Bing Bang n°45 déc 10/jan-fév 2011
Bing Bang n°45 déc 10/jan-fév 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°45 de déc 10/jan-fév 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Edibang

  • Format : (245 x 320) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 14,4 Mo

  • Dans ce numéro : les bugs et buzz 2010.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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1 03 Cuisines et dépendances Spécial nappes à carreaux Tout le monde à la cantine des Tontons ! On se croirait dans la BD de Tardi, lorsqu’Adèle Blanc-Sec débarque à Dijon (rien à voir avec le film !). Mais là, la scène se passe à Paris, même si c’est un Dijonnais exilé, Jean-Guillaume Dufour, qui mène le jeu. Ici, on ne fait pas que (bien) manger, on se parle. Atmosphère familière et conviviale autour de bons petits plats simples, servis sans chichis et à volonté. Des tartes façon grand-mère trônent sur le buffet : crème caramel, flan maison, salade de fruits, gâteau de riz, sans compter le plateau de fromages régionaux. Encore une petite place pour l’eau-de-vie prune des familles et pour les moins téméraires un café à 1 € toute la journée et même à table. Vins en provenance directe des producteurs et à prix raisonnables. Une quarantaine de références… mais peu de bourguignons, ce qui est un comble pour un garçon ayant fait des études dijonnaises bien arrosées. Allez, faites un effort, on aurait bien besoin d’une nouvelle Maison de la Bourgogne… à Paris ! GB La Cantine des Tontons 1&2 : 3, rue Mouton- Duvernet, Paris 14ème. Tél : 01-45-42-29-59 et 36 rue de Dantzig, Paris 15ème. Tél : 01- 48-28-23-66. Tlj midi et soir jusqu’à minuit. vivent victor & Gustave ! Quand la nappe à carreaux ne se tient plus à carreaux, quand la cuisine de marché elle-même se laisse revisiter de façon très contemporaine, ça donne… Victor & Gustave, une réussite dans le genre. L’ancien « Au Vin des Rues » s’est transformé en un bistrot aux tons noir, rouge et gris. Son nom ? Un hommage mérité à Victor Baltard et Gustave Eiffel. Son atout ? Un jeune chef, Michaël Bianchi, dont la cuisine ne manque pas de caractère, resté suffisamment souple lui-même pour se former auprès d’un Nicolas Isnard, à La Charme, ou travailler au quotidien auprès de Frédéric Barbier, un impulsif toujours prêt à se remettre en question. C’est là qu’on a fait un de nos meilleurs déjeuners de ces derniers mois, autour de plats bistrotiers revisités style joue de porc confite à la bourguignonne, ou jarret de veau purée de pommes de terre aux truffes. Prix doux, en ces temps si durs. Pourvou que ça doure ! Restaurant V.G. : 26, rue Odebert, à Dijon. Tél : 03-80-30-77-13. Tlj sf dim-lun. Formule du jour 9,90 € (12,90 € avec dessert). Carte 25 €. Chez Copains Le plus parisien des bistrots dijonnais, le plus récent surtout, puisqu’il ouvre alors que l’hiver est déjà là, et que ses banquettes au velours rouge, ses saladiers duralex et ses CD de chanson française ne sont pas encore tous livrés. Steph, le créateur du Septime, c’est un peu notre Ferran Adria à nous : quand les autres en sont encore à ouvrir des concepts lounge, lui, à qui l’on doit cette mode qui a fait fureur durant toute une décennie, revient aux sources. Une salade de lentilles aux lardons, un œuf mayo, un bœuf carotte, un recette de grand-mère à peine revue (on parle de la recette !) , voilà ce qui nous attend, sur fond d’ambiance cocooning et lumières tamisées. Nappes vichy, couteaux avec manche en bois, tabliers pour les serveurs. Les jours de marché, on commence tôt, avec les omelettes, la charcuterie. La suite, vous nous la raconterez, au bar, où vont se retrouver les copains. Chez Copains, 10 rue Quentin, à Dijon. Tél : 03-80- 30-59-37. Tlj sf dim-lun, le soir service jusqu’à 23 heures. Carte 20-25 €. Le Petit Bouchon, chez James. Explication de texte : le Petit Bouchon est le genre d’endroit où il faut courir se réchauffer si vous êtes en manque de nappe à carreaux, de petits plats mijotés et de recettes de grand-mère. James Diolot, c’est le patron, il fait le timide dans sa cuisine, mais il veille à ce que vous vous sentiez comme chez vous, chez lui. Alors il se creuse la tête pour vous faire plaisir avec des choses simples : au déjeuner, un plat + un verre de vin à 10 euros, le soir, menu à partir de 19 euros avec un verre de vin, plats à commander et à emporter pour les fêtes… Bref, James vous fait la totale avec aussi, et c’est nouveau, des soirées à thème autour d’un vin, d’un viticulteur ou d’une spécialité. Petit rappel enfin, la Rue de Mulhouse, c’est à deux pas de la Place de la République. Je vous entends déjà râler et me dire que ce n’est pas facile de se garer… pourtant je crois ne jamais avoir tourné plus de 5 minutes en voiture pour trouver une place. Pour ceux qui sont équipés de moufles, il y a aussi une station Vélodi à moins de 3 minutes à pied. EC Le Petit Bouchon : 19 rue de Mulhouse 21000 Dijon. Tél. : 03 80 72 26 79. Ouv le midi du lun au ven et le dim midi, ainsi que les jeu, ven et sam soir.
Le caviste se rebiffe Philippe Léger, dit « Le Lugubre », est un marrant. Avec ses histoires, pendant des années, il a assuré l’animation culturelle chez « L’Aimée », alors haut lieu de la contre-culture dijonnaise et du ballon de rouge. Auditoire : un tas d’étudiants en un peu tout dont quelques-uns sont devenus quelqu’un. Puis, résumons, le Lugubre est parti sur les routes ; techno, roadie, comédien accidentel et éclairagiste pour des tas de gens bien de Vassiliu à Camille, de Motörhead à Grand Corps Malade. Rock and roll. Des centaines de villes « et chaque fois, j’allais aux halles, c’est là que j’ai pris l’idée, Sète, Toulon, Lyon… dans presque tous les marchés, on peut boire un coup en mâchonnant une bricole, on se précipitait ». Trente ans après, fin de la « (grosse) séquence rock and roll. Le héros en a plein les bottes et les oreilles et même par dessus ; trop d’excès, le métier a changé, et puis la famille, et tout ça. Il revient au pays et à son idée. « Le vin, c’est une passion familiale, mon père, quand il embarquait, emportait trois choses : son teppaz, ses Simenon et douze bouteilles de grands bourgognes qu’on allait chercher en Solex dans toute la côte de Beaune ». Alors il va voir quelqu’un et lui dit : « je voudrais créer une buvette au marché de Dijon ». « Bonne idée », lui répond le maire, « monte donc un dossier ». « Quatre vingt sept pages que je me suis tapées tout seul avec une charte claire : pas de bar, éviter la concurrence, n’utiliser que les produits du marché ». Et le vin ; des vins « d’artistes », d’un peu partout, des atypiques, « des vins de soif mais de plaisir, bien que pas chers ». C’est là, en dépit des précautions, que le fils du marin se retrouve dans une tempête que même papa n’aurait pas vue venir ; et d’un double procès en illégitimité et en favoritisme. Le premier ne tient pas dix minutes, cet homme connaît le sujet aussi bien que beaucoup d’autres et pour autant qu’on sache, on est dans un pays de libre entreprise ; Cuisines et dépendances 03 quant au second, c’est moins simple, vu qu’il y a eu dans cette affaire des péripéties inopportunes et des erreurs de communication assez grossières du côté de la mairie. Philippe Léger jure qu’il n’y a eu aucun passe-droit. D’autres affirment avoir précédemment déposé de semblables dossiers qui n’eurent pas de suite. Si c’est le cas, c’est gênant. Mais ça reste à démontrer. Jusqu’à preuve du contraire, l’idée est excellente et son auteur à applaudir, point. Car au bout du compte, c’est le marché entier qui y gagnera en convivialité, et le chaland. Là est l’essentiel. Le reste ? Des histoires de corne-cul assez ordinaires. Après les houles médiatiques, il convient donc d’envisager fermement un épilogue… à la papa : que la tempête s’apaise, que le cap soit tenu, que les guerres picrocholines se règlent à coups de canons. A la Buvette, bien sûr. ▀ Jean Maisonnave La Musarde s’est agrandie, côté parc, d’une nouvelle salle de restaurant encore plus lumineuse. Marc Ogé Dub, en bon Breton, avait besoin de respirer l’air du large, d’où cette grande salle ouverte côté jardin (mais chauffée, rassurez-vous, la cheminée n’étant pas là que pour accueillir le Père Noël !). Côté cuisine, tout en continuant de jouer une carte terremer qui lui est chère, Marc a voulu revenir aux sources. Des produits régionaux travaillés en direct, un menu le midi offrant un beau rapport qualité-prix (avec un verre de chablis et de savigny), et deux ou trois fois par semaine, des plats à la rôtissoire. Le soir, laissez-vous conseiller par Juliette, qui vous accueille avec son humour habituel. Si le chef vous propose un menu surprise vins compris (avec champagne offert), vous ne devriez pas le regretter ! Le changement dans la continuité, en somme : La Musarde est restée ce lieu caché à l’atmosphère à la fois familiale, raffinée et décontractée que l’on connaît, et que l’on aime tant. La Musarde 7, rue des Riottes, 21121 Hauteville-lès-Dijon (à 5 mn de Dijon par la N 71). Tél.03-80-56-22-82. www.lamusarde.fr Tlj sf dim soir, lun, et mar midi. 19



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