi Salomon. L’exposition réunit pour la première fois autour du tableau dijonnais près de trente études préliminaires, gouaches et huiles, aquarelles et dessins au crayon présentés en feuilles isolées ou en carnet. ph C’est du deux en un : non seulement vous découvrez un artiste, mais vous pénétrez avec lui dans les affres de la création, suivez le cheminement du petit croquis jeté sur un carnet, en passant par le doute et l’aquarelle jusqu’au vernis final. Une invitation à entrer dans l’intimité d’un tableau et de son processus artistique, de la première esquisse à la composition définitive. Pour parfaire l’exposition, le musée propose des visites commentées les vendredi et samedi, des ateliers de dessin le dimanche, des nocturnes le mercredi, un invité le jeudi… Il ne vous reste plus que le lundi pour visiter à Paris le musée national Gustave-Moreau, véritable petit joyau, demeure familiale transformée en 1895 par le peintre pour y créer ses ateliers. Un fouillis fin XIXe vous y attend aussi bien dans les salles de réception que sur les murs des étages supérieurs surchargés de tableaux dont la fameuse Salomé. Du plaisir à l’état pur ! 14, rue de La Rochefoucauld 75009 PARIS info@musee-moreau.fr Du 15 octobre au 16 janvier 2012 – Musée des Beaux-Arts Dijon La Sulamite dévoilée - Genèse du Cantique des Cantiques de Gustave Moreau
Pour en finir avec les poncifs Interview d’Éric Troncy, co-directeur du Consortium 1 - L’art contemporain, on n’y comprend rien, c’est fait pour une élite… Cette vieille idée qui voudrait que le public ne soit pas une dimension essentielle du Consortium est assez rigolote finalement, parce qu’elle n’a vraiment pas lieu d’être. On fait venir des écoliers, on a des visites commentées pour tous les publics, les lycées, collèges. Tout visiteur peut demander dès l’entrée une explication aux médiateurs présents. Que faut-il faire de plus ? Aller sur la place de la Libération avec un déguisement d’homme-sandwich ? 2 - Qu’est-ce qu’ils sont allés faire dans ce pauvre quartier ? Les aléas de la vie ont fait que nous étions locataires puis propriétaires de l’Usine. Nous sommes à 5 mn de la Place de la Libération où nous aurions bien voulu nous installer mais il n’y avait pas assez de place pour construire 4 700 m² de bâtiments ! Les villes sont très mouvantes, il n’est pas dit que dans 5 ans on ne soit pas en plein centre-ville. CEDRIN DE 13, rue du petit ateaux 21000 Dijon Zolitirmtion% Fintibr.ps Mee 03 80 41 20 59 www cedrin-deco.ficedrin-decoswanadoo.fr Taille S : 110 EUR ttc Taille M : 140 EUR ttc Taille L : 160 EUR ttc 3 - Pourquoi avoir fait appel à un architecte très célèbre si ce n’est pas pour en avoir plein la vue ? Contrairement à d’autres centres d’Art où un architecte construit un gros volume extrêmement identifiable, spectaculaire dans son enveloppe mais pas forcément pratique pour faire des expositions, nous avons beaucoup plus travaillé sur la circulation, les perspectives, l’aménagement intérieur que sur l’extérieur qui est beau mais pas démonstratif, assez banal au fond. C’est une étape importante mais pas un aboutissement, c’est un nouvel outil, plus confortable pour les visiteurs et les artistes. 4 - Le Consortium est plus connu à l’extérieur de Dijon que par les Dijonnais euxmêmes… Ça prend du temps, pour que les gens osent venir voir des expositions réputées pour ne pas être faciles, ce qui n’est pas toujours le cas. Ça prend du temps aussi dans la société. En 1977, 4 0 itatio4 Pouf nouvelle génération !!! C dans l’art 07 les expositions que nous proposions ont été vues par des amateurs éclairés. Aujourd’hui les artistes de notre époque sont dans tous les magazines féminins, l’art est entré dans la société et le public dijonnais a compris que l’art contemporain au Consortium n’est pas un truc contre eux mais pour eux. C’est une idée un peu dépassée, maintenant les gens sont curieux de voir ce que les artistes, qui sont des gens assez bizarres, font de leurs mains ou de leur cerveau… La preuve, 3 000 visiteurs sur les journées portes ouvertes ! 51



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