Bing Bang n°46 mar/avr/mai 2011
Bing Bang n°46 mar/avr/mai 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°46 de mar/avr/mai 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Edibang

  • Format : (245 x 320) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 31,6 Mo

  • Dans ce numéro : les Dijonnais du bout du monde.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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4 C’dans l’air 02 Texte : Divers Photo : DR Les Dijonnais du bout du monde… et d’ailleurs ! Dossier réalisé par Gérard Bouchu, Olivier Mouchiquel, Françoise Perrichet et Véronique Witkowski Partir-Revenir. Ce pourrait être ça la devise de ces Bourguignons, que certains imaginent passant leur vie entière à l’ombre de leurs clochers, alors que les livres, les films et les reportages se multiplient pour montrer que nous sommes une race d’aventuriers. Mais si, sans rire ! Bon, d’accord, parfois, on a été un peu poussés. Pas forcément, comme les Basques ou les Normands, pour des raisons économiques. Certains sont allés, grâce à ça, conquérir le nouveau monde. Les grandes familles Béké des Antilles ont eu comme ancêtres des moins que rien venus des côtes françaises, on ne le dit pas toujours. Je pense à eux au retour d’une balade dans les îles pour préparer un guide. Ce genre de chose sympathique, malgré les moustiques, que je n’aurais jamais faite si on ne m’avait pas glissé une peau de banane sous le pied, il y a vingt ans, pour m’inciter à quitter la Bourgogne ! Mon humour m’avait valu d’être viré du Bien Public, je l’avais un peu cherché, faut dire, et il n’était pas question à l’époque d’appeler Reporters Sans Frontières. Je ne suis jamais allé en Australie, mais j’ai adopté la technique du boomerang : je suis toujours revenu. S’échapper, pour quelques jours ou quelques années, c’est toujours bon. J’ai retrouvé, au hasard de la vie, en Europe comme en Asie, des personnages étonnants qui sont nés ou passés un jour ou l’autre par Dijon, certains en jurant de n’y jamais revenir, d’autres avec la nostalgie du passé. « Jamait plus jamais », qu’il disait, le dernier comique en date, croisé à l’aéroport de Marrakech ! Certains aventuriers dijonnais, dont on a beaucoup parlé dans le précédent numéro, partent au bout du monde ou même plus loin, réaliser leurs rêves, et les nôtres. Beaucoup d’acteurs, d’humoristes nés ou passés par ici repassent déjà par là, on vous en parle un peu plus loin. Il y a toujours un Ming en transit ou un Vitalic qu’on voit prendre leur petit déj’en paix ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? place de la Lib, sans qu’on leur demande d’interview ou de dédicace. Ce qu’ils ne pourraient faire à Tokyo ou à New-York, peut-être. On ne compte plus les vignerons qui ont quitté, à un moment ou un autre, la route des grands crus pour aller prendre l’apéro à Neuve-York, comme nous avait dit un célèbre vigneron de Vosne-Romanée, qui en profitait pour faire des affaires. D’autres sont allés planter des vignes beaucoup plus loin encore. D’autres encore quittent tout pour aller faire un tour du monde en solitaire, ou presque, le bateau étant une bonne occasion de changer de vie et d’horizon tout à la fois. Certains ont gagné de l’or au milieu du désert, comme le concepteur beaunois de « La Boisson en Or » que tous les spectateurs du petit écran ont pu redécouvrir lors du reportage Sept à Huit diffusé sur TF1, fin janvier. Un petit tour d’horizon, au sens strict, pour vous changer les idées, voilà ce qu’on vous offre pour démarrer ce mag réalisé avec le concours de ceux qui sont partis un mois, un an, ou plus à l’étranger, ceux qui y vivent encore, le temps d’enregistrer un disque, créer un commerce ou une œuvre d’art… Et ceux qui reviennent, parce qu’ils ont leurs racines, leurs amis, leurs habitudes ici. Ainsi va la vie. ▀ Gérard Bouchu
New-York, New-York, Hervé Descottes, designer dijonnais Plasticien-éclairagiste, ainsi décrirait-on en mauvais français le métier d’Hervé Descottes, qui sort ce mois-ci un livre que les amoureux de l’architecture et de son rapport avec la lumière, dans le temps et dans l’espace, vont parcourir avec délice : « Designin with space & light ». Jolie revanche pour ce Dijonnais qui a quitté sa ville natale (ou presque) à 21 ans, sur un coup de tête, et vit aujourd’hui à New-York. Dire qu’il rêvait déjà ado d’apporter ses lumières au monde anglo-saxon serait un peu facile. Après une enfance dijonnaise sans histoire, il commence, à 13 ans, à s’intéresser aux variateurs de lumière synchronisés avec la musique de l’époque. San-Francisco, en hiver, pas vraiment le rêve américain. Il part pour Los Angeles. Travail au noir avant d’aller vers la lumière, vers ces ‘‘stars » qui vont lui demander d’éclairer leurs jardins pour que le spectacle continue. Mais c’est en revenant à Paris qu’il rencontrera les architectes dans l’ombre desquels il travaillera, les années suivantes, avant de devenir lui-même une référence sur le plan international. Il intègrera l’équipe de Pei, au musée du Louvre, lors de la réfection de l’aile Richelieu, apprendra beaucoup aux côtés d’un Frank O. Gehry (« Un bon projet, c’est un bon client ») , entamera des dialogues avec tous ceux qui travaillent des espaces, à travers le vaste monde. Une tour pour Jean Nouvel, des restaurants un peu partout pour Ducasse. Jetez un œil, si vous le trouvez, sur son précédent ouvrage, ‘‘Ultimate Lighting Design » (teNeues) rassemblant nombre de ses « projets » devenus réalités : boutique Hermès à Paris, Jules Verne, fondations Louis Vuitton, Ciel de Paris… Depuis 17 ans, s’il fréquente le Bristol, le George V, le Plaza Athénée, il ne paye pas pour ça, on le paye, et cher. ▀ GB http://www.lobsintl.com/Type_Chronological.html Un jour dans la vie de Christophe Querry Christophe Querry a toujours eu deux passions dévorantes : le chant et le cinéma. On l’entend à Dijon, par intermittence du spectacle, dans les chœurs de l’Opéra quand certaines œuvres nécessitent des renforts. Vidéaste plus qu’amateur, avec son court métrage « Comment font les gens qui… ? », il obtient le premier prix de Fenêtres sur courts en 2009 et… s’achète une caméra professionnelle. Bien lui en a pris, après plusieurs autres tournages de courts, il participe sur YouTube à l’appel de Ridley Scott incitant des internautes dans 192 pays à filmer leur quotidien. Pour ce long-métrage « Life in a day », 331 co-réalisateurs seront sélectionnés parmi 80 000, dont 4 français et « Moutarde-Nonette » (cocorico dijonnais), Christophe est parmi ceux-là. Il s’en explique : « Même sans savoir qu’il s’agit de contributions éparses, on comprend que les participants qui montrent un petit bout de leur quotidien sont d’un peu partout dans le monde, des réalisateurs d’un jour, papillons éphémères qui ne se sont jamais vus, avant ‘‘ce grand rendez-vous » sur l’écran. J’espère moi, rencontrer les trois autres contributeurs français lors de l’avant-première et parler du film, de sa réussite ou de ses ratés. Je suis curieux d’entendre ce débat, et d’y participer en tant que contributeur, même s’ils n’ont finalement gardé qu’un seul plan assez court, au réveil. J’ose imaginer que Ridley Scott et Kevin Mac-Donald avaient plein de plans de gens au réveil, bien sûr, mais que c’est parce que le reste de mon petit film les a fait sourire qu’ils ont choisi de ‘‘m’offrir un gros plan ». C’est une blague de ciné de dire que les acteurs payent pour avoir un gros plan, je le sais parce que j’en ai déjà eu un dans ‘‘Bon voyage » de Jean-Paul Rappeneau, lors d’une scène d’évasion avec Yvan Attal, c’est lui qui m’a fait cette blague, monstres d’égocentrisme que nous sommes, nous les gens du spectacle !!! Pour ce qui est des scènes sans moi, j’ai été saisi par la beauté plastique d’un certain nombre de plans, les jets d’eau par exemple, sans doute filmés avec un téléphone portable, les femmes aux percussions, un sousbois étrange, et presque apocalyptique. Il y a des clins d’œil touchants, comme ce jeune Palestinien, suivi de dos, Y’a bon Dijon 02 Hervé Descotte, rencontre improvisée dans la boutique Cédrin avec un maillot de footballanglais et émouvants, comme celle de cet enfant cireur de chaussures qui parle de son père avec une étonnante maturité. C’est un film patchwork même si l’unité est donnée par la chronologie, du lever au coucher du soleil et la musique, magnifique, le miel du film, un peu dur à regarder parfois, en tout cas pour les âmes sensibles... » ▀ FP Christophe Querry Bertrand Kulik Actualités de Christophe Querry : PARIS, du 17 au 29 mai au théâtre de la Bruyère. Rôle du scaphandrier dans La fiancée et le scaphandrier, opéra-comique de Claude Terrasse. FLORENCE du 28 au 30 juillet, opéra en plein air. Rôle de Turiddu dans Cavaliera Rusticana, opéra en un acte de Mascagni. DANS LE RESTE DU MONDE… Sortie du film « Life in a day » dont il est un modeste co-contributeur... 5



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