Bing Bang n°47 jun/jui/aoû 2011
Bing Bang n°47 jun/jui/aoû 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°47 de jun/jui/aoû 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Edibang

  • Format : (245 x 320) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 10,2 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... dernier été entre nous !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 02 C’dans l’air Dijon revu par… (Part two) AD Tu parlais tout à l’heure d’un ‘dernier été entre nous !’. Tu es raciste, toi ? Tu as peur d’être envahi par les hordes de touristes ou tu as peur des banlieues ? BB C’est ton humour qui vole bas, cette fois. Je serai très content d’avoir un tram presqu’à ma porte, demain. Son arrivée s’accompagne d’un nouveau plan de circulation, de rues rendues aux vélos, aux piétons, aux terrasses. La vie en ville deviendra plus douce à vivre, pour reprendre les mots du maire, qui a intérêt à tenir I ses promesses… On sait qu’on est en train de vivre la fin d’une époque, que la ville qu’on a connu depuis des décennies est en train de disparaître, qu’il faut se préparer à une ouverture sur le monde. On est une petite ville en train de grandir… AD Elle a bien de la chance, elle… BB Oui, bon, c’est une image… Excuse-moi ! Mais on peut s’inquiéter justement de l’image que la ville aura et qu’elle donnera demain. Qu’est-ce qui t’amuses ? AD J’attendais que tu me parles du foot. Pour une ville qui était plutôt qualifiée de bourgeoise, je trouve que vous faites dans le populaire, maintenant… Jérémie m’a dit que le maire était un fan de foot, c’est vrai ça ? BB C’est sûr qu’il a du voir plus de matchs que moi dans sa vie. Quand je parlais de ‘dernier été entre nous’, c’est aussi à cause du foot. Les Dijonnais se voient déjà envahis par des hordes avinées en train de hurler « On a gagné » ou en train de tout casser au cri de « On a perdu ». AD Vous faites le contraire de Lens, en somme ? Eux, ils pleurent leur équipe passée en seconde division et se réjouissent à moitié d’accueillir « Le Louvre 2 » à l’entrée de leur ville. Vous avez un musée en réfection qui pourrait attirer plein de monde mais vous ne pensez qu’à la baballe. J’arrive pas à vous comprendre, les mecs ! BB On va aller prendre l’apéro ce soir chez Françoise, tu vas rencontrer pas mal de beau monde chez elle, même du bobo monde, mais au moins tu sauras tout ce qui se passe dans le milieu artistique local… AD C’est pas près de Dijon qu’un architecte japonais a construit un musée qui devrait attirer des millions de visiteurs du monde entier ? BB Ne te moque pas, c’est pas gentil. C’est Metz qui a gagné le droit à devenir une ville d’art alors qu’avant tu n’aurais pas eu envie d’y passer un week-end. Tu le savais, avoue… AD Quand tu prends cet air mauvais, tu me rappelles un cousin. J’ai pourtant lu ça dans le journal local, en t’attendant à l’entrée de la gare, puisque tu étais en retard… BB J’ai compris, tu veux parler du Consortium, c’est le même architecte, et c’est un des évènements de l’été, mais là, ça reste encore entre nous. Quoique, avec le TGV Grand Est, on risque de voir un nouveau public découvrir Dijon, l’an prochain, un public plus tendance… AD Le Dijonnais va enfin sortir de sa coquille, c’est ça ? BB C’est une allusion au fait qu’il est l’heure de déjeuner, je suppose. Tu as de la chance, on arrive place de la Lib, comme il ne fait pas trop chaud, on va te trouver une place en terrasse. Tiens, regarde, il y a un cousin à toi qui nous fait signe. Et tu vas voir le tout-Dijon défiler, pose-toi, je dois aller saluer la reine-mère, ici, il faut toujours respecter les convenances… Je greet, tu greet,il greet et c’est great ! C’est sûr, cette idée n’aurait jamais pu sortir de la tête d’un p’tit Frenchy… ça sent le truc d’anglo-saxons à plein nez. En découvrant l’info, j’avais d’ailleurs parié sur nos amis canadiens. Raté. C’est un coup des new-yorkais et même d’une new-yorkaise. LynnBrook a eu The bonne idée. Dans les années 90, elle décide, avec quelques potes d’accueillir bénévolement des touristes pour leur faire visiter la ville. Évidemment, ça cartonne. Depuis, son programme « Big Apple Greeters ». (petite révision, to greet signifie accueillir en anglais) a fait des petits : Argentine, Australie, Belgique, Canada, Côte d’Ivoire (!) , Russie, Serbie, Espagne, Pays- Bas, Angleterre… et même en France ! Si si, je vous assure, le réseau greeters a ses adeptes dans l’Hexagone. C’est qui, c’est quoi, c’est où, c’est quand ? C’est simple : les greeters (les accueilleurs) sont des gens, comme vous ou comme moi, ils viennent d’ici et d’ailleurs, ils n’ont pas vraiment d’âge, ils ont des bonnes idées plein la tête, des grosses godasses de marche, des sandales trouées ou des chaussures à talon, ils aiment le jambon persillé, l’opéra, les bars gays, les Pépitos, ou l’architecture contemporaine. Leur unique point commun : ils font visiter leur ville, à leur manière, refilent des bons plans, des adresses rien qu’à eux, et racontent des histoires… Alléluia ! Finis les attrape-touristes, les guides à la con, les longues files d’attente, les vacanciers qui posent en masse devant les monuments, les soit-disant sites incontournables qu’on aurait dû contourner, et les tonnes de fascicules insipides distribués dans les offices de tourisme. Moi aussi, je veux rencontrer Jean-Louis ! Je veux passer l’aprem’à papoter avec Isabelle, atterrir dans un endroit improbable avec Anatole et m’enfiler des Pépitos avec Monique. Je veux voir, voyager, visiter, virevolter et vaciller de ville en ville avec vous ! Et puis entre nous, ça fait quand même du bien de revenir au monde réel, de côtoyer des vrais gens, de ne pas passer 8 heures à préparer son voyage sur Internet, de twitter, facebooker, chater, téléréserver, télépayer, et se faire téléarnaquer. Bon d’accord, je m’enflamme alors que j’avoue, j’ai même pas encore greeté. Mais à vrai dire je m’en fiche, ce concept m’a réconcilié avec les visites guidées et le tourisme en général. Na ! Par contre, j’ai juste oublié un petit détail, dans le coin, ça n’existe pas. Ceci dit, il paraît que, on a entendu dire, la rumeur court qu’un projet devrait voir le jour à Beaune… Great ! ▀ Emilie Chapulliot Pour en savoir + : www.greetersnantes.com (mention spéciale pour le site de Nantes, super bien foutu et très beau)
Les chroniques de Carla Garfield C’est bien connu,il ne FAUT pas toucher au ban bourguignon du Dijonnais ! La chose qui fait un peu rigoler les nouveaux venus dans la région, c’est quand le Bourguignon se met à agiter les mains à la fin d’un repas, pour fêter un anniversaire ou quand il est content, en éructant une chanson à boire sans paroles. Amusé, on se dit que c’est une tradition mignonne et sympa, qui ne mange pas de pain et qui peut se comprendre du fait des bons vins de la côte du même nom. On se dit aussi que ces pauvres gens manquent de folklore, et qu’ils ont besoin de se raccrocher à une tradition bistrotière inventée dans les années 30 pour se donner une identité. Pourquoi pas, c’est toujours mieux que d’entendre parler pour la 10 000ème fois de Dijon-la-moutarde ou de Patrick Camping-Chirac - bonjour l’image de marque. Et puis on va à un concert au Zénith ou ailleurs, bizarrement, jamais à l’opéra et, sous l’air éberlué ou stoïque des vedettes en tournée - un nom prédestiné, ici, car nos stars adorent le vin - la salle, comme un seul homme, se met à agiter les mains en chantant Lalalalalalalalalère. Le nouveau venu prend un air paniqué, met les mains dans ses poches et aimerait devenir parfaitement invisible... sauf pour les anti-ban des bancs voisins, car une certaine solidarité naît spontanément à cet instant. Il a alors tout le loisir de regarder la bobine des artistes qui parfois s’interrompent, moqueurs ou affolés.Certains continuent, stoïques, singent ou même… méprisent ! Je me souviens du : « Mais c’est QUOI ça ? » horrifié d’une jolie chanteuse qui, du coup, a entonné pour la cinquième fois sa scie, celle qui a servi à vendre un appareil aérien décoré d’une pomme, si vous voyez ce que je veux dire. Elle s’est vu répondre fièrement : « C’est une tradition ! », a répondu « OK » mais s’est méfiée pendant tout le reste du concert en se retournant régulièrement pour voir si ça ne recommençait pas. L’artiste ne comprend pas toujours cet hommage qui lui est fait, un « aloha » local sans les Tahitiennes, en quelque sorte. Ou une ola avec moins de vagues... Les sportifs du cru font le ban à chaque match ou presque - ceux qu’ils gagnent, faut pas exagérer - au point que le beau footeux Florent Malouda, actionnaire du DFCO, a récemment agité ses mimines sur la télé nationale après avoir marqué un but… Tout le monde a pensé qu’il était devenu fou, sauf les Dijonnais, bien sûr, qui n’étaient pas peu fiers. Dans les vignobles, c’est obligatoire et bizarrement, ça passe, les vapeurs de l’alcool rendant tout le monde assez tolérant sur les chansons à boire, même dans les chapitres chics du Tastevin. En tant qu’ex-Parisienne, j’aurais tendance à trouver ce fameux ban particulièrement tarte et en tant que Bretonne de souche, les traditions folklo, j’en ai eu ma part, ce qui me rend assez peu indulgente pour celles des autres, surtout si elles sont moins anciennes. Mais ils ont l’air tellement contents de le faire, leur ban, les Bourguignons, qu’on ne peut qu’être attendri et se dire qu’on ne peut pas apprécier le pays sans accepter les bizarreries de ses habitants. Et au fond, on les aime bien, les Bourguignons... même s’ils sont un peu énervés en ce moment à cause des embouteillages. Allez, un p’tit ban ? C’dans l’air Moïsebingbang:Mise en page 1 21/06/11 17:07 Page 102 LES NUITS DE MOÏSE LES JEUDIS 7 ET 28 JUILLET 11 ET 25 AOÛT 21H30 Découvrez le Puits de Moïse et la Chapelle de la chartreuse de Champmol comme vous ne les avez jamais vus ! « Nuits de Moïse » Tarif : 3,50 € Contact 03 80 72 34 98 (nombre de places limité) Renseignements : Office de Tourisme de Dijon. Tél +33 (0)892 700 558 (0,34 € /min) www.visitdijon.com Pavillon accueil Puits de Moïse - Centre Hospitalier de la Chartreuse (1 bd. Chanoine Kir ou rue Faubourg Raines) Accès : en bus (liane 3 - direction Fontaine d’Ouche), en voiture (direction Paris), à pied (entrée rue Faubourg Raines). Les Amis de la Chapelle de la Chartreuse de Champmol 7



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