Bing Bang n°45 déc 10/jan-fév 2011
Bing Bang n°45 déc 10/jan-fév 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°45 de déc 10/jan-fév 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Edibang

  • Format : (245 x 320) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 14,4 Mo

  • Dans ce numéro : les bugs et buzz 2010.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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02 spécial givrés Jean Marc Millière Illuminations Billets de retour (3) Cette fois je suis revenu par la route de Paris. Le lac, le zouave, c’est joli. Jolis aussi le panneau « Dijon vous accueille », le kiosque pour les touristes au bord de la plage.Et obligeant, un peu plus loin, cet autre panneau : « Gens du voyage, stationnement obligatoire, rue Django Reinhardt, suivre la direction Dole ». On indique le chemin à ceux qui ne connaissent pas ; on sait qu’on trouvera là-bas un terrain spécialement aménagé, avec tout ce qu’il faut, on a même poussé la sollicitude jusqu’à choisir un nom de rue approprié, celui d’un guitariste gitan dont plusieurs ballades servirent de signe d’appartenance au temps lointain de l’Occupation. Je ne l’avais pas bien repéré, ce panneau ; mais comme il y a un feu rouge, j’ai pu cette fois regarder plus en détail. Et m’apercevoir que les caractères du mot « obligatoire » sont deux à trois fois plus gros que les autres. Un détail. Mais si le feu dure, on finit par s’interroger. Obligatoire, c’est un adjectif fort, le sens ne saurait échapper à personne. Si on l’a voulu ainsi proportionné, c’est sûrement pour une bonne raison, cette surindication intentionnelle -dirait le spécialiste- tendrait à signifier que le lecteur est bouché à l’émeri, ou particulièrement indiscipliné, ou complètement miro et que du coup l’émetteur se voit contraint à une sorte de menace induite par la dimension graphique. On en viendrait presque à trouver cet « obligatoire » Jean-Marc Millière : le Père Noël sera hot Ce Dijonnais au nom célèbre (sa famille était propriétaire, il y a quelques siècles, de la maison du même nom) a vécu dix ans au milieu des rennes et des lutins. Huit en Suède, deux au Danemark. Carrure de rugbyman, tignasse de guitariste rock (ce qu’il est), toujours en noir, graphiste, Jean-Marc est le photographe dijonnais le plus doué qui soit : une reconnaissance internationale - Paris, Londres, Glasgow, Copenhague..., des expositions aux côtés des plus grands noms de la photo et avec Reporters Sans Frontières, une carrière de grand reporter pour toute la presse scandinave, le soutien de Kodak France et Grande-Bretagne... Ses plus beaux succès : la photographie de nu. Féminin : les mecs se dégonflent lorsqu’il faut se dessaper. Des femmes de tous les jours, aucun modèle pro, prises à leur domicile avec les lumières du bord, en argentique et sans retouche ni d’image ni de corps. Jean-Marc ne cherche pas : les femmes qui le rencontrent, toutes, mariées ou pas, finissent par poser. Parce qu’il est carré, drôle, et respectueux jusque dans l’érotisme, parce qu’il prouve que les filles de la rue sont plus désirables que les mannequins photoshopés. Parfois, elles se retrouvent dans ses livres. Le tout dernier : Les nouvelles princesses, chez un éditeur suédois. Parmi elles, quelques Dijonnaises, encore... Jean-Marc Millière dirige désormais depuis l’Ecosse son association de promotion de photographes Grains de Beauté (dont la photographe d’Iggy Pop), et c’est de son fief peuplé de fantômes (qu’il finira bien par faire poser à poil et sans draps) qu’il a découvert la jeune Dijonnaise Pauline Prénat, à peine 20 ans, qui expose désormais à Paris et bientôt à l’étranger. Pauline, comme beaucoup d’étudiantes, n’a pas de sou. Même pas d’appareil photo. Elle travaille avec son téléphone portable. Un vieux, pas un iPhone de bobo. C’est un génie. La descendance de Jean-Marc est assurée. ▀ O.M. http://jmmilliere.free.fr jmmilliere@hotmail.com 0660121872 et pauline.prenat.photo@live.fr un peu désobligeant, si le feu ne repassait au vert avec une opportune célérité. Ce n’est qu’un peu plus loin que la vérité m’a illuminé, peut-être à cause des féeries nocturnes annonçant le père Noël : ce généreux dimensionnement ne peut être autre chose qu’une attention supplémentaire. Comprenons : ces gens-là sont souvent étrangers, ils lisent difficilement le français, certains n’ont pas tiré le meilleur parti de l’école républicaine ; de plus, ils conduisent souvent bourrés pour mieux résister au froid ; il convenait donc de les aider à percevoir clairement le message pour leur éviter de se perdre et de finir, désemparés, par s’arrêter n’importe où. Tout bien considéré, on devrait parfaire le système : éclairer en rouge ce panneau et faire clignoter en blanc la salutaire obligation. J’ai toujours vu les feux rouges comme une insupportable offense à ma liberté personnelle. Me voici conforté par un grief supplémentaire : ils nous contraignent à des arrêts obligatoires sur des détails pourtant sans équivoque. ▀ Jean Maisonnave Calendrier 2011 un pompier pour Noël Oyez oyez brave gens, cette année Saint Nicolas, magnanime, nous envoie une ribambelle de ses amis à toison rouge. Des mecs, des pecs, du biceps, de la cuisse et du mollet : les sapeurs-pompiers professionnels de Dijon n’ont rien à envier à leurs collègues des Dieux du Stade. On rigole, on rigole, mais le calendrier artistique Corps et Ames 2011, vendu 10 € , est tout sauf anodin. Si ces sauveteurs, héros du quotidien, ont accepté de poser sous les objectifs de Sébastien Kandin, c’est en soutien à l’action caritative du Téléthon : l’intégralité de la recette sera reversée au profit de la recherche contre la mucoviscidose. Les hommes du feu n’ont pas qu’un corps : ils ont du cœur, pour tous les jours de l’année. ▀ O.M. www.s-k-photographie.book.fr Tél : 06 63 61 17 07 J
Maurice Thiney, le fils caché d’Indiana Jones En Bourgogne les beurdins, comme on dit à Montceau les Mines, se ramassent à la pelle à charbon et Maurice Thiney est le premier dans les wagonnets. Aventurier infatigable et insatiable d’un autre siècle, Maurice renvoie Harrison Ford dans son bac à sable. Membre éminent de la Société des Explorateurs Français, il a vécu tellement d’expéditions incroyables qu’on peut le prendre pour un personnage de BD ou de cinéma : « Maurice au Tibet », « Maurice chez les Papous », « Maurice en Sibérie »... Qui, à part lui, peut se targuer d’avoir joué avec les varans de Komodo en leur tirant la queue, d’avoir essuyé des tirs de flèches et de lances comme au temps des premières explorations en terres inconnues ? Qui, à part lui, peut dire qu’il a failli finir au fond d’une marmite d’une tribu cannibale ? Qui peut dire qu’il s’est attablé avec des tribus dont les cuistots ont une vision bien à eux et bien différente de nos chefs étoilés : « serpents, vers blancs et autre sauce au sang de porc... », le tout arrosé de boisson (? !) à base d’eau, herbes et boue... Même son estomac est un aventurier... Comme Tintin, Maurice a su se créer des amitiés impossibles au fin fond de l’Indonésie ou de la Sibérie, et en a ramené des souvenirs impérissables. Ses expositions photos, ses reportages et ses films témoignent d’une vie tournée vers les peuples oubliés ou en voie d’extinction. Il vient de se voir décerner, cette année, le Prix Mondial d’Exploration des Contrées Oubliées et de Paix dans le Monde, par le Club International des Grands Voyageurs. Après, s’il vous plaît, Al Gore, Nelson Mandela, Mikhaïl Gorbatchev, Ellen McArthur, Nicolas Hulot, Ingrid Betancourt, et Depuis 1859 À partir de 9,60 * Jacques-Yves Cousteau. Comme les voyages forment la jeunesse, Maurice en redemande et repart prochainement. Direction cette fois-ci le Bangladesh, pour un périple de trois mois. Bibliographie : « La noblesse de l’aventure », Maurice Thiney et Cyrille Bouchard (autoédition). « Le Montcellien », Jean Pierre Valabrègue (Editions Le Caractère en Marche). ▀ V.W. Maurice Thiney - Focale.info- Thomas Hazebrouck spécial givrés 02



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