Bing Bang n°46 mar/avr/mai 2011
Bing Bang n°46 mar/avr/mai 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°46 de mar/avr/mai 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Edibang

  • Format : (245 x 320) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 31,6 Mo

  • Dans ce numéro : les Dijonnais du bout du monde.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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30 03 Cuisines et dépendances La Bourgogne s’affiche dans le métro ! J’adore l’humour de la Gazette, que je regarde chaque soir sur ma boîte à mails : « Un mois après le Salon de l’Agriculture de Paris, les Bourguignons ont une nouvelle opportunité de mettre en avant leur savoir-faire dans la capitale… » Avec quoi ? La 31ème édition du Salon du Livre. On écrirait ça, nous, on dirait encore qu’on se fout de ces pauvres Bourguignons qui ont tant de mal à changer leur image de marque, avec leurs vins et leurs produits excellents mais hors de prix, leurs guides touristiques tellement sérieux qu’ils incitent à aller passer ses vacances en Auvergne, leurs bouquins sur les vins et la bouffe qui vous donnent envie de partir faire de la rando en Corse, leurs climats célèbres que certains confondent avec les humeurs de la météo. On vous le prouve dans chaque numéro de Bing Bang, on est pourtant des marrants, des aventuriers, en Bourgogne et à Dijon, surtout (on plaisante !). On aime la cuisine actuelle, la musique actuelle (bon, pas toujours, faut pas www.pasdetouristes.co m pousser !) , l’architecture contemporaine (on attend avec impatience l’ouverture du futur Consortium), mais personne ne veut le croire. Métro, gourmets, vélo. J’avais beaucoup compté sur la nouvelle campagne de pub cococtée en secret depuis deux ans par le Comité Régional de Tourisme. La petite phrase placée en exergue sur le dossier de presse présenté en avant-première à Paris sur les Champs-Elysées, je la trouvais géniale. Je ne sais pas combien ça a du coûter à la région, mais bon… « En Bourgogne, il n’y a pas de touristes » … Il fallait lire la suite, écrite en petit et que les habitués du métro ont pu voir, s’il n’y a pas trop de monde couché sur les sièges plastiques. Mal placés, ils empêchent, ces ostrogoths, de voir le logo et de pousser le Parisien hagard (de Lyon, évidemment) à regarder illico sur Internet les merveilles que la Bourgogne leur promet. La suite est perdue sur un montage-photos, Bourgogne avec famille heureuse sur une péniche, amoureux en barque ou pique-niquant verre à la main, père et fils passant en vélo devant les Hospices (essayez, pour rire !) et montgolfière au plafond. Si la Bretagne ou l’Auvergne, avec leurs campagnes encore plus provoc, ne nous piquent pas les Franciliens en quête d’air pur... Les journalistes de la presse touristique présents n’ont rien compris, pour un tiers d’entre eux ; ils ont bu et mangé ce qu’il y avait sur le buffet, qui n’était ni bon ni bourguignon. Avec cette presse-là qui s’adresse généralement aux seniors et aux amoureux des canaux et des vieilles pierres, on a encore une chance. Nous, on connaît les coins secrets, les bistrots de campagne, les chambres d’hôtes un peu folles, les lieux cachés qui font qu’on se sent bien, par chez nous, quand le soleil est de la partie. On en parle dans le prochain numéro, « Interdit aux touristes », parce que vous le méritez bien ! ▀ Gérard Bouchu La suite sur www.pasdetouristes.com Jean-Pierre Billoux est un faux-sage, sa cuisine est à son image, pétillante de malice quand on ne s’y attend pas. Le secret de sa réussite : une équipe de vieux briscards infiltrée par des jeunes doués, en cuisine comme en salle. Le bonheur dans Le Pré, savourez-le ici, face à cette tour de Bar qui donne elle aussi un peu de folie à ce si sérieux palais des ducs. Si vous avez envie d’un plat plus canaille, pensez à réserver une place tout à côté, au B9. Même cuisine, même qualité, dans un registre différent. Pour changer de quartier et d’ambiance, allez sinon au Bistrot des Halles. Une allure de bistrot à l’ancienne, rassurant, assurant un max, là aussi. Le Pré aux Clercs : 13, pl. de la Libération. Tél. 03-80-38-05-05. Tlj sf dim soir et lun. B9 : 9, pl. de la Libération. Tél. 03-80-38-32-02. Tlj sf lun. Le Bistrot des Halles : 10, rue Bannelier, Dijon. Tél : 03-80-49- 94-15. Tlj sf dim, lun. www.le-pre-aux-clercs.com
Plus la peine de monter jusqu’au parc Noisot pour assister au réveil de Napoléon ! Les historiens penchent désormais plutôt pour une sieste nécessitée par son passage dans une auberge du village, tant l’empereur des Français semble avoir eu une digestion un peu… Rude ! Faites comme lui, arrêtez-vous « Au Clos Napoléon », on y est bien accueilli, qu’on soit grognard ou roi de l’industrie, et on mange bourguignon, sans qu’ici le qualificatif n’inquiète. Meubles de grand-mère mais service jeune. Le jambon persillé est un des meilleurs du coin, les viandes sont idéalement cuites, les sauces joliment travaillées et le café gourmand un vrai bonheur. Le reste n’est pas mal non plus, mais on ne peut pas tout goûter. Faudra revenir pour les fondues au vin, qui risquent de faire un malheur, en toutes saisons. Chapeau, Napo ! Depuis la terrasse ensoleillée, je ne sais pas combien de siècles tu contempleras, à ton réveil, mais pour nous, ici, le temps s’arrête, les voyageurs aussi. Petite carte courte mais sympathique, en terrasse… Les vins viennent de la cave, qu’on peut visiter tout à côté, et les prix restent doux, en ces temps si durs. Au Clos Napoléon, 4-6 rue de la Perrière, 21220 Fixin (direction du parc Noisot). Tlj sf dim soir. Tél : 03.80.52.45.63 www.clos-napoleon.com Bon petit menu du midi à 18 € , du lun au sam. Menus 26-38 €. Profitez des premiers beaux jours pour prendre l’air d’Hauteville, maintenant que la Musarde s’est agrandie, côté parc & jardin, comme on dit dans les magazines de déco, d’une nouvelle salle de restaurant plus lumineuse. Une salle ouverte sur une terrasse avec vue sur un bout de campagne, où l’on pourra profiter des premiers rayons du soleil pour prendre l’apéritif lovés dans des canapés. Marc Ogé propose sous l’auvent une formule apéritive à prix doux, pour ceux qui ont envie de prendre leur temps (surtout si le temps le permet) avant d’aller rejoindre leur table, en salle ou même côté jardin, l’ancienne terrasse étant toujours là. Comme Juliette, qui anime le tout, avec son humour habituel, entourée d’une équipe jeune et dynamique. Le Breton Marc Ogé tient toujours bon le cap : son hôtel fait le plein, comme son resto, où il sert une cuisine terre-mer originale. Le nouvel hôtel-restaurant restera ce lieu caché à l’atmosphère à la fois familiale, raffinée et décontractée que l’on connait, et que l’on aime tant. Tlj sf dim soir, lun. Formule 17,80 € le midi. Menu découverte conseillé 45-55 € (selon le nombre de plats) avec verre de champagne offert. La Musarde 7, rue des Riottes 21121 Hauteville-lès-Dijon (à 5 mn de Dijon par la N 71). Tél.03-80-56-22-82 www.lamusarde.fr 31



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