Bing Bang n°45 déc 10/jan-fév 2011
Bing Bang n°45 déc 10/jan-fév 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°45 de déc 10/jan-fév 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Edibang

  • Format : (245 x 320) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 14,4 Mo

  • Dans ce numéro : les bugs et buzz 2010.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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26 03 Cuisines et dépendances Humeur de table La chronique du ronchon Damned, j’ai raté la Foire ! Trop traîné dans les collines piémontaises, c’était la fête du Barolo, beau vin, mais devenu cher et dur. On est trop fragile pour attendre dix ans que le vin s’ouvre. S’il s’ouvre. Les vignerons piémontais et toscans devraient jouer plus sur le fruit, enfin je peux me tromper. A Alba, c’était le marché aux truffes blanches, les vraies (tuber magnatum). Une manifestation devenue immense, très people, foule compacte. Pas mal de camelote ou produits dérivés et de la blanche à 3000 € en moyenne. Faut aimer. Je préfère la noire mais on doit reconnaître que la concentration aromatique de la blanche est très supérieure. De toutes façons, tout ce qui tourne autour de la truffe est devenu difficilement appréciable : trop de valeur mythique ajoutée, marché illusionniste. Avant, on avait fait le Salon du Goût à Turin. Impressionnant aussi, même si déjà on sent s’insinuer l’emprise du pognon. Immense oenothèque, des milliers de vins. Et là, qui vois-je ? Le patron de la foire gastronomique de Dijon. Normal, en fait : c’est un homme estimable, dans son entreprise, il cherche la qualité, c’est un des meilleurs, alors il en a marre de vendre du mètre carré et du graillon. Il était sûrement là pour s’inspirer, pour redonner à notre Foire toute sa dignité. Réjouissons-nous sans retenue. Le dernier qui a essayé, et réussi, c’est Jean-François Bazin, alors président de la Région, en transformant les mortels Etats Généraux de la gastronomie en instance de réflexion nationale. C’est comme ça. Arrivé ici, j’ouvre le journal : « La gastronomie française au patrimoine de l’humanité » ; ça claque bien mais c’est faux, c’est le repas gastronomique à la française qui a été classé et ce n’est pas la même chose. On parle là d’une pratique sociale, plus périphériquement des contenus. C’est à peu près comme si tu disais : la tulipe a été inscrite au patrimoine alors qu’il s’agirait du verre tulipe. C’est un véritable fourvoiement métonymique, dirait le linguiste. C’est la cagade dirait mon voisin Mimile dont la soupe au pistou mériterait d’être inscrite au patrimoine. Quand même. C’est l’histoire de la cuisine française qui se voit ainsi célébrée. Et ce n’est sûrement pas le moment d’y cracher, dans la soupe. Dans mon ermitage, je ne reçois pas le journal mais j’ai la télé. « Masterchefs » sur TF1. Des cuisiniers amateurs se font casser par un trio de bourrins professionnels dont un critique. Grosso modo, c’est ça ; un cirque façon « On achève bien les chevaux » ; solennité, condescendance, élimination, balancée avec ce qu’il faut d’indulgence rédemptrice. C’est un jeu mais dans l’esprit, c’est le contraire de la cuisine qui est a priori spontanéité, aménité, partage… Dans la foulée, je tombe sur une mère perruche qui veut marier son nazillon, puis sur un débile profond jacassant avec une folle perdue. Que des gagnants à TF1, au bout de cinq minutes, c’est la nausée. Ce qui pourrait suffire à justifier la présence de cette télé dans une critique gastronomique : elle est à gerber. ▀ Jean Maisonnave Jean-Pierre Billoux est un faux-sage, sa cuisine est à son image, pétillante de malice quand on ne s’y attend pas. Le secret de sa réussite : une équipe de vieux briscards infiltrée par des jeunes doués, en cuisine comme en salle. Le bonheur dans Le Pré, savourez-le ici, face à cette tour de Bar qui donne elle aussi un peu de folie à ce si sérieux palais des ducs. Si vous avez envie d’un plat plus canaille, pensez à réserver une place tout à côté, au B9. Même cuisine, même qualité, dans un registre différent. Pour changer de quartier et d’ambiance, allez sinon au Bistrot des Halles. Une allure de bistrot à l’ancienne, rassurant, assurant un max, là aussi. Le Pré aux Clercs : 13, pl. de la Libération. Tél. 03-80-38-05-05. Tlj sf dim soir et lun. B9 : 9, pl. de la Libération. Tél. 03-80-38-32-02. Tlj sf lun. Le Bistrot des Halles : 10, rue Bannelier, Dijon. Tél : 03-80-49- 94-15. Tlj sf dim, lun. www.le-pre-aux-clercs.com
le nouveau rendez-vous dominical. Idéal pour qui veut s’offrir un repas entre amis ou en famille, ou une pause salée-sucrée C’est l’après-midi dans une ambiance détendue, rassurante. Pas de brunch, mais une cuisine fraîcheur élaborée selon le marché, sortant d’une vraie cuisine, autant le préciser. Le Saint-Fiacre, on le connaît bien, on l’apprécie déjà en semaine : mieux vaut réserver pour avoir une table de libre, le midi, mais le soir aussi, avec la vue sur une place qui conserve son caractère intime, préservé, sous la neige comme sous le soleil. Profitez d’une déco clin d’œil aux nouveaux designers du siècle, laissez l’équipe vous conseiller pour les plats, les vins au verre : vous trouverez que la vie dijonnaise, au quotidien, a du bon. Tout n’est qu’une question de choix… CARBILLET DIJON BORA BORA Mousse framboises et Fraises Mara des bois, Crème brûlée vanille Bourbon, Biscuit Joconde. ALEXANDRA Sablé breton chocolat, Mousse chocolat, Biscuit chocolat noisette, Crémeusefiève de tonka www.chocolat-carbillet.com Le Saint-Fiacre : 15 rue Vauban. Tél : 03-80-35-56-42. Tlj sf dim soir et lun, 10h-22h. Ouvert le dimanche midi CHOCOPLUME Meringue chocolat, Ganache légère DUC DE PRALIN Biscuit russe, Crème légère praliné, Meringue, Concassé de praliné LAURÉLINE Financier framboise, Mousse printanière, Crémeux pistache, Mousse passion, Gelée framboise poivron SIXTY Mousse chocolat-caramel, Biscuit amandes, Poires roties au miel, Purée de poires. DÉLICE 3 CHOCOLATS Génoise chocolat, Mousse chocolat noir, mousse chocolat lait, Mousse chocolat blanc MARACAÏBO Crumble chocolat, Biscuit chocolat, Crème mousseline, Praliné, Mousse chocolat 58 rue des Forges - Dijon - 03 80 30 38 82 84 rue de la Préfecture - Dijon - 03 80 73 43 13 27



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