Bing Bang n°45 déc 10/jan-fév 2011
Bing Bang n°45 déc 10/jan-fév 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°45 de déc 10/jan-fév 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Edibang

  • Format : (245 x 320) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 14,4 Mo

  • Dans ce numéro : les bugs et buzz 2010.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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16 Cuisines et dépendances 03 On vous a promis un numéro qui allait vous réchauffer, à nous de tenir nos promesses. Pour la cuisine, vous nous direz, c’est facile, suffit de trouver des adresses au coin du feu. Et des bonnes, des sympas, des conviviales, car bien sûr toutes les conditions atmosphériques, caloriques et métaphoriques doivent être réunies. Le hic, c’est qu’on a demandé à Jean Maisonnave de les tester, et c’était pas gagné d’avance. Faut lui promettre plus qu’une bonne flambée, à l’Ancien. Ça chauffe aussi entre les chefs, mais ça, c’est bien connu, quoique… aujourd’hui, c’est plutôt la tendance copains-copains qui l’emporte. Partout, de Lille à Marseille, de Rennes à Lyon, on célèbre le temps des copains retrouvé, dans l’assiette comme dans la vie. Finie la guerre des chefs, on se fait des bouffes entre potes, on s’associe pour le meilleur… et quand le pire arrive, le journaliste hilare a intérêt à la fermer, en ne disant pas trop fort qu’il l’avait prédit ! C’est donc autour des Halles qu’on vous emmène faire un tour, cet hiver, pour nous réchauffer et prendre l’ambiance de la ville, À quelques jours de l’ouverture de « Chez Copains », au marché, ils sont venus, ils sont tous là ; ceux du moins qui ont pu se libérer en ce samedi d’avant les fêtes : si vous arrivez à tous les reconnaître, chapeau. Merci à Alexis, Guillaume, David, René, Eric, Didou et les autres d’être venus encourager Steph, Annaelle et l’équipe du bistrot. - Les Copains d’abord… Chaud devant ! Nappes à carreaux, chefs jouant avec le feu, plats coquins pour sorties entre amis : c’est autour des Halles que ça va chauffer, cet hiver ! Coup d’envoi de la saison « Chez Copains », le nouveau resto ouvert début décembre par l’équipe du Septime. avec ce nouveau volet consacré au petit monde de la restauration dijonnaise. L’actu n’est pas seulement autour des Halles, avec l’arrivée de nouvelles enseignes, ou la reprise d’anciennes (Havana Café, qui va changer d’enseigne en mars !) mais sous les Halles même, avec la polémique autour de la buvette ouverte ce mois-ci. Une buvette rêvée par certains, réalisée par d’autres. C’est la vie. Et l’avis du maire qui compte. À votre avis, qui a tort ? Qui a raison ? Ça va chauffer ! Pour ce numéro consacré aux « givrés » selon notre cœur, on ne pouvait que donner la parole à l’une des « Grandes Gueules » dijonnaises, Frédéric Barbier, l’homme qui a ouvert (et fermé) nombre de restos sur Dijon – « je suis un pénible grave, je ne tiens pas en place » - et qui n’a pas apprécié cette « omerta des services de la ville ». Ce Barbier là, petit-fils d’un grand gastronome devant l’éternel, ne se gêne pas pour taper sur ceux qui « profitent aujourd’hui des réseaux sociaux pour détourner des principes républicains qui me sont chers ». Bon, comme Jean Maisonnave était là, et qu’il commence à connaître le loustic, il a grommelé qu’il irait « voir le Lugubre pour tirer ça au Focale.info- Thomas Hazebrouck
clair ». Le Lugubre, on l’apprit très vite, c’est Philippe Léger, un copain de la grande époque, au Jeannot comme au maire, dont acte. Vous lirez son texte, « Le caviste se rebiffe », c’est pas triste. Ce qu’il y a de bien, avec Jean, c’est qu’il ne nous impose jamais ses opinions, il sourit, hausse les yeux au ciel, et passe au verre suivant. Frédéric Barbier, au cas où vous ne liriez pas les critiques, un peu plus loin, c’est ce « fou de l’excellence », pour reprendre un qualificatif qu’il aime bien, qui vient de transformer son ancien « Vin des Rues » en un resto qui nous a bluffé, « Victor & Gustave ». Un resto où le frais l’emporte encore face à l’agro-alimentaire, un resto de givré, en somme (voir encadré). La cuisine des copains Réjouissez-vous, si vous pleuriez la fin de la cuisine de grand-maman et les bouffes entre copains d’antan, tout cela revient à la mode à une telle vitesse que les derniers restos lounge vont devoir très vite changer de déco. Bon, c’est pas grave, de toute façon, cette déco-là n’était pas faite pour durer. Par contre, côté cuisine, va falloir assurer. Et il va y avoir de la concurrence. Même entre copains… A quelques mètres de là, dans l’ancien Lilouhane, une autre équipe mettait la dernière touche à la déco de « Chez Copains », un resto à suivre car il marque un tournant dans la vie du quartier, annonçant peut-être la fin de la folie « lounge » qui avait fini par faire avaler n’importe quoi au bon peuple sous prétexte que l’essentiel ne passait plus par l’assiette… Le plus drôle, c’est qu’on doit ce revival du bistrot à l’ancienne, avec nappes à carreaux et cuisine de pension de famille, à Stéphane Smojver, Steph, tout simplement, celui-là même qui créa le Septime et lança à Dijon la tendance lounge il y a huit ans de cela. Ce fou de déco s’est amusé à réinventer le concept, style bistrot parisien, côté mur comme côté assiette (voir encadré). Un bistrot parisien… nouveau rendez-vous des Dijonnais Savez-vous que c’est à un Dijonnais fou de cuisine qu’on doit une des plus belles réussites bistrotières parisiennes de ces derniers mois ! Jean-Guillaume Dufour avait créé, dans le 14ème arrondissement, un premier restaurantbar convivial hommage tout à la fois au film Les Tontons Flingueurs et à une cuisine de grand-mère qu’on adore goûter chez lui. Ses Tontons ont remis le couvert, récemment, sous les couleurs et l’apparence d’une pension de famille, où l’on se serre autour de la table et où l’on se sert, aussi, d’entrée(s), sur le buffet Cuisines et dépendances 03 d’époque quant à lui : terrines maison, céleri rémoulade, poireaux vinaigrette, mais si ! Plats d’antan mis à réchauffer sur un coin de la cuisinière (poule au pot, pot au feu, bœuf bourguignon, etc). Le tout sur fond de décor très cinoche : vieilles photos de famille en noir et blanc, vaisselle dépareillée et grands bancs façon banquets à la campagne, tout y est ! Il lance, presque coup sur coup, deux autres « Cantines des Tontons » qui cartonnent un max (voir encadré) et on aimerait bien qu’il implante la quatrième dans ce quartier des Halles… Champeaux, à Dijon, où il a sévi plus jeune. ▀ Gérard Bouchu Incontournable terrasse de LA place de la Libération. Mais où ont-ils mis tout ce petit monde, quand la bise fut venue ? À l’intérieur, pardi, et c’est peu dire que les places sont comptées, quand les ados sont là, l’aprèsmidi, ou que les habitués du plat du jour ont déjà pris place en semaine. Ont-ils poussé les murs, depuis les travaux, qui ont transformé le lieu en le rendant plus cosy, côté bar, et plus pratique, côté cuisine ? Même pas, mais on s’y sent bien, on aime cette déco d’aujourd’hui, alliant le gris dijonnais aux couleurs ensoleillées de nos rêves. Surtout, la cuisine s’est adaptée aux exigences des hôtes, les cuissons sont parfaites, qu’il s’agisse du saumon à l’unilatéral ou du Burger de bœuf, devenu un classique, tout comme le petit salé aux lentilles. Le soir, c’est plus intime, on apprécie encore plus la carte, celle des mets, mais aussi celle des vins, un grand moment. Inutile de vous dire qu’un café gourmand, au dessert, s’impose… Le Café Gourmand : 9, pl. de la Libération. Tél. 03-80-36-87-51. guillaume.bortolussi@hotmail.fr Tlj sf dim soir en hiver. Plat du jour 10,50 € le midi en sem ; formule gourmande autour d’un plat 15,90 € le midi (21,50 € avec entrée ET dessert) ; carte 25-30 €. 17



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